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dimanche 28 janvier 2007

Les autres thyroïdites.

Dernière mise à jour : 13/09/2008

LA THYROÏDITE de DE QUERVAIN.


Bien souvent présente au décours d'un syndrome grippal, sinusite, otite, angine,.... ou à la suite d'une affection des voies respiratoires quelle qu'elle soit.

Symptômes :
  • douleurs cervicales
  • syndrome inflammatoire
  • hyperthyroïdie
  • myalgies (douleurs musculaires)
  • état fébrile
  • sudations nocturnes
  • symptômes (très) légers de l'hyperthyroïdie.
Le bilan sanguin retrouvera une VS (très accélérée pouvant aller jusqu'à 100 à la première heure) et une CRP élevées. La TSH sera basse et la T4 et la T3 élevées mais de façon transitoire.
Les anticorps pourront être positifs mais très légèrement.

On pourra faire une échographie qui pourra montrer des zones hypoéchogènes mal délimitées et une thyroïde granuleuse.

Remarque 1 : Pas besoin de scintigraphie elle n'apporterait rien de plus. Le résultat est dans ce cas, normal et la scintigraphie dite blanche.

Le traitement :
Sera à base d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Un béta-bloquant peut également être prescrit si troubles cardiaques.
Des corticoïdes en cas de résistance aux anti-inflammatoires.

Remarque 2 : Pas de traitement freinateur de la thyroïde puisque les troubles ne sont pas issus d'un dysfonctionnement thyroïdien ou d'un nodule toxique.

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LA THYROÎDITE ATROPHIQUE ou aussi appelé Myxoedème idiopathique

C'est aussi une thyroïdite lymphocytaire, comme la maladie d'Hashimoto. Mais elle peut souvent être congénitale.
Ce peut même être une forme de la maladie d'Hashimoto. Car il en existe deux formes :
1° la goitreuse
2° l'atrophique.
La thyroïdite atrophique peut montrer un taux d'anticorps anti TPO élevés comme dans la maladie d'Hashimoto, mais de façon moins importante.  Et à la différence que les anticorps ne sont pas forcément les responsables de cette petite thyroïde.

Elle peut débuter par une phase d'hyperthyroïdie tout comme Hashimoto.
Elle est présente le plus souvent chez des femmes de plus de 50 ans.

Les anticorps anti TPO seront très faiblement élevés ainsi que les anti TG qui ne sont pas forcément présents d'ailleurs et l'échographie thyroïdienne montrera surtout l'image d'une petite thyroïde.

Elle sera traitée et suivie de la même façon qu'une Hashimoto.


LA THYROÏDITE DE RIEDEL

Est une thyroïdite fibreuse.
Elle est extrêmement rare et heureusement car grave (peut être mortelle) dont l'évolution est très rapide.

Symptômes :
  • Gênes à la déglutition très importantes,
  • Engendre des douleurs,
  • Difficultés respiratoires importantes (dyspnée)
  • Présence d'un goitre ferme et asymétrique.
Traitement :
  • Une corticothérapie peut donner des résultats favorables mais peut être associée à une pancréatite..
  • Chirurgical dans la plupart des cas et nécessite des médecins habitués et très compétents dans ce genre d'intervention.
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LA THYROÏDITE DU POST-PARTUM.

La TPP a été décrite pour la première fois en 1976.

Attention la TPP n'est pas la maladie d'Hashimoto. Il y a similitude mais les deux sont à dissocier.
La thyroïdite du post-partum se déclare bien souvent dans les mois qui suivent un accouchement.

Diagnostic :
On analysera : la TSH, T3L, T4L + anticorps antithyroïdiens et les 3.

Elle peut apparaître de deux façons :
  • dans une phase d'hyperthyroïdie : qui se déclenche le plus souvent au bout de 6 semaines à trois mois après l'accouchement et peut être suivie d'une période plus ou moins longue d'hypothyroïdie (6 à 12 mois environs). Dans la plupart des cas au terme, il y aura un retour à l'euthyroïdie et donc arrêt du traitement substitutif.
Les résultats des examens montreront alors, une TSH basse et des hormones un peu élevées mais restant dans la norme, ou dépassant légèrement la norme maximale. Les anticorps antithyropéroxydase et/ou antithyroglobuline seront légèrement élevés. Les antirécepteurs de la TSH seront négatifs.
Les symptômes seront habituellement ceux de l'hyperthyroïdie.

Remarque 1 : Il faut dans tous ces cas faire les examens nécessaires pour confirmer l'absence d'une maladie de Basedow. (voir chapître sur la Basedow)
  • Dans une phase d'hypothyroïdie : plus longue à s'installer environ 6 à 8 mois après l'accouchement. Elle peut être confondue au début par une banale fatigue d'après accouchement et également se substituer à une dépression du post-partum plus communément appelée : baby blues.
Les résultats d'examens montreront une TSH élevée, des hormones basses à très basses. Les anticorps antithyropéroxydase et/ou antithyroglobuline seront légèrement élevés. Les antirécepteurs de la TSH seront négatifs.

Un traitement hormonal substitutif sera prescrit pendant 6 à 12 mois. A ce terme, on arrêtera le traitement (diminution progressive) et on vérifiera les taux thyroïdiens 6 à 8 semaines après l'arrêt.
Dans 90 % des cas, il y aura un retour à la normale.
Pour le pourcentage restant l'hypothyroïdie deviendra permanente et on sera là en présence d'une thyroïdite d'Hashimoto.

Citation :
Les symptômes les plus courants d'hyperthyroïdie post-partum survenant de 6 à 12 semaines après l'accouchement étaient les suivants : fatigue, transpiration accrue, palpitations et, peut-être aussi, nervosité et perte de poids ; par la suite, soit de 12 à 24 semaines dans le post-partum, les symptômes les plus courants comprenaient : fatigue, gain de poids, léthargie et dépression dans la phase hypothyroïdienne. Les facteurs de risque pour développer une hypothyroïdie post-partum sont les suivants : épisode antérieur (relié ou non à la grossesse), antécédents familiaux d'affection thyroïdienne auto-immune, autres maladies auto-immunes chez des parents du premier degré, maladie de Graves courante diagnostiquée dans le passé, et maladie thyroïdienne avec anticorps positifs.
source
Remarque 2 : Dans le cas d'une TPP lors d'une première grossesse, il faut absolument envisager un suivi très pointu lors des futures grossesses. En effet les risques de récidives sont de l'ordre de 75 %.

Remarque 3 : Il apparaîtrait après étude que les anticorps antithyropéroxydase sont très souvent présents dès le début de la grossesse. Ils diminuent ensuite petit à petit en approchant du terme pour remonter en force au moment de l'accouchement. Donc une analyse dès la grossesse déclarée, permettrait de prendre en charge la PP dans de meilleures conditions. Ce qui donnent les risques de récidives lors des grossesses suivantes.

Remarque générale.
Les thyroïdites post-partum peuvent survenir plus tardivement en fonction de l'allaitement.

Liens intéressants :
La thyroïdite du post-partum en hyperthyroïdie.
14è symposium d'endocrinologie

Faculté de médecine Pierre et Marie Curie



Pour en discuter, voir forums de la catégorie : MALADIES DE LA THYROÏDE

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Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

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