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FORUM POUR LA THYROÏDE.

Problème forum résolu.


Pour couper court à toute controverse : JE NE SUIS PAS MÉDECIN.
Les informations données ne le sont qu'à titre indicatif. Ces informations découlent de lectures et de recoupements de différentes revues, congrès, et sites médicaux sérieux.
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samedi 21 avril 2007

La grossesse et la thyroïde.

Ceci est ce qui peut arriver ou ce qui est à faire lorsque la maladie thyroîdienne est connue avant d'envisager une grossesse.

Dans le cas où une maladie thyroïdienne survient pendant ou après la grossesse, certaines choses restent valables mais il existe tout de même quelques nuances. Une anotation sera faite dans ce cas.
C'est surtout en hyperthyroîdie que se pose le plus de risques.

Lorsque il y a une maladie thyroïdienne quelle qu'elle soit, déjà connue, il faut savoir ce qui se passe si une maternité est désirée. Savoir quels seront les effets de la maladie et du traitement éventuel, sur bébé.

D'abord, je rappelle que les hormones thyroïdiennes sont absolument indispensables au développement du foetus.
Les hormones agissent sur le développement de bébé au niveau :
  • du cerveau,
  • des os,
  • du système nerveux central,
  • du coeur,
  • du squelette
  • de la taille et du poids futur de l'enfant.
Bébé aura sa propre thyroïde entre la 10è et la 12è semaine.

Pour les femmes qui sont en essais bébé (FIV), ne pas faire une tentative si la maladie thyroïdienne n'est pas bien contrôlée et surtout pas avec la présence d'une hyperthyroïdie ou maladie de Basedow.

Une grossesse peut être envisagée lorsque les taux thyroïdiens sont stables, qu'on soit en hyperthyroïdie sans traitement (développer plus bas) ou en hypothyroïdie. Mais il existe d'autres règles dont il faut absolument tenir compte.

Remarque : Après la grossesse, il peut y avoir une thyroïdite du post-partum, dans ce cas il faudra suivre les consignes préconisées dans ces cas précis.

Je commencerai donc par :

L'hypothyroïdie et/ou la maladie d'Hashimoto.

Une grossesse, avec une hypothyroïdie ou une maladie d'Hashimoto, est tout à fait possible.
Il faut cependant veiller à ce que les dosages thyroïdiens : TSH, T3 et T4, soient corrects.
Actuellement une nouvelle approche, dit d'avoir un peu plus d'hormones thyroïdiennes dès le moment où la décision de maternité est prise.
Cela permet d'avoir toutes les chances pour que la grossesse démarre bien.
Sans cela, on peut s'attendre à ne pas pouvoir être enceinte et donc avoir une stérilité qui peut être passagère, mais qui peut aussi être définitive. Il peut y avoir aussi fausse couche sur fausse couche avec surtout son lot de déprime que cela peut engendrer.

Au début de la grossesse, il arrive que le taux des hormones montent (dans les tous premiers jours), mais il redescendra très rapidement.

Dès le premier mois de la grossesse, il faut envisager une surveillance biologique mensuelle de la TSH, mais si possible aussi (à voir avec le médecin) les T3 et les T4, qui doivent être absolument à un taux très correct.
En effet, la grossesse utilise beaucoup d'hormones thyroïdiennes car il en faut pour la maman mais surtout pour le futur bébé et donc si, il vient à en manquer, non seulement maman va être fatiguée, mais bébé risque lui aussi d'en manquer et cela pourrait se répercuter sur son développement comme on l'a vu juste au début.

Remarque 1 : Il faudra penser en cas d'hypothyroïdie déclarée pendant la grossesse, de faire analyser les anticorps antithyroïdiens entre la 15è et la 18è semaine. En effet, les anti-thyropéroxydases sont toujours présents dès le début de la grossesse, mais seront plus importants vers la 15è semaine, redescendent en approchant du terme, pour remonter aussi très fortement après l'accouchement.
D'où le déclenchement fréquent de thyroïdite du post-partum.

Remarque 2 : Les anticorps anti-thyroglobulines ne passent pas la barrière placentaire et ne passent pas non plus dans le lait maternel.
Il n'en serait pas de même pour les
anti-thyropéroxydases qui eux peuvent être transmis par la mère. Ceci dit toutes les études confirment qu'ils ne sont pas nocifs pour le foetus.

Remarque 3 : La thyroïde grossit de 30 % en début de grossesse. Donc il est normal de ressentir une gène et quelques douleurs à ce niveau.

Le traitement pour l'hypothyroïdie (Levothyrox) n'aura aucun effet négatif sur bébé. C'est le manque d'hormones qui pourrait être nocif. Donc pas de crainte à avoir.
On réajustera le traitement en fonction des besoins et des résultats sanguins, tout au long de la grossesse.
Bébé aura sa propre thyroïde vers le 3è mois, mais il continuera cependant à utiliser aussi les hormones de maman.

Après l'accouchement :
  • Les taux thyroïdiens reviennent à la normale et dans ce cas on pourra diminuer le Levothyrox et revenir au dosage d'avant la grossesse.
  • Les taux thyroïdiens restent les mêmes et dans ce cas, on continue le traitement comme pendant la grossesse.
Si il y a allaitement, il faut savoir qu'il utilise autant d'hormones que la grossesse elle-même.
Le Levothyrox peut également être prit sans problème pendant cette période.

Ne pas oublier de lire les remarques générales en fin d'article.

L'hyperthyroïdie (simple) et la maladie de Basedow.

Une grossesse, avec une hyperthyroïdie et/ou la maladie de Basedow, est à ÉVITER.

En effet, ces deux maladies demandent un traitement (Néo-mercazole, Basdène) qui peut être agressif pour le foetus et peut ainsi lui donner des malformations importantes dû au manque d'hormones thyroïdiennes puisque ces traitements en freinent la production.
Il existe aussi un risque de mettre la thyroïde de bébé au repos, ce qui le ferait naître avec une hypothyroïdie dite congénitale.

Avec l'hyperthyroïdie "simple" le problème n'est pas encore trop important, car le traitement peut ne pas être trop long. Mais dans le premier trimestre de la grossesse, la maladie peut être renforcée. Il arrive que dans ce cas d'hyperthyroïdie simple, le traitement ne soit pas vraiment nécessaire et même plus nécessaire vue que la grossesse demande beaucoup d'hormones thyroïdiennes. Donc celles-ci étant utilisée pour bébé, le taux diminue chez la maman qui peut alors voir son traitement arrêté. Mais ce n'est pas systématique non plus, puisqu'on a pu voir aussi des cas de grossesse débutante qui engendre une hyperthyroïdie. Donc c'est un peu un coup de poker.

Le mieux sera donc bien évidemment d'éviter de tomber enceinte pendant le traitement et trop vite après l'arrêt du traitement, au cas ou il y aurait rechute de la maladie. De toutes façons un délai d'au moins 8 à 10 mois est préférable entre l'arrêt du traitement et le début d'une grossesse afin d'ête sûr que toute mollécule du traitement soit bien éliminée.

Si malgré tout, il y avait grossesse, tout comme dans le cas d'ailleurs où une hyperthyroïdie se déclencherait pendant la grossesse, le traitement devra être changé. On préférera alors le PTU (PROPYLTHIOURACILE) qui est délivré uniquement en pharmacie d'hôpital, et qui est moins agressif pour bébé.

L'allaitement est possible aussi sous PTU mais devra être arrêter si cela venait à trop freiner la thyroïde de bébé. La Lèche Ligue pourra donner tous les renseignements nécessaires sur la prise de médicaments pendant l'allaitement.


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Avec la maladie de Basedow, les choses ne se passent pas tout à fait de la même façon.

En effet, il faut tenir compte des anticorps ant-récepteurs de la TSH. Ces anticorps, au contraire des anti-thyropéroxydases et les anti-thyroglobulines, passent la barrière placentaire et peuvent provoquer une hyperthyroïdie foetale.

Donc il faut absolument éviter la grossesse tant qu'il existe des anticorps.
Lorsque le traitement est terminé, il faut attendre afin de vérifier si la maladie ne récidive pas. Si une hyperthyroïdie venait à refaire surface, le premier contrôle sera donc pour les anticorps anti-récepteurs de la TSH.

Si vraiment, il y a récidive de la maladie et que la grossesse est débutée, on suivra alors la même procédure que pour l'hyperthyroïdie "simple".
Mais il est certain que dans le cadre d'une maladie de Basedow, il faut vraiment faire le nécessaire pour qu'il n'y ait pas de grossesse.

N'oublions pas que les maladies thyroïdiennes sont héréditaires.

Remarques générales.
Remarque 1 : les anticorps anti-thyropéroxydases et anti-thyroglobulines seront aussi présents dès le début de la grossesse surtout pendant le premier trimestre. Ils ne donnent cependant aucune inquiétude pour bébé.

Remarque 2 : la grossesse peut mettre en "veille" la maladie de Basedow, mais elle peut aggraver l'hyperthyroïdie.

Remarque 3 : pendant la grossesse, il se peut que la thyroïde change d'aspect. Elle peut se mettre à grossir et à fabriquer des nodules ou ceux existant peuvent grossir.
Dans la plupart des cas, après le chamboulement de la maternité et de l'allaitement, les choses rentrent dans l'ordre sauf thyroïdite du post-partum qui peut survenir chez toute femme après l'accouchement.

Remarque 4 : La thyroïde grossit de 30 % en début de grossesse. Donc il est normal de ressentir un gène et quelques douleurs à ce niveau.

N''oubliez pas de consulter également l'article : Conseils pour la grossesse.

Pour en discuter, forums de la catégories : MALADIES DE LA THYROÏDE  (sous-forums hypo ou hyper et la grossesse)   

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Pourquoi ce blog ?

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Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

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