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ATTENTION : je ne réponds pas par mail. Sauf UNIQUEMENT pour les enfants ou futures mamans. Donc c'est de l'ordre du très exceptionnel. Merci de votre compréhension.

Pour couper court à toute controverse : JE NE SUIS PAS MÉDECIN.
Les informations données ne le sont qu'à titre indicatif. Ces informations découlent de lectures et de recoupements de différentes revues, congrès, et sites médicaux sérieux.
C'est votre médecin qui reste avec vous, décideur de la marche à suivre.
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"Pour ceux qui ne tolèrent pas (la nouvelle formule, ndlr), l'ancienne formule du Levothyrox sera disponible à partir du 2 octobre dans les pharmacies", a déclaré la ministre à l'antenne de RMC.
source : AFP


jeudi 1 novembre 2012

Pétition contre l'incompétence des médecins en traitement de la thyroïde.

Une pétition est mise en ligne depuis quelques temps pour qu'une prise de conscience soit faite au sujet des médecins qui manquent de connaissances, voire sont complètement incompétents en matière de thyroïde. Et là je ne parle pas des généralistes, mais bien de spécialistes en endocrinologie, donc spécialiste en hormones qui normalement doivent pouvoir traiter les malades de la thyroïde puisqu'il s'agit d'hormones. 

Malheureusement le constat est souvent fait que les endocrinologues sont "bons", pour le traitement du diabète (encore qu'il faudrait voir ce qu'il se passe réellement pour ces malades) mais en matière de thyroïde, la plupart des endocrinologues ne savent pas gérer les traitements, les dosages, et pire souvent, ils n'arrivent même pas à faire le bon diagnostic. La plupart du temps, pour eux, c'est simple :
  1. hyper = Basedow
  2. hypo = Hashimoto. 
Or on sait que c'est totalement faux et qu'il existe plusieurs formes d'hyperthyroïdies comme il existe plusieurs formes d'hypothyroïdies. 
Et on ne traite pas l'un comme on traiterait l'autre. 
On ne traite pas une thyroïdite de De Quervain, comme on traite une Basedow. 
On ne traite pas une hypothyroïdie à T3 comme on traite une Hashimoto. 

La pétition est  mise en ligne par une organisation internationale. Il se pourrait donc que les choses puissent évoluer de façon internationale aussi.
Il y a des associations pour la thyroïde en France mais aucune ne prend le problème dans ce sens. Or il me semble que le mieux serait de faire évoluer les choses chez les médecins, en amont, pour que le patient n'ait plus à se battre contre la maladie mais aussi contre le médecin.
Chercher et réussir à trouver un bon médecin, revient à chercher pour beaucoup d'entre-nous le Saint Graal ou partir à la chasse au dahu.

Le site qui a mis en place la pétition : Thyroïd Change
Pour la pétition le lien est donné dans l'article mais je le donne ici directement : Signer la pétition. 

mercredi 26 septembre 2012

Les benzodiazépines dans le collimateur de la HAS.

La HAS (Haute Autorité de la Santé) s'inquiète de ce problème depuis 2009 et même avant, mais surtout pour une catégorie de personnes. Voir :  Arrêt des benzodiazépines et apparentés - patient âgé
Or, pourtant on ne voit pas que les choses changent vraiment au quotidien. Les benzodiazépines sont toujours autant prit par les personnes âgées et de tout âge aussi d'ailleurs... malheureusement.
Une campagne d'information vient d'être lancée : Des mesures contre le mésusage des benzodiazépines.

Les méfaits multiples de ce type de traitements, sont bien connus et on sait que le bénéfice-risque n'est pas en faveur du bénéfice. Leur prescription n'en n'est que plus suspecte et surtout anormale. 
L'addiction rapide qui s'installe, l'augmentation des dosages qui est souvent très rapide (attention risque d'épilepsie), le sevrage qui laisse des complications à vie le plus souvent. Mais surtout on retrouvera des symptômes tels que : somnolence, troubles cognitifs, troubles de l'appétit, de la libido,... tout au long de la prise.

Les médecins, bien trop souvent en prescrivent à tort. 
Les spécialistes oui mais aussi beaucoup trop de généralistes et souvent sans qu'ils ne connaissent eux vraiment ces médicaments. Ils sont aussi souvent prescrit pour de mauvaises raisons. Ce type de traitements ne doit pas être prescrit sur le long cours. Ils ne doivent l'être que de façon ponctuelle. Mais malheureusement, les médecins continuent de les prescrire, et le patient de les réclamer au médecin qui ne s'en inquiète pas plus que cela. 
Le patient le réclame, car pour lui, le traitement est devenu une béquille. Un artifice, dont il "pense" avoir absolument besoin, autrement, il ne tiendra pas le coup. 
Or, il s'avère que bien souvent, on tient bien mieux le coup sans. Mais il faut réapprendre à vivre sans. L'accoutumance à ces traitements est telle qu'il faut plusieurs mois, voire années pour faire un sevrage correct. 
Mais le médecin, lui ne se soucie que très rarement du fait que son patient prend un tel traitement depuis des années. 
Attention : l'arrêt ne doit jamais se faire d'un coup, mais toujours de façon très progressive. Il faut demander au médecin d'établir un calendrier de sevrage.
On diminue le dosage de 1 à 2 ou de 5 mg en 5 mg sur des périodes plus ou moins longues. Mais JAMAIS d'un coup.

Un article, parle pour le moment de la question de savoir : Somnifères : faut-il arrêter d'en prendre après 65 ans ? 
Il faut bien commencer à cibler une population.
Mais si des personnes de 65 ans, prennent ces traitements c'est bien souvent depuis plusieurs années, voire des dizaines d'années. 
Il est clair que c'est déjà bien que la HAS s'en préoccupe enfin, mais la cible des + de 65 ans, me semble un peu limite. Car c'est avant la prise qu'il faut intervenir. Autrement dit apprendre ou réapprendre aux médecins dans quels cas, dans quelle durée, dans quel dosage ces traitements doivent être prescrits. Cela évitera de se poser la question :  Somnifères : faut-il arrêter d'en prendre après 65 ans ?

Et surtout, il serait bien que les médecins apprennent à trouver les causes d'un symptôme avant de prescrire un traitement. 
Ça c'est toujours le gros problème actuellement : on traite, et on cherche, ou pas d'ailleurs, la cause. Mais on traite d'abord. Ce n'est guère logique. 

L'article fait état en plus d'un problème très réel et que bien des personnes et surtout les femmes confondent avec de la vraie insomnie : la ménopause. En effet celle-ci est source de bien des troubles et le mauvais sommeil en fait partie. Et traiter ce mauvais sommeil par des benzodiazépines est loin d'être la solution. 
Un traitement hormonal, ou un traitement léger par des plantes peuvent tout à fait faire bien mieux l'affaire et surtout sans risque.
Donc en ce qui concerne la ménopause, il n'est pas nécessaire d'attendre + de 65 ans. Mais dès la pré-ménopause le problème du mauvais sommeil survient. Et c'est même d'ailleurs très souvent un des premiers signes, si ce n'est le premier. Même le bilan hormonal FSH, LH et oestrogène ne montrera pas encore de vraie anomalie et pourtant le mauvais sommeil lui sera déjà là.
La nuit est propice à la production de bien des éléments nécessaires à notre corps pour la journée. Et les hormones en font partie. Et si on dort mal, le processus naturel, ne se fait pas correctement et le problème augmente petit à petit. Et ce ne sont pas des benzodiazépines qui vont régler un problème hormonal.

samedi 4 août 2012

Rupture de stock du Proracyl

Le Proracyl est un traitement prescrit dans le cadre de la maladie de Basedow, surtout chez les femmes enceintes ou les personnes qui auraient eut une réaction allergique au Néo-mercazole.
Il était connu auparavant en France, sous le nom de Propylthiouracile d'où sont abréviation de PTU, et était délivré dans les pharmacies hospitalières uniquement. Il a prit le nom de Proracyl lorsqu'il a été permit d'être délivré aussi dans les pharmacies de ville. 

Ce traitement est en rupture de stock depuis le mois de mai.

Mais depuis début juin, il est possible d'avoir ce traitement par importation sous le nom de Propylthiouracile qui normalement est vendu encore en Belgique, sous ce nom.
Il est donc à nouveau disponible mais uniquement dans les pharmacies hospitalières.
Afin d'éviter des problèmes, le mieux est d'avoir une ordonnance bien distincte d'éventuels autres traitements afin de ne pas être ennuyé lors de la délivrance du traitement.
Il faut ensuite se rendre à la pharmacie du centre hospitalier le plus proche de chez vous.

Il s'agit bien du même traitement. Il n'y a aucun problème à ce sujet. 

A ce jour, soit le 4 août 2012, on ne connait pas la date pour un retour à la normale de mise à disposition.

Voir :  PRORACYL 50 mg, comprimé (propylthiouracile) - Rupture de stock
Et surtout la lettre aux pharmaciens (PDF) au cas où le vôtre ne serait pas au courant.

mercredi 21 mars 2012

T3 et T4 comment les doser, comment gérer les dosages des traitements ?

Généralement, il est dit que pour le mieux, on doit avoir un taux de T4 et de T3 dans le tiers supérieur de la norme des laboratoires. C'est vrai, mais pas toujours.

Un point s'impose, car très souvent il y a une erreur d'interprétation en fonction des traitements prit, soit : 
  1. traitement de T4 seul
  2. traitement de T4  associé à un traitement de T3. 
Quand on prend un traitement unique de T4, comme le Levothyrox ou L-thyroxine, il est effectivement souvent nécessaire d'avoir des résultats des hormones, les deux soit T4 et T3, dans le tiers supérieur de la norme du laboratoire.
Les deux car la T4 est transformée ensuite par l'organisme en T3 qui elle, est l'hormone vraiment active et utile à pour ainsi dire, chaque cellule de l'organisme. Donc il faut beaucoup de T3 pour que notre corps fonctionne au mieux. 

Quand on prend un traitement T4 + T3, il n'est plus nécessaire d'avoir autant de T4 puisque on fait un apport direct de T3, ainsi l'organisme peut se servir directement. 
C'est pourquoi, il est nécessaire de diminuer la T4 avant d'introduire la T3. Voir : Passer du Levothyrox à Euthyral ou ajouter du Cynomel au Levothyrox.

Vous changez de traitement et introduisez la T3, il faut donc bien diminuer la T4 avant. Ensuite vous attendez afin de voir comment les choses évolues. 
Les suites, ne sont pas pour autant : on augmente à nouveau la T4  et la T3.
On peut très bien rester au même dosage de T4 et de T3 si les choses ont évolué positivement. 
On peut aussi conserver ce même dosage de T4 et augmenter légèrement la T3. Les augmentations se faisant en général par 1/4 de comprimé. En reprenant aussi le fait que si on augmente encore la T3, on peut encore diminuer la T4. C'est tout à fait possible bien entendu, et voire même le mieux à faire.
Et ensuite seulement on peut faire un réajustement de T4 mais si et seulement si c'est nécessaire. 
Car l'apport de T3 fait, peut largement suffire pour aller mieux. 
Mais si vous avez trop de T4 - et attention là je ne parle pas d'un trop par rapport aux normes du labo, mais par rapport à vos propres besoins - vous allez avoir des symptômes qui vont entrainer un mal-être. 

Donc quand on fait une introduction de T3, on doit aussi diminuer le dosage de la T4 mais aussi donc souvent veiller à ce que le taux dans le sang ne soit pas trop haut, car trop de T4 (par rapport à vos besoins toujours et pas en fonction des normes du labo) peut donner des symptômes à type d'hyperthyroïdie et peut nuire en plus aux T3, puisque un trop de T4 peut engendrer la production de rT3.
rT3 qui elles peuvent bloquer l'action des T3. 

Des personnes diront : "Oui mais si on prend de la T3 alors pourquoi prendre encore de la T4 ? Ne peut-on pas ne prendre que de la T3 ?"
La réponse est non. 
Car la T4 est oui transformée en T3 par l'organisme mais certains organes font leur petite cuisine tout seul. C'est le cas par exemple du cerveau. Donc pour lui les T4 sont nécessaires. Il peut aussi se servir de la T3 apportée directement, mais le mieux est qu'il puisse faire sa cuisine tout seul. 
Les hormones T3 ou T4 apportées par un traitement sont des amies. Mais il est vrai que le mieux est d'en avoir des naturelles et c'est surtout vrai pour les T3, puisque ce sont les hormones actives. 

Remarque 1 : à chaque fois que je parle d'un trop, il est bien question d'un trop en fonction des besoins de chaque personne et pas en fonction des normes du laboratoire. Ce qui est souvent complètement différent. 

A retenir :
Il faut que chacun puisse trouver SES propres normes. Ce n'est pas facile il est vrai. Mais en allant doucement sur le dosage du traitement et des traitements si on fait un apport direct des deux hormones, on arrive à les découvrir. 

Un trop de T4 peut nuire plus qu'apporter un bénéfice dès lors qu'on prend un traitement de T3. 

Quand on fait un apport de T3 direct, il n'est plus nécessaire d'avoir un taux important de T4.

PS : cet article apparait dans la catégorie Médicaments et aussi dans celle des Hormones, anticorps, TSH,... quel rôle ?
Car difficile de savoir à quelle rubrique unique il correspond le mieux. 

mercredi 4 janvier 2012

Prise de poids : la thyroïde et ses hormones seules responsables ?

On le sait, bien souvent, un problème subsiste lorsqu'il y a hypothyroïdie, c'est la prise de poids, ou l'impossibilité d'en perdre. 
La thyroïde et ses hormones sont-elles vraiment en cause ? 
Et si oui, sont-elles seules ?

Les hormones thyroïdiennes sont très importantes dans le processus.. 
Et elles ne sont pas seules.

En fait, un gène est lui aussi en cause: le gène Mc4r
Ce gène gère les informations de la quantité de graisse stockée dans les tissus. 
Ce contrôle est important pour la production de leptine qui est l'hormone de satiété. Elle permet de réguler l'appétit. Si on en manque, la satiété, n'est pas ressentie, et cela peut entrainer des excès de nourriture. 
Lorsque ce gène fonctionne correctement, cela permet de manger moins mais aussi, cela permet de pouvoir utiliser plus les graisses transformées ainsi en énergie.

Or ce qu'un laboratoire de Recherches à mit en avant, c'est que ce gène était directement lié aux hormones thyroïdiennes. A savoir :
Les chercheurs du laboratoire Évolutions des régulations endocriniennes (MNHN/CNRS) ont montré que l'expression de ce gène est réprimée par un signal du système endocrinien, l'hormone thyroïdienne qui orchestre les dépenses énergétiques de l'organisme. Pour cela, plusieurs zones d'expression du gène Mc4r dans le cerveau affectant le métabolisme et la prise alimentaire ont été étudiées : le noyau paraventriculaire, le noyau arqué et le tronc cérébral. Dans chaque site le Mc4r est réprimé par les hormones thyroïdiennes.
 Les résultats de cette recherche montrent donc que dans le cerveau le gène Mc4r relie directement les informations sur l'état des réserves d'énergie du corps (leptine) avec celles qui régulent les dépenses énergétiques (hormone thyroïdienne). Ces résultats démontrent que le cerveau dispose d'un moyen fin pour ajuster la consommation d'énergie à l'approvisionnement énergétique : les signaux négatifs de l'hormone thyroïdienne sur l'expression du gène Mc4r. Cette constatation a des implications majeures pour la santé humaine, une femme sur huit souffrant de dérèglements de la thyroïde.

Source : Presse du CNRS

D'après ce que j'en ai compris :
Le gène lorsqu'il a suffisamment d'hormones thyroïdiennes, est freiné ce qui permet de réguler les besoins en leptine et surtout permet de bien contrôler les réserves en graisses.
En cas d'hyperthyroïdie où les hormones sont très nombreuses, : il y a augmentation de l'action du gène ce qui diminue la production de leptine et donc augmente l'effet de faim, tout en réduisant les réserves de graisses dans l'organisme.
A l'inverse, l'hypothyroïdie avec son manque d'hormones ne permet pas ce freinage.  La leptine est  produite en grand nombre ce qui entraine la perte d'appétit et de plus ne permet pas le contrôle des réserves en graisses. Il y a alors accumulation.

Résumé :
Eh hyperthyroïdie :  l'action du gène est augmenté = production de leptine diminuée puisque le freinage n'est pas correct = appétit augmenté et réserves des graisses vidées.
En hypothyroïdie :  l'action du gène est freinée trop fortement = production de leptine augmentée = appétit diminué et réserves de graisses conservées, voire accumulation.

Donc, il est clair que le manque d'hormones thyroïdiennes est directement en cause dans le problème de poids. Et que même si un traitement est mit en place, il n'est pas forcément suffisant. Il faut qu'il y ait suffisamment d'hormones thyroïdiennes pour permettre au gène de faire son travail. 
Les hormones qui régulent le mieux les énergies c'est l'hormone T3. C'est elle qui permet à l'organisme de bruler les sucres et les graisses. 

Si une preuve de plus, devait être donnée que les hormones thyroïdiennes et surtout les T3 sont indispensables au bon fonctionnement de l'organisme, cet article, et des plus sérieux puisque il s'agit d'un article du site du CNRS, le confirme bien. A montrer aux médecins sceptiques. Imprimez le lien de la source.

A lire également :  L’hormone thyroïde permet de contrôler l’appétit

Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

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Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

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