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FORUM POUR LA THYROÏDE.

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Pour couper court à toute controverse : JE NE SUIS PAS MÉDECIN.
Les informations données ne le sont qu'à titre indicatif. Ces informations découlent de lectures et de recoupements de différentes revues, congrès, et sites médicaux sérieux.
C'est votre médecin qui reste avec vous, décideur de la marche à suivre.

mercredi 4 janvier 2012

Prise de poids : la thyroïde et ses hormones seules responsables ?

On le sait, bien souvent, un problème subsiste lorsqu'il y a hypothyroïdie, c'est la prise de poids, ou l'impossibilité d'en perdre. 
La thyroïde et ses hormones sont-elles vraiment en cause ? 
Et si oui, sont-elles seules ?

Les hormones thyroïdiennes sont très importantes dans le processus.. 
Et elles ne sont pas seules.

En fait, un gène est lui aussi en cause: le gène Mc4r
Ce gène gère les informations de la quantité de graisse stockée dans les tissus. 
Ce contrôle est important pour la production de leptine qui est l'hormone de satiété. Elle permet de réguler l'appétit. Si on en manque, la satiété, n'est pas ressentie, et cela peut entrainer des excès de nourriture. 
Lorsque ce gène fonctionne correctement, cela permet de manger moins mais aussi, cela permet de pouvoir utiliser plus les graisses transformées ainsi en énergie.

Or ce qu'un laboratoire de Recherches à mit en avant, c'est que ce gène était directement lié aux hormones thyroïdiennes. A savoir :
Les chercheurs du laboratoire Évolutions des régulations endocriniennes (MNHN/CNRS) ont montré que l'expression de ce gène est réprimée par un signal du système endocrinien, l'hormone thyroïdienne qui orchestre les dépenses énergétiques de l'organisme. Pour cela, plusieurs zones d'expression du gène Mc4r dans le cerveau affectant le métabolisme et la prise alimentaire ont été étudiées : le noyau paraventriculaire, le noyau arqué et le tronc cérébral. Dans chaque site le Mc4r est réprimé par les hormones thyroïdiennes.
 Les résultats de cette recherche montrent donc que dans le cerveau le gène Mc4r relie directement les informations sur l'état des réserves d'énergie du corps (leptine) avec celles qui régulent les dépenses énergétiques (hormone thyroïdienne). Ces résultats démontrent que le cerveau dispose d'un moyen fin pour ajuster la consommation d'énergie à l'approvisionnement énergétique : les signaux négatifs de l'hormone thyroïdienne sur l'expression du gène Mc4r. Cette constatation a des implications majeures pour la santé humaine, une femme sur huit souffrant de dérèglements de la thyroïde.


D'après ce que j'en ai compris :
Le gène lorsqu'il a suffisamment d'hormones thyroïdiennes, est freiné ce qui permet de réguler les besoins en leptine et surtout permet de bien contrôler les réserves en graisses.
En cas d'hyperthyroïdie où les hormones sont très nombreuses, : il y a augmentation de l'action du gène ce qui diminue la production de leptine et donc augmente l'effet de faim, tout en réduisant les réserves de graisses dans l'organisme.
A l'inverse, l'hypothyroïdie avec son manque d'hormones ne permet pas ce freinage.  La leptine est  produite en grand nombre ce qui entraine la perte d'appétit et de plus ne permet pas le contrôle des réserves en graisses. Il y a alors accumulation.

Résumé :
Eh hyperthyroïdie :  l'action du gène est augmenté = production de leptine diminuée puisque le freinage n'est pas correct = appétit augmenté et réserves des graisses vidées.
En hypothyroïdie :  l'action du gène est freinée trop fortement = production de leptine augmentée = appétit diminué et réserves de graisses conservées, voire accumulation.

Donc, il est clair que le manque d'hormones thyroïdiennes est directement en cause dans le problème de poids. Et que même si un traitement est mit en place, il n'est pas forcément suffisant. Il faut qu'il y ait suffisamment d'hormones thyroïdiennes pour permettre au gène de faire son travail. 
Les hormones qui régulent le mieux les énergies c'est l'hormone T3. C'est elle qui permet à l'organisme de bruler les sucres et les graisses. 

Si une preuve de plus, devait être donnée que les hormones thyroïdiennes et surtout les T3 sont indispensables au bon fonctionnement de l'organisme, cet article, et des plus sérieux puisque il s'agit d'un article du site du CNRS, le confirme bien. A montrer aux médecins sceptiques. Imprimez le lien de la source.

lundi 21 novembre 2011

Hypothyroïdie frustre : traitement ou pas ?

L'hypothyroïdie est observée normalement par une TSH haute et des hormones basses. Bien souvent les médecins diront hypothyroïdie seulement et seulement si la TSH est supérieure à la norme maximale et que les hormones T3 et T4 sont elles inférieures à la minimale. Certains médecins même vous diront qu'il n'y a pas d'hypothyroïdie tant que la TSH n'est pas supérieure à 10. De telles médecins sont à fuir au plus vite.
Mais l'hypothyroïdie ce n'est pas forcément de tels résultats. 
On peut effectivement trouver plusieurs variantes :
  1. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont elles parfaitement dans les normes et même dans la partie supérieure de la fourchette de la norme. Exemple : TSH normes : 0,25 à 4,2 résultat à 4 et hormones T3 normes : 2 à 4,4 résultat : 3,6 et T4 normes : 0,90 à 1,70 résultat à 1,45.
  2. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont elles à la moitié de la fourchette de la norme. Soit T3 à 3,1 et T4 à 1,3.
  3. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont elles dans la valeur basse de la fourchette. Soit : T3 à 2,3 et T4 à 0,95. 
  4. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont déséquilibrées. Soit les T4 hautes, et les T3 basses. L'inverse impliquerait une hyperthyroïdie. 
  5. La TSH est correcte soit à un taux de 1,5 par exemple et les hormones sont elles déséquilibrées comme l'exemple précédent.
L'hypothyroïdie frustre est donc un peu toutes ces variantes. 
Mais chacune de ces variantes demandent-elles un traitement ou pas ? 

En fait il faut regarder les résultats sanguins mais aussi les symptômes. Mais une chose est aussi très importante c'est la thyroïde elle-même qui nous dira en fait si oui ou non un traitement est indispensable. Il faut donc faire une échographie afin de voir si la thyroïde a produit ou pas un goitre et un ou des nodules. 
Si les résultats sanguins montrent une hypothyroïdie frustre en général les médecins eux disent qu'il n'est pas nécessaire de traiter et laissent alors les choses en l'état, au risque que cela se dégrade voire dégénèrent en cancer si des nodules sont présents. 
Donc essayons de voir pourquoi un traitement est malgré tout indispensable. 

L'échographie montre soit un goitre, soit un ou des nodules ou goitre et nodules associés. Ces points signifient automatiquement que la thyroïde est en difficultés et que si on ne l'aide pas, les choses peuvent dégénérer. 
  1. Le goitre grossit encore plus au point d'en devenir gênant en appuyant sur la trachée artère et provoquant ainsi une gêne respiratoire, des difficultés à la déglutition, en provoquant des fausses-routes, des ronflements ce qui perturbera le sommeil et induira une fatigue diurne encore plus importante,... Mais une thyroïde qui grossit de trop peut aussi induire ce qu'on appelle un goitre plongeant, qui lui demande généralement une opération rapide, car là ce sont les bronches qui peuvent directement être mises en difficultés.
  2. Les nodules eux peuvent grossir, devenir gênant et douloureux, mais il peuvent surtout dégénérer en cancer. 
Donc face à ces différents points, un traitement peut venir en aide à la thyroïde. 
Car une thyroïde qui grossit c'est parce que elle a du mal à produire suffisamment d'hormones pour pouvoir satisfaire les besoins. Pour tenter d'y arriver elle se met à grossir, grossir. 
Et si la thyroïde grossit c'est sous l'influence de la TSH qui est élevée. Plus la TSH est haute, et plus longtemps elle le reste, plus la thyroïde va s'épuiser. 

Pour les nodules présents, si on n'aide pas la thyroïde, elle va continuer à produire des nodules, leur nombre peut donc augmenter, ou alors celui ou ceux qui sont présents peuvent alors grossir fortement ce qui peut demander une opération. On considère qu'un nodule supérieur à 3 cm peut devenir très gênant et peut demander l'opération. Si le nodule ne grossit pas plus, et n'est pas douloureux, on peut laisser les choses en état. Mais sous surveillance échographique et surtout l'aide d'un traitement. Sans quoi le nodule continuera de grossir.

Si on est dans ce type de situations, il faut aider la thyroïde. Comment ? 
En prenant tout simplement un traitement substitutif hormonal type Levothyrox. Pourquoi ? 
Parce que le Levothyrox va apporter les hormones manquantes ou si elles sont toujours en nombre va permettre de faire diminuer la TSH. Et si la TSH diminue la thyroïde va pouvoir se reposer un peu.
La TSH stimule ou freine en permanence la thyroïde. 
Le traitement permet de faire diminuer la TSH en faisant un apport d'hormones T4. 

Le traitement de T4 est-il utile et pas de trop si les hormones sont hautes ? 
Oui et non. Oui il est absolument utile et non pas de trop, tout simplement parce que si actuellement les hormones sont hautes c'est  parce que la thyroïde arrive encore à produire et injecter suffisamment d'hormones dans le sang. Mais comme on l'a vu c'est souvent alors au détriment de sa physiologie qui change et surtout qui se détériore. Donc si on fait un apport d'hormones, la TSH va diminuer, la thyroïde va petit à petit se reposer et goitre et nodules pourront diminuer voire disparaitre.

Que faire si le médecin ne propose pas le traitement ?
  1. Insister sur la présence des symptômes qui ont amené à faire les examens et qui correspondent bien à un problème de thyroïde. Voir la liste des symptômes dans l'article : L'hypothyroïdie.
  2. Insister sur le fait qu'il y ait un goitre ou des nodules. Une thyroïde saine, sans problème ne produit pas de goitre ni de nodule. 
  3. Insister sur le fait que la TSH est haute. Et que si les hormones sont encore correctes c'est au détriment de la thyroïde qui se détériore. Et plus la TSH va rester haute, plus la thyroïde va s'épuiser mais tôt ou tard les hormones finiront à manquer. Et si on traite plus tôt cela permettra surtout d'éviter que la thyroïde ne produise un nodule cancer, ou un goitre gênant qu'on sera alors obligé d'enlever rapidement. Mais souvent dans le cas où les hormones sont encore suffisantes, il y a souvent des hauts et des bas, très importants qui sont difficilement gérables. Le traitement permet d'obtenir une stabilité.
  4. Insister sur le fait que l'on peut faire de la prévention et éviter bien des problèmes par la suite. Une opération de la thyroïde étant fréquente certes mais est très loin d'être anodine, car elle comporte beaucoup de risques. Voir : Cure d'iode ou opération ? 

Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

Pourquoi ce blog ?

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Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement.