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"Pour ceux qui ne tolèrent pas (la nouvelle formule, ndlr), l'ancienne formule du Levothyrox sera disponible à partir du 2 octobre dans les pharmacies", a déclaré la ministre à l'antenne de RMC.
source : AFP


vendredi 4 avril 2008

Les hormones thyroïdiennes, la pilule et le cycle féminin.

Plusieurs femmes sous traitement thyroïdien, témoignent de leur mal-être par périodes et ces périodes sont souvent dues tout simplement au cycle féminin.

Le cycle féminin contient plusieurs phases :
La phase folliculaire : du premier jour des règles jusqu'au 14 ou 15è jour.
La phase ovulatoire, la plus courte des phases : qui survient sous l'influence de l'hormone FSH qui est très augmentée lorsque le follicule est à maturation. Cette maturation provoque alors la sécrétion d'une autre hormone qui permet de libérer l'ovocyte : la LH.
La phase lutéale : qui est la période qui débute juste après la fin de la période de fécondité de l'ovocyte. Période qui précède donc les règles.
Petit rappel : chaque cellule de l'organisme a besoin des hormones thyroïdiennes et plus particulièrement la T3, pour remplir son rôle.

Ceci expliqué, en temps ordinaire, donc sans maladie thyroïdienne, lors de la phase folliculaire, les besoins en hormones thyroïdiennes sont plus importants puisqu'ils doivent favoriser l'ovulation qui survient à l'aide des hormones FSH et LH, mais également des hormones thyroïdiennes.
Ensuite il y a la phase ovulatoire qui demande aussi des hormones supplémentaires, puisque le phénomène qui permet d'entraîner l'ovocyte hors des trompes nécessite également des hormones thyroïdiennes. Et surtout le plus d'hormones permet la mise en place et le maintien d'une éventuelle grossesse qui pourrait débuter.
Mais lors de la phase lutéale, les besoins en hormones thyroïdiennes sont fortement diminués.

Cette diminution des besoins entraîne alors chez la femme ce qu'on appelle le syndrome prémenstruel qui peut être ressentit d'intensité variable d'une femme à l'autre mais aussi d'un mois sur l'autre chez une même femme.
Tout simplement parce que la thyroïde produit les hormones thyroïdiennes en fonction des besoins d'un moment T mais toujours avec un léger décalage. Et on sait que la durée de vie d'une hormone thyroïdienne peut être longue pour la T4 = 168 heures alors que pour la T3 le délai est plus court : 24 à 48 heures.
Mais la thyroïde ayant pu fournir un supplément important d'hormones, il faut donc attendre que cet excès soit éliminé et cela se fait donc bien souvent tout au long de la phase lutéale. D'où alors on constate de la nervosité, des palpitations, des insomnies pendant cette période, qui s'atténuent ou s'arrêtent complètement avec l'arrivée des règles, puisque les règles elles aussi demandent un besoin d'hormones thyroïdiennes.

La prise de la pilule contraceptive
Le phénomène est aussi renforcé avec la prise de contraceptif oral mais aussi le stérilet à hormones. Les besoins en hormones thyroïdiennes sont encore plus importants, car il y a alors deux fonctions qui s'opposent mais qui ont toutes deux besoins des hormones thyroïdiennes pour se réaliser.
Car comme expliqué plus haut, c'est la phase folliculaire qui demande le plus d'hormones thyroïdiennes pour que l'ovulation puisse avoir lieu et donc c'est aussi la période pendant laquelle les comprimés contraceptifs sont les plus dosés pour justement empêcher cette ovulation. Mais les contraceptifs à base d'hormones nécessitent également les hormones thyroïdiennes en grande quantité.
Donc il y a double besoins d'hormones thyroïdiennes.
Ainsi lorsqu'on arrive en phase lutéale et que les comprimés contraceptifs sont moins dosés, les besoins en hormones thyroïdiennes diminuent mais pas les hormones qui sont dans le sang.
Donc il faut attendre l'élimination de ces hormones qui peuvent donc être plus importantes que lorsqu'il n'y a pas de pilule contraceptive. Et les hormones thyroïdiennes ne s'éliminent pas du jour au lendemain.
Ce qui implique que lorsqu'on a une thyroïde qui travaille normalement, elle peut compenser au fur et à mesure les besoins en hormones.

Pilule et traitement thyroïdien.
Mais lorsqu'on est sous traitement thyroïdien, on a le même dosage TOUS les jours.
Bilan on est plus sensible à ces changements et surtout le syndrome pré-menstruel est beaucoup plus important surtout donc sous traitement thyroïdien et cela avec bien entendu le cortège de symptômes de ce fameux syndrome : énervement qui peut alors dans ce cas aller même jusqu'à de la colère, insomnies, palpitations,..... qui font effectivement penser à des symptômes d'hyperthyroïdie.
Mais cela peut aussi engendrer des douleurs musculaires qui peuvent faire penser qu'on est en sous ou sur dosage thyroïdien.

Le problème est donc éclaircit mais pas pour autant réglé car le traitement thyroïdien lui est prit au quotidien et fait fi de tous ces changements. Il faudrait pouvoir adapter le traitement en se basant un peu sur ces différentes phases, mais cela implique une modification permanente du dosage thyroïdien ce qui peut être très ennuyeux et difficile à maintenir car l'hypophyse met 6 à 18 semaines pour s'adapter au nouveau dosage.
On risque fort de la perturber, en modifiant trop souvent le traitement.
De plus, vu la durée de vie de la T4 c'est encore très délicat.

Une possibilité toutefois : ce serait peut-être de prendre un dosage de T4 bien diminué par rapport à la prise habituelle et de supplémenter par de la T3 pour tenir le temps de la période folliculaire. Et rediminuer la T3 dans la phase lutéale.
La T3 a le double avantage d'agir très vite et celui de s'éliminer rapidement. Et donc en fait  en jouant  plus avec une augmentation et diminution de la T3 en fonction des deux phases principales du cycle, on pourrait avoir un meilleur ressentit. Ne pas oublier évidemment dans ce cas de diminuer le dosage de la T4 et ce  de façon permanent.  C'est la T3 qui fera l'équilibre.
Mais ceci n'est vraiment qu'une hypothèse d'école pas testée du tout.
Mais ceci ne serait valable que pour les personnes ayant donc encore un cycle. Pour les femmes ayant subit une hystérectomie, avec conservation ovarienne, ce serait difficile puisqu'il faudrait plus y aller au ressentit.
Donc c'est assez délicat.

Remarque : Au vu de cette explication, il y a surtout une chose qu'il faut retenir : c'est que lorsque vous faites un contrôle thyroïdien, c'est de veiller à le faire dans la même période du cycle. Sans quoi on aura automatiquement des différences et même très importantes. Ce qui fausserait les résultats et surtout le dosage du traitement.
Ceci fonctionne également avec le stérilet à hormones (pas le cuivre donc) pas tout à fait de la même façon, mais le principe reste le même puisque le stérilet contient lui aussi des hormones qui empêchent la nidation alors que la pilule elle empêche l'ovulation.
L'implant également. 

Et ceci est aussi une raison pour laquelle dans un sondage (voir résultat en bas de page) j'ai proposé la pilule et le stérilet, car ils peuvent tous les deux mais surtout la pilule, être à l'origine de nombreuses hypothyroïdies.

Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

Pourquoi ce blog ?

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Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

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