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jeudi 24 mars 2011

Mise au point sur la radioactivité.

ATTENTION : Depuis la rédaction de cet article, la situation de Fukushima a énormément évolué et les retombées peuvent être complètement différentes au jour d'aujourd'hui soit le 23/04/2011.

On parle beaucoup de radioactivité dernièrement vu les évènements au Japon.
Mais il est temps je pense de faire un point, avant qu'une psychose ne s'installe vraiment et surtout sans aucune raison. Ensuite voyons le problème face à la thyroïde.

Tous et tous les jours nous sommes soumis aux radiations naturelles et pourtant personne n'en parle.
La radioactivité vient d'une centrale nucléaire, et même moins importante que la naturelle et tout le monde crie "au secours" !!
Faut se calmer je crois.
Et surtout si on veut mettre Tchernobyl en comparaison c'est impossible puisque les deux catastrophes n'ont rien à voir.
Tchernobyl c'est le réacteur qui a explosé sous l'impulsion d'une explosion d'Hydrogène.
Au Japon, ce sont des explosions d'hydrogène mais les réacteurs sont eux intacts. D'ailleurs pour preuve c'est que actuellement la radioactivité près de la centrale a déjà fortement diminué. Si l'un réacteur même un seul avait explosé, on serait dans le cas de Tchernobyl et à 30 kms aux alentours la population aurait été complètement évacuée. Or elle n'a été évacuée que dans une limite de 10 kms maximum.

Mais mieux en terme de comparaison : dans les années 60 on a procédé à de nombreux essais nucléaires pour la bombe atomique. On en parle ? Pas du tout. Et pourtant les retombées de ces essais sont toujours présents à l'heure actuelle.
Les essais nucléaires auraient même eu lieu au moment de la catastrophe de Tchernobyl, on aurait trouvé très peu de traces de la radioactivité provenant de la centrale. Les taux de radiations auraient très peu augmentés  par rapport à ceux produits par les essais.

En ce qui concerne la radioactivité, il faut remettre les choses au clair et savoir de quoi on parle. 
Hier il a fait très beau. Et dès qu'il fait beau, combien d'entre-vous profitent du soleil ?
Combien d'entre-vous vont à la plage, se faire bronzer ?

Pour relativiser avec les risques du nuage Japonais, les radiations prises sur une exposition au soleil, donne encore plus de radiations que le nuage ne nous en a apporté.

Mais d'autres situations courantes :
Qui  a fait scanner, radiographie, scintigraphie ? Il ne doit  pas y en avoir beaucoup qui n'ont jamais eu ce type d'examens. Et pourtant le nuage passé, a moins donné de radioactivité que ces examens.
A titre indicatif ce tableau est très intéressant : Doses en rayons X.
Source : La radioactivité.com

Voyager en avion entraine une exposition à la radioactivité. Et plus on vole haut + l'exposition est augmentée.
La terre produit naturellement de la radioactivité. 

Le rayonnement simple du cosmos nous irradie tous les jours.
Le corps à son propre rayonnement qui émet de la radioactivité. 
Certains gaz que l'on retrouve à l'état naturel un peu partout autour de nous : le radon émet de la radioactivité.
Dans des entreprises on utilise des instruments de mesure qui sont aussi radioactifs,...etc.

Et même si tous ces points donnent des émissions limitées, nous y sommes soumis tous les jours. Donc on a bien plus de risques d'avoir des effets secondaires de toutes ces expositions dont la principale est la solaire, que le petit nuage. Et pourtant on n'en parle pas.

Michel Chevallet hier donnait cet exemple : prenez un sac de 50 kg de farine. Jetez le au vent. Laissez le tout partir et ensuite essayez de retrouver les 50 kg de farine. C'est impossible !!!
Tout au long de son voyage le nuage s'est vidé. Arrivé chez nous et déjà même rien qu'en ayant traversé le Pacifique, il n'était déjà plus possible de vraiment de voir des valeurs de radioactivité dangereuse pour la santé.

Je vous suggère de lire l'article de wikipédia sur le sujet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Radioactivit%C3%A9
Mais aussi surtout les informations données sur le site de l'ISRN pour le contrôle et la surveillance des centrales nucléaires.
Et aussi : La radioactivité au quotidien.

La radioactivité et la thyroïde. 

En ce qui concerne les risques directement liés aux maladies de la thyroïde, il est aussi nécessaire de faire le point.
Que faire en cas de fortes radiations, prendre ou pas un comprimé iodé ? 

Pour toutes les personnes n'ayant pas de dysfonctionnement thyroïdien : prise du comprimé.
Pour toutes personnes ayant une hyperthyroïdie : prise du comprimé. En hyperthyroïdie, les cellules sont avides d'iode donc elles s'en gorgeront très facilement.
Pour toutes personnes en hypothyroïdie mais sans traitement : prise du comprimé.
Pour toutes personnes en hypothyroïdie mais avec traitement et une TSH basse aux alentours ou inférieur à 0,5 : la prise du comprimé est possible mais pas forcément nécessaire. En effet, une personne qui a une hypo traitée, a une thyroïde au repos. Les cellules thyroïdiennes ne sont donc plus forcément avides d'iode et donc ne l'absorberont pas. Si vous êtes en hypo traitée, la TSH est basse. Plus la TSH est basse sous l'influence du traitement, moins les cellules thyroïdiennes travaillent, voire ne le font plus du tout. Donc le comprimé d'iode n'aura pas forcément un effet sur elles.
Et puis surtout il faut savoir qu'une thyroïde en hypo, si on fait une scintigraphie, va très peu fixer l'iode. Il en sera donc de même pour le comprimé et même la radioactivité du même coup. 
C'est pareil pour les personnes Hashimoto bien entendu, mais en plus si vous êtes une Hashimoto qui ne supporte pas l'iode, le comprimé risque de vous faire plus de torts que la radioactivité elle-même.
Les personnes n'ayant plus de thyroïde, le problème ne se pose donc même pas.

Dans le cas des très faibles radiations comme on vient d'en avoir, prendre un comprimé d'iode aurait été inutile et surtout même plus dangereux que la radioactivité elle-même.
Donc dans les différentes situations, il faut être raisonnable et surtout savoir ce à quoi on a affaire.
Et dans le cas actuel, il n'y a pas de quoi se faire une psychose.

mercredi 23 mars 2011

La T3 : comment l'organisme la gère-t-il ?

Cet article sera peut-être modifié dans les prochains jours, car ici je fais le résumé d'un premier article très intéressant, dont vous trouverez le lien plus bas.
Un autre article également intéressant, sera résumé prochainement qui sera complémentaire, mais je ne sais pas encore si il complètera celui-ci ou si il pourrait faire l'objet d'un article à part.
Ces articles vont nous permettre de savoir vraiment ce qui est nécessaire pour que notre organisme produise correctement de la T3 et surtout comment faire pour en avoir suffisamment.

On le sait depuis maintenant longtemps que la T3 est l'hormone la plus importante en ce qui concerne la thyroïde.
On sait qu'elle n'est produite par la thyroïde qu'en très petite quantité et que la plus grosse partie c'est le foie qui la synthétise.
Mais on sait aussi que le foie peut avoir des problèmes ce qui peut alors nuire fortement à la synthétisation de la T3.
Mais il n'y a en fait pas que les maladies hépatiques qui peuvent être en cause. On sait déjà que le sélénium, le zinc carencés peuvent être une de ces causes.
Mais on n'avait peu d'informations sur les autres possibilités et c'était assez difficile de trouver ces informations pourtant fondamentales.
Un article les dénombres mais en plus donne le moyen de "combattre" le problème. Je vais ici mettre les points principaux en avant.

Petit rappel de quelques points importants :
La T3 permet à l'organisme de bruler les sucres et les graisses afin de produire l'énergie de l'organisme. Mais l'hormone de croissance, le cortisol, les hormones sexuelles entrent aussi en compte. D'où la nécessité que lorsqu'il y a un problème d'HC, des surrénales, des ovaires, de la thyroïde, les autres doivent ou devraient du moins être systématiquement contrôlés aussi. Malheureusement ce n'est pas très souvent le cas.

On dit souvent que faire un régime en hypothyroïdie, ne sert à rien et on a bien raison de le dire, et encore plus si il manque des T3. Car c'est ce manque de T3 qui fait que l'organisme stocke tout, mais aussi le régime entraine que l'on peut supprimer des éléments importants pour que justement l'organisme synthétise la T3. Donc le serpent se mange la queue, et ça il faut l'éviter.

La T3 est vitale pour nos organes, mais aussi surtout pour chacune de nos cellules.

On sait aussi bien trop souvent par expérience vécue, que la TSH seule n'est pas suffisante pour démontrer une hypo ou une hyper.
Les médecins parfois font aussi analyser les T4 (demie-vie de 168 heures soit une semaine = action très lente), mais qui comme nous ne le savons que trop bien également, même associées à la TSH sont insuffisantes. Les T3 (demie-vie est de 24 heures, donc leur action peut être très rapide) sont absolument indispensables dans l'analyse pour faire une bonne interprétation de la situation ou du moins si on veut vraiment s'approcher le plus possible du vrai problème.
Les symptômes du manque de T3 sont bien connus mais il est bon de les rappeler tout de même :
  • fatigue,
  • frilosité, 
  • constipation,
  • douleurs articulaires (raideurs) et musculaires (crampes)
  • prise de poids,
  • troubles cognitifs (mémoire et concentration diminuées),
  • chute de cheveux,
  • extrémités froides (pieds et mains),
  • nervosité,
  • manque d'énergie qui ralentis voire empêche les gestes du quotidien,...etc.
 L'article mais en évidence le manque de T3 qui est appelée hypothyroïdie de type II et qui correspond donc à un problème de la conversion des T3.
Et nous c'est ce qui nous intéresse ici, c'est :  Quelles sont les raisons pour lesquelles les T3 ne sont pas synthétisées en quantité suffisantes ?

T3 et rT3.
Un taux bas de T3, est associé à un taux élevé de T3 reverse ou rT3. Ces T3 reverse comme nous le savons, entraine un blocage de l'action des T3. D'où même une quantité suffisante en T3, pourrait être malgré tout une hypothyroïdie.
Ce qu'il faudrait donc c'est non seulement arriver à obtenir que les T3 soient bien systématiquement analysées mais aussi que les rT3 le soient, afin de voir le rapport entre les deux, et ne plus ainsi passer à côté d'une hypothyroïdie réelle.

La monodésiodase.
Il s'agit d'un enzyme très importante pour le processus de synthétisation de la T4 en T3.
Pour avoir suffisamment de cet enzyme ou qu'elle puisse être active, il y a plusieurs choses importantes qui entrent en compte et que certains médecins feraient mieux de connaître avant de nous dire "que les problèmes sont dans notre tête, que c'est une déprime, et que tout va pour le mieux avec notre chère thyroïde". Quoique là sur ce point, en jouant sur les mots, on pourrait dire qu'ils ont raison, puisque dans le cas d'une hypo de type II, il ne s'agit pas de la thyroïde qui est en cause, mais bien la T3. Et comme eux se fichent royalement de la T3, en disant que "ça ne sert à rien de l'analyser et si la TSH et les T4 sont correctes, tout va bien", je pense que ceci va les amener à devoir revoir leur position.

Les causes hormonales, vitaminiques et minérales.
L'hormone de croissance en insuffisance : on peut tenter d'y remédier par l'activité physique.
La mélatonine : on peut la substituer par certains traitements mais pas autorisés en France. Mais dans l'article on nous conseille le bain chaud le soir.
La testostérone : activité physique, et une alimentation riche en lipides. Eh oui comme quoi on voit bien que les régimes suppressifs ou exclusifs sont les pires de tous. Et on pourra le voir pour d'autres éléments nutritionnels.
L'insuline : On voit souvent un diabète associé à l'hypothyroïdie. Dans ce cas la solution est évidemment le traitement par insuline. Et là les glucides interviennent.
La noradrénaline : activée par le froid, l'HC, l'insuline,....

Les excès hormonaux. 
Les oestrogènes en trop grand nombre peuvent gêner la conversion. Il faut alors surtout faire du sport et mangez des légumes crucifères. Mais attention ils sont aussi goitrogènes. Donc leur consommation doit être limitée. Pour les personnes n'ayant plus de thyroïde, pas de problème bien entendu. Pour les autres, il faut vraiment veiller à ne pas multiplier les prises au quotidien. Exemple : ne pas manger du choux le midi et le soir des navets. 2 à 3 fois par semaine devrait être correct.

Le cortisol. 
En excès ou en insuffisance le cortisol peut être un frein  à la bonne conversion des hormones thyroïdiennes.
D'où l'intérêt réel de faire aussi contrôler le bon fonctionnement des surrénales.
Il faut apprendre à gérer son stress mais aussi les exercices ou activités physiques qui en excès peuvent être aussi générateurs de stress et donc de l'augmentation du cortisol.

Les vitamines et les minéraux.
La carence ou l'insuffisance des vitamines A, B2,  E, le sélénium, l’iode, le fer, le zinc et le cuivre. Ces éléments sont indispensables pour activer la monodésiodase. Attention aux excès qui peuvent induire les mêmes risques et plus comme par exemple pour le sélénium qui peut entrainer un empoissonnement. Voir article à son sujet : Le sélénium.

D'autres points peuvent aussi être en cause : 
  • les acides aminés, 
  • les hydrates de carbone, 
  • un régime suppressif surtout en graisse, 
  • un jeûne prolongé (anorexie)
  • une alimentation mal équilibrée. 
Certaines maladies. 
Les principales étant celles liées au foie, comme les hépatites.
Maladies rénales.
Gastro-intestinales.

Des substances toxiques.
Médicaments, drogues, tabac,...etc.
Mais aussi cadmium, mercure, pesticides (bien laver les fruits et les légumes), autres produits chimiques.
Remarque : Ils peuvent entrainer une insuffisance comme aussi un excès. 

L'âge peut aussi être un facteur de mauvaise conversion par accumulation de plusieurs des points cités juste avant.
Avec l'âge effectivement, on peut avoir moins d'activités physiques, des HC diminuées,...etc.

Plus d'informations et de détails dans l'article de Bruno Lacroix que je vous recommande vivement.


Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

Pourquoi ce blog ?

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Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

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