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lundi 21 novembre 2011

Hypothyroïdie frustre : traitement ou pas ?

L'hypothyroïdie est observée normalement par une TSH haute et des hormones basses. Bien souvent les médecins diront hypothyroïdie seulement et seulement si la TSH est supérieure à la norme maximale et que les hormones T3 et T4 sont elles inférieures à la minimale. Certains médecins même vous diront qu'il n'y a pas d'hypothyroïdie tant que la TSH n'est pas supérieure à 10. De telles médecins sont à fuir au plus vite.
Mais l'hypothyroïdie ce n'est pas forcément de tels résultats. 
On peut effectivement trouver plusieurs variantes :
  1. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont elles parfaitement dans les normes et même dans la partie supérieure de la fourchette de la norme. Exemple : TSH normes : 0,25 à 4,2 résultat à 4 et hormones T3 normes : 2 à 4,4 résultat : 3,6 et T4 normes : 0,90 à 1,70 résultat à 1,45.
  2. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont elles à la moitié de la fourchette de la norme. Soit T3 à 3,1 et T4 à 1,3.
  3. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont elles dans la valeur basse de la fourchette. Soit : T3 à 2,3 et T4 à 0,95. 
  4. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont déséquilibrées. Soit les T4 hautes, et les T3 basses. L'inverse impliquerait une hyperthyroïdie. 
  5. La TSH est correcte soit à un taux de 1,5 par exemple et les hormones sont elles déséquilibrées comme l'exemple précédent.
L'hypothyroïdie frustre est donc un peu toutes ces variantes. 
Mais chacune de ces variantes demandent-elles un traitement ou pas ? 

En fait il faut regarder les résultats sanguins mais aussi les symptômes. Mais une chose est aussi très importante c'est la thyroïde elle-même qui nous dira en fait si oui ou non un traitement est indispensable. Il faut donc faire une échographie afin de voir si la thyroïde a produit ou pas un goitre et un ou des nodules. 
Si les résultats sanguins montrent une hypothyroïdie frustre en général les médecins eux disent qu'il n'est pas nécessaire de traiter et laissent alors les choses en l'état, au risque que cela se dégrade voire dégénèrent en cancer si des nodules sont présents. 
Donc essayons de voir pourquoi un traitement est malgré tout indispensable. 

L'échographie montre soit un goitre, soit un ou des nodules ou goitre et nodules associés. Ces points signifient automatiquement que la thyroïde est en difficultés et que si on ne l'aide pas, les choses peuvent dégénérer. 
  1. Le goitre grossit encore plus au point d'en devenir gênant en appuyant sur la trachée artère et provoquant ainsi une gêne respiratoire, des difficultés à la déglutition, en provoquant des fausses-routes, des ronflements ce qui perturbera le sommeil et induira une fatigue diurne encore plus importante,... Mais une thyroïde qui grossit de trop peut aussi induire ce qu'on appelle un goitre plongeant, qui lui demande généralement une opération rapide, car là ce sont les bronches qui peuvent directement être mises en difficultés.
  2. Les nodules eux peuvent grossir, devenir gênant et douloureux, mais il peuvent surtout dégénérer en cancer. 
Donc face à ces différents points, un traitement peut venir en aide à la thyroïde. 
Car une thyroïde qui grossit c'est parce que elle a du mal à produire suffisamment d'hormones pour pouvoir satisfaire les besoins. Pour tenter d'y arriver elle se met à grossir, grossir. 
Et si la thyroïde grossit c'est sous l'influence de la TSH qui est élevée. Plus la TSH est haute, et plus longtemps elle le reste, plus la thyroïde va s'épuiser. 

Pour les nodules présents, si on n'aide pas la thyroïde, elle va continuer à produire des nodules, leur nombre peut donc augmenter, ou alors celui ou ceux qui sont présents peuvent alors grossir fortement ce qui peut demander une opération. On considère qu'un nodule supérieur à 3 cm peut devenir très gênant et peut demander l'opération. Si le nodule ne grossit pas plus, et n'est pas douloureux, on peut laisser les choses en état. Mais sous surveillance échographique et surtout l'aide d'un traitement. Sans quoi le nodule continuera de grossir.

Si on est dans ce type de situations, il faut aider la thyroïde. Comment ? 
En prenant tout simplement un traitement substitutif hormonal type Levothyrox. Pourquoi ? 
Parce que le Levothyrox va apporter les hormones manquantes ou si elles sont toujours en nombre va permettre de faire diminuer la TSH. Et si la TSH diminue la thyroïde va pouvoir se reposer un peu.
La TSH stimule ou freine en permanence la thyroïde. 
Le traitement permet de faire diminuer la TSH en faisant un apport d'hormones T4. 

Le traitement de T4 est-il utile et pas de trop si les hormones sont hautes ? 
Oui et non. Oui il est absolument utile et non pas de trop, tout simplement parce que si actuellement les hormones sont hautes c'est  parce que la thyroïde arrive encore à produire et injecter suffisamment d'hormones dans le sang. Mais comme on l'a vu c'est souvent alors au détriment de sa physiologie qui change et surtout qui se détériore. Donc si on fait un apport d'hormones, la TSH va diminuer, la thyroïde va petit à petit se reposer et goitre et nodules pourront diminuer voire disparaitre.

Que faire si le médecin ne propose pas le traitement ?
  1. Insister sur la présence des symptômes qui ont amené à faire les examens et qui correspondent bien à un problème de thyroïde. Voir la liste des symptômes dans l'article : L'hypothyroïdie.
  2. Insister sur le fait qu'il y ait un goitre ou des nodules. Une thyroïde saine, sans problème ne produit pas de goitre ni de nodule. 
  3. Insister sur le fait que la TSH est haute. Et que si les hormones sont encore correctes c'est au détriment de la thyroïde qui se détériore. Et plus la TSH va rester haute, plus la thyroïde va s'épuiser mais tôt ou tard les hormones finiront à manquer. Et si on traite plus tôt cela permettra surtout d'éviter que la thyroïde ne produise un nodule cancer, ou un goitre gênant qu'on sera alors obligé d'enlever rapidement. Mais souvent dans le cas où les hormones sont encore suffisantes, il y a souvent des hauts et des bas, très importants qui sont difficilement gérables. Le traitement permet d'obtenir une stabilité.
  4. Insister sur le fait que l'on peut faire de la prévention et éviter bien des problèmes par la suite. Une opération de la thyroïde étant fréquente certes mais est très loin d'être anodine, car elle comporte beaucoup de risques. Voir : Cure d'iode ou opération ? 

mardi 18 octobre 2011

Hormones T3 et T4 : conversion, action et blocage de l'action.

Ici nous allons revoir un peu la conversion et l'absence de conversion, mais aussi l'action des hormones et surtout leur prise en compte par l'organisme. Ce qu'une prise de sang, ne peut absolument pas nous révéler.

La thyroïde produit surtout 2 hormones que nous surveillons de près soit la T3 et la T4.
La T4 est une prohormone, une réserve  autrement dit c'est une hormone qui n'est pas active en l'état. Elle est transformée en une hormone qui elle est vraiment active : la T3. La T3 à une action 5 à 8 fois supérieure à la T4.
C'est le foie qui fait surtout cette conversion, mais le cerveau, les reins et les intestins également.

Les besoins en hormones sont différents chez chacun d'entre-nous.
Or nos médecins contrôlent nos besoins en fonction des normes des laboratoires. Normes qui sont bien trop larges et surtout sont "standards" or nous ne sommes pas standard. Et si nos besoins différent en fonction de notre génétique, nos activités, notre alimentation, notre environnement, nos traitements médicaux ou pas, les normes ne peuvent pas nous dire avec certitude que nos besoins sont bien représentés par ces normes.
Autrement dit les chiffres peuvent montrer que tout va bien, alors que nos besoins réels sont plus élevés.
Donc il ne faut pas se fier aux normes pour dire que tout va bien, mais il faut s'en servir pour que chacun d'entre nous trouve les bons taux pour chaque hormones. Aussi bien pour la TSH que les T4 et les T3. Pour chaque hormone nous devons trouver le taux précis qui nous convient, ce qu'on appelle le setpoint.Ce qui implique que à chaque prise de sang de contrôle les trois hormones soient bien analysées. Sans quoi il est impossible de se faire une idée réelle sur ce qu'il nous faut vraiment.

La conversion des hormones se fait donc au niveau de certains organes avec l'aide de plusieurs oliéléments comme le sélénium, le zinc, le fer entre autres.
Donc des carences ou un trop de ces éléments peuvent perturber la conversion. Mais d'autres éléments peuvent aussi être en cause, comme les oestrogènes, le cortisol, ... voir : La T3 : comment l'organisme la gère-t-il ?
Les troubles de la conversion peuvent induire et maintenir une hypothyroïdie ou une hyperthyroïdie alors que même la TSH et les T4 seront elles correctes. Donc la surveillance de la T3 est absolument indispensable à chaque prise de sang.

La conversion faite, on n'est pas pour autant certain que tout se passera au mieux et que surtout on va aller mieux.
Car il faut aussi que les cellules de l'organisme accepte la T3 et que donc celle-ci puisse jouer son rôle.
Le sélénium ici joue un rôle important. Autant il peut aider à la conversion des hormones T4 en T3, autant aussi il est utile pour que la T3 puisse être active au sein de la cellule. 
Et donc même avec un taux de T3 suffisantes dans l'organisme, on n'est pas pour autant au mieux de notre forme, tout simplement parce que les T3 ne sont pas prises en compte par les cellules.  Elles ne sont pas utilisées, donc pas actives. Présentes dans le sang, oui mais elles ne peuvent pas agir dans la cellule.

Plusieurs choses peuvent venir perturber cette action :
* du calcium ou du magnésium en quantité trop importante à l'intérieur des cellules (pas dans le sang, c'est différent) peut être en cause. La cellule étant alors moins sensible aux hormones. Donc une action moindre voire nulle = symptômes d'hypothyroïdie alors que les taux dans le sang peuvent être parfaitement corrects.
* le potassium qui en revanche, lui rendra la cellule plus sensible. Donc une action augmentée et donc certains symptômes à type d'hyperthyroïdie peuvent survenir, sans que pour autant le taux des hormones soient lui excessif dans le sang.Et limite cela peut faire augmenter les besoins en hormones. Donc maintenir malgré tout une hypothyroïdie.
Mais d'autres points importants sont à prendre en compte, et pourtant ce n'est pour ainsi JAMAIS fait, JAMAIS contrôlés par les médecins : les métaux lourds tels que : le mercure, le plomb, l'aluminium,...etc. Voir : Association Ariane : les métaux lourds. Qui explique assez clairement et simplement les problèmes qu'ils peuvent engendrer. Mais vous pourrez trouver bien d'autres sites qui traitent le sujet.
ATTENTION :  le zinc, le sélénium, le fer en trop grande quantité ou carencés peuvent aussi nuire à la bonne action de la T3 au sein des cellules.
Donc là cela implique toujours que l'on peut avoir un taux suffisant de l'hormone T3 dans le sang et avoir malgré tout toujours des symptômes d'hypothyroïdie si l'action des T3 dans la cellule est limitée ou bloquée, ou d'hyperthyroïdie si l'action de la T3 dans la cellule est augmentée ou trop importante.

De plus dans le processus de blocage de l'action des T3 au sein de la cellule, il y a ce dont j'ai déjà parlé dans d'autres articles : les T3 reverse ou rT3.
Hormones produites par l'organisme souvent lorsqu'il y a trop de T4.
Cette hormone est contraire à l'hormone T3 =  elle n'est pas active.
Mais en plus elle a la particularité de bloquer l'action des T3. Et là on se retrouve aussi dans la situation ou même un taux de T3 suffisant dans le sang, peut laisser encore en hypothyroïdie.

Ce ci est valables  en ce qui concerne les hormones T3 produites naturellement pas l'organisme.
Mais à savoir que lorsqu'on a un problème de conversion supplémenté en T3 chimique par Cynomel ou Euthyral, on peut se retrouver dans la même situation. Et ça il faut le savoir.
Donc si on a un problème de T3 à la base avec les hormones naturelles il est fort possible de retrouver ce même problème avec les T3 chimiques.
Ce qui fait que certaines personnes ont alors besoin d'un taux très important de T3 dans le sang, afin d'espérer que le plus possible seront prises en compte malgré tout par les cellules.

Donc on voit bien ici aussi, que se fier uniquement aux résultats de laboratoire et constater les résultats dans les normes est très loin de vouloir dire que tout est correct.
La thyroïde est très loin d'être un problème aussi simple que ce que les médecins laissent entendre du style : "prenez votre petit comprimé et tout va rentre dans l'ordre". On est très très loin de cela.

Site intéressant : Thyroïde : l'art de doser les hormones thyroïdiennes. 

samedi 9 juillet 2011

Les médicaments sont-ils dangereux pour notre santé ?

Dans l'émission : "c'est dans l'air" du 8 juillet 2011, il était question de Médicaments : le grand inventaire. 
Et plus particulièrement les médicaments prescrits chez les personnes âgées. 
Début du résumé de l'émission : 
70 médicaments favoriseraient le déclin cognitif des seniors, augmentant ainsi leur mortalité, selon une étude. Ces résultats relancent le débat sur la dangerosité de certaines molécules, alors que l’Agence du médicament procède à la réévaluation de centaines de produits.
Bien des choses y ont été dites et en résumé, on pourrait dire que seulement 500 médicaments seraient valables et permettraient de soigner la plupart sinon toutes les maladies. Les autres ne servent à rien du tout, n'apportent rien de plus et même pire sont bien souvent plus dangereux encore que la maladie qu'ils sont sensés traiter. 

Mais aussi on y apprend que les médecins ne connaissent pas les médicaments, ce que nous on peut déjà savoir rien qu'en voyant comment les médecins dosent nos traitements ou nous refusent la prescription de traitement comme Cynomel ou Euthyral.
Les médecins ont leur formation pharmaceutique instruite par le laboratoire qui produit le médicament. Donc le côté positif en général, et quelques points négatifs mais jamais la réalité de la dangerosité possible d'un traitement. Bin vi les labos sont pas fous, ils ne font pas scier la branche sur laquelle ils sont assis !
Mais surtout les médecins sont informés de ce que le traitement est sensé traiter, mais pas la cause réelle qui provoque la maladie. Donc le traitement soigne le ou les symptômes mais pas la maladie elle-même. 

Mais aussi la contrainte, pour ne pas dire l'obligation, des médecins de rentrer dans des schémas thérapeutiques, avec peu ou voire pas du tout de marge thérapeutique autre que celle présentée.
Exception faite du cas par exemple de la cancérologue qui intervenait dans l'émission, puisqu'elle a pu, créer un service annexe plus souple mais à quel prix. Pour ceux qui s'en souvienne c'est l'histoire de Terry le petit ange qui a entrainé la mise en place de ce service.  Mais elle affirme "nous sommes marginalisés" puisqu'ils ne suivent pas la règle.
Lorsque la HAS (Haute Autorité de la Santé), par l'intermédiaire d'un questionnaire envoyé aux médecins fait un contrôle sur ces thérapeutiques, on serait à même de penser que ce sont les résultats médicaux qui les intéresseraient. Et bien non pas du tout. Ce qui les intéresse ce ne sont pas les résultats des thérapies, mais savoir si les médecins ont bien appliqué le "schéma thérapeutique" imposé !!
Que des directives soient données c'est normal, mais que ce soit obligatoire, il y a de quoi tomber de haut.
Mais peut-on encore s'en étonner, quand on sait, nous, les difficultés que nous rencontrons avec simplement nos "petits" traitements. 
Mais on y apprend aussi que par exemple des traitements sont testés sur les personnes âgées et cela en plus à leur insu. Certaines maisons de retraites seraient d'ailleurs habituées à ce type de pratiques scandaleuses.

On y met aussi un point en avant, très dangereux pour nos jeunes. La prescription de la Ritaline systématique chez des jeunes enfants dit "agités". On leur apprend dès le plus jeune âge à être dépend d'une substance chimique.
Pire, avant bébé faisait son rot quand on le mettait bien droit la tête sur l'épaule et en lui tapotant un peu le dos, et maintenant on lui donne un médicament. Médicament qui  peut être mortel

A savoir qu'avec une prise quotidienne de plus de 3 à 4 médicaments, il y a risque d'interactions et surtout de dangerosité accrue d'effets secondaires pouvant débaucher sur une nouvelle pathologie. Voire des cas mortels.

Un médecin disait aussi que certains traitements pris, peuvent faire déclarer plus vite une pathologie sous-jacente, comme par exemple une Alzheimer ou un Parkinson.  
Et à propos de Alzheimer, la plupart des médicaments qui leur sont prescrit aggraveraient la maladie pour un bénéfice quasi nul.  
Au sujet des Parkinson, le traitement (Requip) peut induire des addictions comme par exemple l'addiction aux jeux d'argent. 
Le Requip connu aussi sous un autre nom soit Adartrel, est donné en traitement du syndrome des jambes sans repos, syndrome qui en fait n'est pas un problème nouveau du tout mais il s'agit en fait de ce qu'on appelait autrefois les jambes lourdes ou encore impatiences. J'en parlerais dans un prochain article. Avertissement donc aux personnes prenant ce traitement.

Les statines, sont aussi mises en cause dans les douleurs type rhumatismes. 
Des personnes sont traitées par statines pour hypercholestérolémie, et pensent qu'elles sont atteintes de rhumatismes. Or c'est bien le traitement qui induit ce type de douleurs, mais les médecins ne préviennent pas leur patient, car parfois eux-mêmes ne sont même pas au courant.

On y apprend aussi, que plus de 5 millions de Français sont sous AD. C'est énorme et un record face aux autres pays.

On y apprend aussi que les compagnes de dépistage du cancer du sein ont repris du service et posent la question très importante : la mammographie est-elle vraiment nécessaire, et permet-elle vraiment de faire de la prévention ?
A ce sujet pour la réponse je vous donne le lien du site du Docteur Marc Girard qui a développé en France le principe de la pharmacovigilance. Rien que le titre en dit long sur la réponse :  La face obscure de la mammographie.

Mais surtout ce qu'on peut comprendre au final de cette émission, c'est l'incompétence des médecins face aux médicaments. Leur manque de connaissances à leur sujet est un vrai problème si ce n'est le gros problème. 

Le patient y est aussi un peu visé, mais il faut bien avouer que certains patients sont effectivement réellement en cause, car ils veulent un traitement à tout prix. Certains ne sont pas contents si ils sortent de chez leur médecin sans une prescription. Or chaque consultation chez un médecin ne nécessite pas un traitement. 
Parfois, il est d'abord nécessaire de faire un ou des examens afin de traiter, ce qui est tout de même plus logique. Mais des patients ne comprennent pas cela. 

Voir la vidéo de l'émission visible sur le site  : Médicaments : le grand inventaire.
Il y a beaucoup à dire et difficile de tout retranscrire. Mais énormément de choses importantes.
Mais je tiens à mettre cet article au plus vite en ligne afin d'attirer l'attention sur le problème des médicaments. Je reviendrais sûrement sur cet article par la suite.

Lien très intéressant et à retenir : Site du Docteur Marc Girard.

lundi 4 juillet 2011

T3 et T4 peu souvent prescrites : pourquoi ? Quelles conséquences ?

Les médecins trop souvent ne se fient qu'à la seule TSH pour faire le diagnostic d'une maladie thyroïdienne et en plus se fient trop souvent uniquement au fait qu'elle soit dans les normes.

Comme on le sait, elle n'est pourtant pas la seule à pouvoir donner des informations et surtout même les bonnes informations.
L'analyse des T3 et des T4 est-elle indispensable ? Oui et cela, est déjà expliqué dans les articles : Importance de la T3. et  Le rôle des T3 et des T4.

Mais pourquoi les médecins refusent-ils de faire d'autres analyses ?
Le coût ?
Le doute sur l'utilité réelle de ce que les résultats peuvent apporter ?
L'absence des connaissances suffisantes de la part des médecins ?
Le fait qu'ils n'aient pas envie de se compliquer à chercher et que le diagnostic de dépression, de mauvais régime alimentaire, de manque d'activité physique,... sont plus faciles ?
Y sont-ils obligés à ne faire que ce minimum d'analyses ?  
Un peu de tout cela et même pour certains c'est tout cela.
Ont-ils raison ? Non bien entendu, et ici, on va démontrer pourquoi et surtout on peut démontrer à quel point c'est inadmissible à tout point de vue.

Diagnostic de la dépression. 
On sait effectivement que bien des dysfonctionnements thyroïdiens peuvent faire penser à une maladie dite mentale, et la première retenue est la dépression.
Et c'est alors la prescription et la spirale infernale des traitements anti-dépresseurs.
Pourtant les spécialistes des maladies psychiatriques disent eux STOP à la prescription à tout va et sans raison de ce type de traitement. Certains se sont même regroupés en association afin de pourvoir mieux dénoncer ces abus.
Cela nuit fortement à la personne sur la santé même mais aussi coûte très cher à la sécu et doublement. Par le prix des traitements et le comble, par le prix des suites des effets secondaires que ces traitements entrainent.

Ne pas faire les bonnes analyses. 
Cela ne permet pas de faire le bon diagnostic et donc de ne pas trouver le pourquoi de certains symptômes ce qui peut alors entrainer des analyses, des examens, des consultations multiples sans que jamais rien ne soit trouvé, et au final on termine alors avec un diagnostic de fibromyalgie qui n'arrange rien du tout non plus. Cette "maladie" ne permettant pas de traitement juste et efficace. Il y a bien des prescriptions type Lyrica ou autre Cymbalta mais qui ne font que masquer des douleurs et en plus seulement momentanément. Pour en savoir plus à ce sujet voir l'article : La thyroïde en question dans le diagnostic de la fibromyalgie.
Et surtout les médecins soignent alors les symptômes mais pas la cause. Ce qui ne fait pas avancer les choses non plus.

Mais ici, on retient la partie :  "Cela ne permet pas de faire le bon diagnostic et donc de ne pas trouver le pourquoi de certains symptômes ce qui peut alors entraîner des analyses, des examens, des consultations multiples..."
En effet, des douleurs musculaires non expliquées, de la fatigue qui persiste, des céphalées, des troubles digestifs, .... entraînent généralement la visite chez un rhumatologue, un neurologue, un gastro-entérologue, un nutritionniste aussi souvent car il y a une prise de poids, chez le psychiatre pour la "dépression", médecine interne, neuro-psychiatre,...etc. Liste non exhaustive.
Et toutes ces consultations ont un coût. Et pour plusieurs personnes ce n'est pas que un médecin de cette liste qui a été vu, mais plusieurs.

Mais il n'y a pas que les consultations qui ont un coût, car les spécialistes eux demandent des analyses, des examens qui peuvent parfois coûter très chers. Des analyses d'anticorps afin de vérifier si il n'y a pas une maladie comme un lupus, une poly-arthrite rhumatoïde, une sarcoïdose, une amylose, une sclérose en plaque, une spondylarthrite ankylosante,...etc, toutes coûtent excessivement chères. Et souvent on a toutes ces recherches qui sont faites.
Et puis il y a les examens radiologiques type : scanner, IRM, EMG (électromyogramme), scintigraphie.
Tout cela coûte aussi très cher.
Des biopsies peuvent aussi être demandées.
Et tout ça pour trouver quoi : RIEN.

On me dira, "oui mais il fallait bien le faire pour être sûr qu'il n'y ait pas ce type de problème".
Ce quoi je répond : "oui mais si on veut bien vérifier tout cela pourquoi d'abord ne pas simplement approfondir ce qu'on a déjà sous les yeux et qui, on sait, peut être responsable des symptômes ?"

Car ces examens coûtent très chers alors que les examens thyroïdiens : TSH, T3 et T4 coûtent environ 60 €.  Les analyses qui doivent aussi être associées comme le fer, la vitamine D, bilan hépatique, lipidique et rénal + autres examens (voir : Quelles prises de sang faire et quand et quels autres examens ? )
Ces analyses complémentaires sont souvent utiles pour voir l'état général et donc ne sont pas forcément un problème et peuvent même au contraire mettre à jour des risques qui sont jusque là pas observés, comme par exemple la carence en vitamine D qui pourtant est très courante. Une étude vient d'ailleurs d'être rendue et note la possibilité que les personnes vivant dans le Nord du pays devraient être systématiquement contrôlées et pour celles en carence avérée, devraient être mise sous traitement. Et d'après l'étude, le nombre de personnes dans cette situation sont très nombreuses. Mais pas que dans le Nord, même dans le Sud, il y a bien souvent des carences en vitamine D, et souvent associées justement à une maladie de la thyroïde.

Donc qu'on nous refuse ces simples analyses, qui coûtent un minimum à la sécurité sociale, est un non-sens puisqu'il est préféré, en fait, de nous envoyer chez des spécialistes faire des analyses et examens bien plus coûteux.
Mais il faut aussi alors penser aux traitements. Prescrit à tort, ils n'améliorent rien du tout, mais souvent au contraire viennent même aggraver la situation.

Mais hors coût médical directement, il y a aussi le coût du travail. En effet un arrêt de travail ça coûte aussi à la communauté.

Les médecins pour expliquer un peu le fait que la TSH seule suffit, nous répondent toujours que les autres analyses "ça sert à rien". Certains vous diront aussi que c'est la sécurité sociale qui leur dit qu'ils ne doivent pas faire les examens.
En fait, il est vrai qu'on leur suggère que la TSH seule suffit. Voir : Aide à l’application des référentiels pour les prescriptions de biologie en première intention. Qui permet de voir qu'effectivement les recommandations limitent fortement les prescriptions des médecins. Et quand on lit cela on comprend beaucoup de choses.
Mais le médecin n'est-il pas médecin ? Et qu'en fonction de l'état général de son patient, n'est-il pas capable de juger si des analyses complémentaires ne seraient pas utiles ?
Normalement si, et il doit même le faire si on tient compte du code de déontologie du conseil de l'ordre des médecins. Voir : Article 8 - Liberté de prescription
Et lire aussi l'article le ministère de la santé : Titre 1 : Devoirs généraux des médecins. Article 8 + abrogations.
Mais les médecins restent malgré tout bien libres de leurs prescriptions et si ils le jugent nécessaire dans le cadre du suivi de leur patient, ou de la recherche d'un diagnostic, les analyses et examens sont tout à fait possibles. 
Et ne pas oublier que les précisions données par la sécurité sociale, il s'agit de recommandations, pas d'obligations.

Mais il y a tout de même aussi des manquements aux connaissances des médecins que ce soit sur la maladie elle-même et sur comment la traiter. Et que ce soit hypothyroïdie ou hyperthyroïdie, on se rend compte qu'il y a des connaissances insuffisantes.
Pas parce que les cours qu'ils ont suivis n'en parlent pas, mais simplement parce que sûrement pour beaucoup à partir du moment ou :
  1. La TSH est dans les normes = tout va bien. 
  2. Si elle est basse = hyperthyroïdie. 
  3. Si elle est haute = hypothyroïdie.
Et bien non. Et c'est même loin d'être le cas et surtout aussi simple. Il n'y a qu'à voir les multiples cas de formes d'hyper et d'hypo que l'on peut trouver, pour en être convaincu.

Mais le premier coût le plus important et qui est le plus ennuyeux dans ce problème, c'est que c'est la vie d'une personne qui est perturbée, troublée, mais aussi celle de ses proches. Mais ça ça coûte pas à la sécurité sociale ni à la communauté, alors on s'en fiche un peu. Navrant !!!

vendredi 3 juin 2011

Les traitements pour la thyroïde. (récapitulatif)

Dans les articles qui concernent l'hypothyroïdie et l'hyperthyroïdie ou les thyroïdites, vous retrouverez les traitements qui correspondent à chaque pathologie.

Ici je fais juste un récapitulatif rapide de ces différents traitements afin de trouver facilement les informations qui sont nécessaires : lequel prendre, à quel moment, quelle raison, quel dosage, les risques éventuels,... etc. 
Plus de détails sont donnés dans les articles des maladies. Ici je résume au mieux ce qu'il faut connaitre de ces traitements.

Traitements de l'hypothyroïdie.

Levothyrox présenté en comprimés = de 25 µg à 200 µg.
L-Thyroxine présenté sous forme de gouttes = utile lorsqu'il faut un dosage plus précis et surtout utile dans le traitement des hypothyroïdies congénitales chez les nourrissons. 1 goutte = 5 µg.
Euthyral présenté sous forme de comprimés = 100 µg de T4 et 20 µg de T3 permet un apport de T3 mais est très difficile à doser, car l'augmentation ou la diminution d'une hormone entraine l'augmentation ou la diminution de l'autre. N'est plus remboursé sécu, mais est soumis à ordonnance médicale.
Cynomel présenté sous forme de comprimés = peut être associé au Levothyrox lorsqu'il existe un manque de T3 (est remboursé sécurité sociale),
Téatrois (TA3) présenté sous forme de comprimés = apport de T3 qui peut être associé au Levothyrox (pas de remboursement sécurité sociale) 

Tous ces médicaments sont pour le traitement de toutes les formes d'hypothyroïdies. Ils permettent de mettre la thyroïde au repos. Ils aident la thyroïde ou ils la remplacent en totalité.

Le Levothyrox et le L-Thyroxine sont des hormones de substitution en remplacement de la T4 que fabrique naturellement la thyroïde. Les traitements de T4 doivent être débuté à leur dosage le plus faible soit 25 µg et on procède ensuite à une augmentation très progressive de 12,5 en 12,5. Allez trop vite et avec un dosage trop important peut induire bien des problèmes. 
Pour les prendre dans les meilleurs conditions voir : Recommandations pour bien prendre le Levothyrox.
Remarque :  doit être privilégié, le traitement d'abord à base de T4. Car l'organisme va lui même de façon naturelle produire la T3 à partir de la T4 ainsi présente dans l'organisme.

Quand la T3 est-elle alors nécessaire ? 
La T3 en supplémentation est surtout nécessaire, lorsqu'un problème dit de conversion est observé, ce qui se fait normalement en trouvant une T4 haute et une T3 basse à l'examen sanguin.
La T3 en supplémentation peut aussi être nécessaire, lorsqu'il existe un problème d'assimilation de la T4 pour diverses raisons.
La T3 en supplémentation peut aussi être nécessaire afin de donner un petit coup de pouce à l'organisme pour qu'il produise la T3. En effet l'organisme a besoin de T3 pour produire la T3. Donc si au départ il y a un manque trop important, on peut alors donner un petit traitement afin d'aider l'organisme pour la conversion de la T4 en T3.
La T3 en supplémentation peut aussi être nécessaire dans le cas de la surveillance de cancer. Il est parfois nécessaire pour faire la scintigraphie de contrôle, d'arrêter le traitement substitutif afin de faire grimper la TSH pour que les cellules thyroïdiennes puissent se gorger de l'iode. La T4 étant très longue à s'éliminer complètement (plusieurs semaines) le traitement de T3 permet de passer cette période sans avoir trop de symptômes d'hypothyroïdie. La T3 doit cependant être arrêtée quelques jours 4 à 6 avant l'examen.
Cela dit il existe maintenant un traitement qui permet d'obtenir une TSH haute, sans arrêter le traitement substitutif : le Thyrogen. Mais il coûte très cher 400 € une dose, et 2 doses sont nécessaires. D'où le fait qu'il soit peu utilisé, mais ce sont aussi les effets secondaires possibles qui peuvent empêcher son utilisation.  

Remarque générale des hormones : Les hormones thyroïdiennes T3 et/ou T4 ne doivent être prises que lorsqu'il y a une insuffisance ou absence de production d'hormones. 
Ces traitements ne doivent pas être prit pour maigrir. 

Ces traitements ne sont pas incompatibles avec une grossesse. Au contraire, ils sont mêmes utiles et nécessaires pour le bon développement du foetus. 
Une carence en hormones thyroïdiennes pouvant nuire au développement du foetus. 

Dosage.
Si il s'agit du Cynomel, on prend 1/4 de cp pour commencer. Le matin au lever. Lorsqu'on augmente, on prend le traitement au mieux en deux prises. Matin et midi en laissant bien un écart minimal de 6 heures. 
Si il s'agit de l'Euthyral, on commence alors aussi toujours par 1/4 de cp. 
Si on prend déjà de la T4 par Levothyrox, voir : Passer du Levothyrox à Euthyral ou ajouter du Cynomel au Levothyrox.  afin de savoir comment introduire la T3.

Traitements de l'hyperthyroïdie.

Néo-mercazole : présenté en comprimés de 20 mg.
Basdène : présenté en comprimés de 25 mg.
Propyl-Thyracil ou Proracyl dit aussi PTU : présenté en comprimés de 50 mg. Dosage maximal possible jusqu'à 1200 mg/jour. Ce traitement est celui qui est privilégié dans le cas de femme enceinte. Le traitement étant effectivement moins agressif il est donc moins à risque pour le foetus.
Tous ces traitements sont utilisés dans le traitement des hyperthyroïdies et de la maladie de Basedow. Ce sont des traitements dit freinateurs.
Attention : Ces traitements
peuvent souvent être responsables d'allergies, ou de la survenue d'une leucopénie (chute des globules blancs). Bien lire la notice de chaque traitement, certains symptômes survenant rapidement dès le début de traitement, doivent être connus, car ils impliquent l'arrêt rapidement du dit traitement. 
En ce qui concerne le PTU, risques d'hépatite médicamenteuse. 

Ces traitements sont inhibiteurs de la thyroperoxydase et  ils diminuent également la transformation des T4 (qui sont peu actives) en T3 (qui sont, elles, les hormones vraiment actives).

La durée du traitement et/ou le dosage peuvent être totalement différents en fonction de la maladie présente.
Dans le cadre d'une "simple" hyperthyroïdie ou dite primaire, le traitement pourra être léger et la durée très courte. La surveillance se fait uniquement sur la TSH, les T3 et les T4.

Le dosage du traitement sera en fonction de l'importance de l'hyper. Il peut aller de 20 à 40 mg, rarement plus important. La durée sera plus courte, et le traitement pourra être diminué et arrêter dès que la fonction thyroïdienne est suffisamment freinée.
Dans le cadre de la maladie de Basedow, le traitement sera important (dosage maximal possible du traitement) dès le départ, quel que soit le traitement utilisé (traitement dit d'attaque qui dure normalement de 1 à 2 mois) et sera diminué progressivement en fonction des taux thyroïdiens, mais aussi et surtout en fonction du taux des anticorps antirécepteurs de la TSH, qu'il faut contrôler régulièrement. Une fois les anticorps bien diminués et au mieux revenus sous la norme, on peut alors diminué de façon plus conséquente le traitement mais toujours de façon progressive.

Remarque :  
Il faut aussi veiller à ce que le médecin établisse une surveillance des globules blancs, tous les 10 jours pendant le premier mois du traitement. Le traitement freinateur, pouvant effectivement très souvent faire chuter le taux des globules blancs.
Lorsque le traitement freinateur a suffisamment freiné la thyroïde, il y a alors un passage obligatoire en hypothyroïdie. Passage qui est traité en associant un substitutif d'hormones type Levothyrox au traitement freinateur. 
Le traitement freinateur est lui diminué en premier et très progressivement. Le traitement substitutif lui est diminué également de façon très progressive afin de ne pas risquer de brusquer la thyroïde, ce qui pourrait avoir comme incidence le retour direct des anticorps antirécepteurs de la TSH. Il faut savoir que les rechutes rapides sont souvent dues à un arrêt trop brutal des deux traitements. 

L'hyperthyroïdie peut également être traitée par cure d'iode radioactif, ceci dans le cas, où le traitement serait insuffisant ou impossible pour cause d'allergie aux composants. 
Attention peut nuire fortement aux chances de procréation. Donc les personnes, hommes ou femmes, en désir d'enfant, ce traitement est à éviter.

Traitement corticoïde ou anti-inflammatoire dans le cas de la thyroïdite de De Quervain.

Ces traitements peuvent être un risque pour une grossesse, pour son bon déroulement mais aussi surtout peuvent nuire au foetus. 
D'où l'importance d'éviter toute grossesse tant que le traitement est en cours. 
Certains traitements pouvant persister dans l'organisme même après l'arrêt, il est préférable d'attendre un délai raisonnable de 6 mois après l'arrêt du traitement avant d'envisager une grossesse. 
Ce délai permet d'éliminer les résidus du traitement, mais aussi permet de contrôler qu'une récidive de l'hyperthyroïdie  ne survienne pas.

dimanche 15 mai 2011

Quand l'opération est-elle nécessaire ?

Une question qui revient souvent. 
Donc on va faire ici le point sur les raisons qui peuvent amener à opérer. 
Mais aussi nous allons voir pourquoi une opération ne doit pas être systématique et n'est pas forcément bénéfique ou "mieux". 
L'opération de la thyroïde présente plusieurs risques qu'il faut aussi connaitre.

Les raisons.

Les nodules.
Comme on peut le lire dans l'article sur les nodules, ils peuvent être une cause et même la première cause d'une intervention chirurgicale. 

Lesquels ?
Un nodule solide : qui peut être considéré comme à risque d'emblée. 
Pseudo-kyste hématique : remaniement d'un nodule solide = opération.
Les nodules mixtes solides et hématocèles peuvent aussi être sujet à opération. 
Hématocèle : si il persiste ou qu'il a récidivé. Mais d'emblée il ne justifie pas d'une opération.
Ces nodules sont généralement des nodules dit froids. 

Il existe un cas de nodule qui demande une opération d'emblée, ce sont les nodules chauds dit toxiques.
Ils sont chauds et dit toxiques lorsqu'ils sont hypers producteurs d'hormones et entrainent une hyperthyroïdie importante.
Les chauds non toxiques, soit producteurs d'hormones, mais sans pour autant provoquer une hyperthyroïdie ou une très modérée, ne sont pas forcément à opérer.

Le goitre. 
Le goitre est une augmentation du volume et de la taille de la thyroïde. L'augmentation peut être uniquement liée à un lobe. Mais le plus souvent on voit les deux lobes et l'isthme augmenter. 

Mais les goitres n'entraine pas pour autant une systématisation de l'opération. Il y a aussi quelques règles. 
Un goitre trop gros qui ne diminue pas sous l'influence d'un traitement. 
Un goitre qui appuie et dévie la trachée et qui ne permet pas d'attendre qu'un traitement puisse le faire diminuer. 
Un goitre dit plongeant et qui peut nuire aux voies respiratoires. 
Voir : le goitre. 

Les maladies. 
Le cancer bien entendu. 
Le cas d'une maladie de Basedow qui résiste au traitement. 
Mais aussi une maladie de Basedow qui récidive trop rapidement après l'arrêt du traitement. 

Quels sont les risques d'une opération ?
  1. L'anesthésie comme dans toute opération est le premier risque.
  2. Le risque des hémorragies. La thyroïde est en effet très vascularisée.
  3. La glande thyroïde est la très proche voisine des cordes vocales ce qui peut mettre en avant le risque de les toucher, voire, fort heureusement rarement, de les sectionner.
  4. Elle est aussi très proche du nerf récurrent, qui est un nerf qui fait partie des nerfs crâniens. Il passe sous l'artère sous -clavière, remonte vers le larynx et innerve l'oesophage, le larynx, la trachée. Le nerf de gauche est une branche pneumogastrique et est est donc plus ancré dans la thorax. A droite il "longe" la trachée et le l'oesophage.
  5. Les glandes parathyroïdes qui contrôlent le calcium et le phosphore et qui sont "collées" à la thyroïde. Elles font souvent les frais de cette opération et se voient elles aussi enlevées en même temps que la thyroïde. Cela dit il est très rare que toutes soient enlevées. Elles sont normalement au nombre de 4 bien que des personnes peuvent en avoir 6 ou 8. Donc il en restera toujours mais une surveillance du calcium et du phosphore sera alors nécessaire de façon régulière.

Autres question : pourquoi ne pas opérer lorsque la thyroïde ne travaille plus ?
Pourquoi la conserver ?
Ce n'est pas parce que la thyroïde ne travaille plus correctement qu'elle ne sert plus à rien.
On ne s'en débarrasse pas parce que la thyroïde est une glande très importante. 

La thyroïde participe à la régulation du calcium en produisant la calcitonine qui elle élimine le trop de calcium par les urines. Plus de calcitonine et on peut alors se retrouver avec tous les problèmes liés à une hypercalcémie, mais sans pour autant avoir vraiment une hypercalcémie. 

Même si il existe des traitements qui permettent de nous aider en cas de manque d'hormones, ce n'est pas non plus la solution idéale. Il peut y avoir des problèmes avec les traitements qui peuvent ne pas être bien assimilés voire pas du tout par l'organisme et là cela peut être alors mortel. La thyroïde qui fonctionne même au ralentit peut continuer d'aider l'organisme et surtout permet de tenir le temps de trouver une solution au problème. Par la substitution, par exemple, de traitement seul et unique de T3.

On n'opère pas non plus dans le cadre d'une maladie d'Hashimoto, sauf si nodule ou goitre comme vu plus haut sont présents. 
Dans le cas des anticorps de Hashimoto et là on parlera surtout des anti TPO, le problème est encore différent puisque les anticorps détruisent la thyroïde. Donc pourquoi aller subir une chirurgie qui risque d'entrainer plein de problèmes, alors que les anticorps font le boulot en "douceur" ?  
Car même si Hashimoto détruit la thyroïde, le peu qu'elle peut encore travailler et les années qu'elle peut encore le faire, permet de limiter les dégâts sur l'organisme ou sur la vie tout simplement. 
La destruction de la thyroïde par les anticorps peut être freinée par l'apport d'un traitement en limitant leur nombre et leur action.

Donc l'opération de la thyroïde n'est pas systématique et ne doit pas l'être.
Il faut savoir que bien des personnes opérées, regrettent cette opération.

dimanche 8 mai 2011

Don du sang - don d'organes.

La question est récurrente et surtout il y a des changements qui sont survenus et donc une mise au point s'impose.

Avant une personne ayant une maladie auto-immune et quelle que soit cette maladie, ne pouvait plus donner son sang et ne pouvait pas devenir donneur d'organes.

La pénurie aussi bien en sang que en don d'organes, a fait que les priorités ont été revues et  il est possible de donner son sang et être donneur d'organes, mais il existe toujours certaines conditions.
Les conditions habituelles + les conditions liées à la maladie auto-immune et qu'il s'agisse du sang ou des organes, les conditions sont différentes. Mais c'est surtout au niveau du don d'organes que la situation a changé. Au niveau du sang, il semble effectivement que les choses en soient restées au même point et que donc les porteurs de maladie auto-immune ne sont toujours pas autorisés à donner leur sang. 

Le don du sang.

Pour le don du sang les conditions habituelles sont :
Être en bonne santé et peser au minimum 50 kg sont les deux principales conditions.
Être en bonne santé : c'est la condition principale qui ne permet pas aux personnes ayant une maladie auto-immune de pouvoir donner, puisque cette condition n'est d'emblée pas remplie. 
Les maladies auto-immunes incluant souvent un symptôme précis : la fatigue. Fatigue qui est un obstacle incontournable pour le don du sang. Fatigue = pas de don de sang possible.

Conditions en fonction de l'âge.
  • 18 à 50 ans : tous don
  • 50 à 60 ans : un don n'est plus possible : granulocyte
  • 60 ans : lors du premier don, un avis favorable doit être émis par le médecin responsable des prélèvements
  • 65 ans : don de sang total possible mais après avis du médecin
  • 70 ans : plus autorisé. Sauf pour les personnes au sang rare et qu'il y aurait des besoins urgents de ce type de sang.
Quand donner son sang ?
On ne peut pas être donneur quand on veut. Il y a des délais à respecter. Comme une des conditions principales est d'être en bonne santé, certaines découlent donc de source, mais il est tout de même bon de les préciser pour plus de clarté et surtout savoir quel délai il faut impérativement respecter. 
  • après un accouchement il faut un minimum de 6 mois
  • si vous avez eu une maladie virale telle que grippe, gastro-entérite,...etc , il y a un délai de au moins 2 semaines après la fin des symptômes. 
  • prise de traitement comme des corticoïdes ou des antibiotiques (comprimés) il faut un délai de 14 jours minimum après la fin du traitement
  • après une opération chirurgicale un délai de 1 semaine à 4 mois est nécessaire
  • après un soin dentaire pour une carie, 1 jour de délai
  • un détartrage c'est un délai de 7 jours
  • vous avez fait un piercing ou un tatouage, 5 mois de délai
  • un voyage dans un pays avec risque de paludisme, il faut 4 mois après 1e retour, mais le prélèvement de plasma est possible. 
Ce qui ne permet absolument pas le don du sang.
  • toute personne mise sous tutelle ou curatelle
  • les homosexuels hommes (décision non définitive)
  • les personnes ayant changé de partenaire sexuel, un délai de 4 mois est nécessaire après le premier rapport non protégé
  • une fatigue excessive (anémie, règles hémorragiques pour les femmes,...)
  • diabète insulino-dépendant
  • prise de béta-bloquant
  • épilepsie traitée
  • femme enceinte (voir délai d'accouchement)
  • maladies transmissibles par le sang : VIH, hépatite B et C, syphilis,...
  • si vous avez eu une transfusion sanguine et ce même si c'est très ancien
  • un séjour en Angleterre au moins un an entre 1980 et 1996 (contamination de la vache folle)
  • les drogués et anciens drogués par intraveineuse
Liste non exhaustive. 
Mais les restrictions sont plus basées sur l'état général d'une personne et pas forcément axées sur une maladie comme une auto-immune. 
Lors de votre don du sang, vous aurez un entretien médical qui permettra au médecin de décider si le don est possible ou pas. C'est encore le meilleur moyen de savoir si c'est possible pour vous ou pas.


Remarque :  Possibilité de don de sang autologue ou auto-transfusion. Cela signifie qu'en vue d'une intervention chirurgicale particulière, on peut vous prélever votre sang, qui vous sera alors retransfusé pendant l'opération en cas de besoin. 
Mais il peut y avoir d'autres circonstances qu'une intervention chirurgicale pour ce type de don comme par exemple chez les sportifs afin d'augmenter leurs performances. Pratique considérée comme dopante et donc son interdiction est actuellement en cours de validation.

Pour en savoir plus, et connaître le détail du déroulement d'un don, voici deux liens utiles :  

Le don d'organes.

Quand on parle de don d'organes, il n'est pas question uniquement de don d'organes après le décès. Mais on peut dans certaines situations donner de son vivant, comme par exemple un rein, une partie du foie, de la moelle,...etc. 
Dans le cas du don d'organes du vivant, des analyses précises sont faites et donc la compatibilité donneur-receveur est analysée automatiquement. En général ce type de dons, se font en plus au sein de la famille. 

Pour les dons d'organes après le décès.
Qui peut être donneur ?
Tout le monde sans critère d'âge peut décider de devenir donneur.
Pour les mineurs l'autorisation des parents ou des responsables légaux est indispensable. Mais si le mineur avait fait part de sa volonté de devenir donneur, c'est le choix du mineur qui sera pris en compte. Les parents ne pourraient pas aller contre ce choix.
Pour les tout jeunes enfants qui décéderaient, les parents peuvent décider que leur enfant soit donneur.

Condition de santé.
Aucune condition particulière n'est demandée. 
Avant les personnes ayant des problèmes de santé particuliers comme les maladies auto-immunes, n'étaient pas autorisées à être donneur. 
Maintenant c'est donc possible, et c'est le médecin préleveur qui jugera si le don peut être fait ou pas, en fonction du dossier médical du donneur et de la gravité même de l'état de santé de la personne receveuse. 

On peut donner l'exemple :
Par exemple, un organe atteint d’une hépatite B peut être greffé à un patient qui a déjà fait face à cette maladie par le passé, ou encore à un patient qu’il faut greffer en extrême urgence car sa vie en dépend ; l’hépatite est alors traitée après la greffe. Dans tous les cas, le patient est informé des enjeux et il doit donner son autorisation en toutes connaissances de cause avant d’être greffé. Ce genre de décision délicate est prise au cas par cas, avec l’intervention d’experts.
Donc ici, on constate que même si il y a maladie auto-immune, le don est possible.
Ce qui je pense ne manquera pas de rassurer plusieurs personnes qui s'étaient vues retirer cette possibilité et qui en étaient bien déçues.

Liens utiles et pour en savoir plus et en détails surtout :

mardi 3 mai 2011

L'hypophyse et la thyroïde.

L'hypophyse comme on le sait est le chef de la thyroïde.
L'hypophyse a aussi son chef : l'hypothalamus.

Elle contrôle les glandes comme les surrénales, la thyroïde mais toujours sous l'impulsion de l'hypothalamus. Je vais plus souvent utiliser le terme hypophyse seul, mais il faut toujours garder en mémoire qu'elle est sous l'influence directe de l'hypothalamus. Il est vrai que pendant très longtemps, les médecins croyaient que l'hypophyse était la glande qui régulait tout dans l'organisme. Jusqu'au moment, où il y a eu la découverte de l'hypothalamus et de son vrai rôle.
Ici nous allons apprendre un peu le rôle global de l'hypophyse dans l'organisme et plus précisément bien entendu, son rôle direct et l'impact qu'elle peut avoir sur la thyroïde.
Pour cela, on va d'abord commencer par énumérer ce qu'elle produit et brièvement ce à quoi cela correspond dans l'organisme. Pour plus de renseignements spécifiques, il faudra vous en référer à des sites spécialisés qui m'ont aidée à rédiger cet article, dont vous trouverez les liens en fin d'article.

Elle produit plusieurs hormones.
L'hormone de croissance : produite par les cellules somatotropes dans la partie antérieure de l'hypophyse (anté-hypophyse).
Cette hormone permet la reproduction des cellules.
Un manque de production de cette hormone, induit ce qu'on appelle le nanisme.
Une surproduction induit le gigantisme et l'acromégalie.

La prolactine : produite par les cellules dites lactotropes de l'anté-hypophyse.
Elle permet :
  • la croissance des glandes mammaires. 
  • permet la synthèse du lait (lactation)
  • induit également une sensation de plaisir et de plénitude après un orgasme.
Elle peut subir très souvent une perturbation importante lors des dysfonctionnements thyroïdiens. D'où l'intérêt qu'il y a de la faire contrôler et ce même sans suspicion de dysfonctionnement hypophysaire. 

L'hormone folliculo-stimulante ou FSH : produite par les cellules gonadotropes de l'anté-hypophyse et aussi par une hormone de l'hypothalamus la GnRH = Gonado Tropin Releasing Hormone.
Elle permet  chez la femme :
  • la production de l’œstradiol
  • la production d'une enzyme qui permet la conversion des androgènes en œstrogènes. 
  • la croissance des follicules
  • l'ovulation
Elle permet chez l'homme la production d'une hormone l'inhibine B indispensable à la production des spermatozoïdes. (la spermatogénèse)


L'hormone lutéinisante ou LH : produite par les cellules gonadotropes de l'anté-hypophyse.

Chez la femme, elle permet l'ovulation.
Avec la FSH elle permet la production de la progestérone et des œstrogènes par le corps jaune.

Chez l'homme elle permet surtout la production de la testostérone, en biofeedback (rétro-action) sur l'hypophyse et l'hypothalamus pour la production de LH.

L'hormone corticotrope ou adrénocorticotrophine ou encore dite ACTH : produite par par les cellules basophiles de l'anté-hypophyse.
Elle stimule les glandes surrénales qui produisent le cortisol mais aussi les catécholamines soit l'adrénaline et la noradrénaline.
Elle produit aussi, la testostérone et l'aldostérone.

L'hormone mélanotrope ou MSH = Melanocyte Stimulating Hormone : produite par les cellules mélanotropes de l'hypophyse.
Elle agit sur les mélanocytes de la peau. Ce qui permet de donner la couleur à la peau et le bronzage notamment.

La thyréostimuline ou TSH : produite par l'anté-hypophyse.
Elle permet la régulation de la production des hormones thyroïdiennes.

L'hypothalamus sécrète en fonction des besoins d'hormones thyroïdiennes, la TRH ou Thyreotropin Releasing Hormone. Envoyée ensuite vers l'hypophyse qui elle produit alors la TSH.
Normalement donc la TSH est produite en fonction du taux de la TRH mais pas toujours. Il existe en effet des éléments à prendre en compte qui peuvent venir perturber la production de la TSH.
En priorité elle peut être perturbée par les corticoïdes produits par les glandes surrénales.
La présence de dopamine et somatostatine produites par l'hypothalamus, peut induire une diminution de la production de TSH.
En revanche, elle peut être augmentée par la présence des œstrogènes.

Comme on peut le voir plusieurs choses produites par l'hypophyse, peut entrainer une réaction aussi sur la thyroïde comme la production des surrénales, mais aussi les oestrogènes, progestérone, testostérone,...etc.
Donc tous ces points même si ils semblent si différents peuvent se répercuter sur les autres.
La thyroïde sur les surrénales, les surrénales sur la thyroïde, les hormones sexuelles sur les surrénales et la thyroïde, mais aussi la thyroïde et les surrénales sur les hormones sexuelles. Tout est lié.
Donc lorsqu'il existe un problème thyroïdien, il est bon d'aller également contrôler les autres points liés à l'hypophyse et à l'hypothalamus.
Ce que malheureusement trop souvent les médecins ne font pas.

Quant l'hypophyse et l'hypothalamus fonctionnent correctement, tout devrait bien se passer. Non bien entendu, puisque chaque glande peut avoir ses propres dysfonctionnements qui se répercutent alors ou pas, sur les autres glandes ou organes.
Dans le cas de la thyroïde, on sait que un de ces dysfonctionnements peut être dû justement à un problème hypophyse ou hypothalamus ou hypophyse-hypothalamus. Donc soit l'un, soit l'autre, ou les deux.
Pour le savoir, les examens de la thyroïde peuvent souvent en donner l'indication.

Les résultats comme on le sait pour la thyroïde, c'est pour une hyper une TSH très basses avec des hormones très hautes et l'hypo l'inverse soit TSH très haute et hormones très basses.
Or si il existe un dysfonctionnement hypophysaire-hypothalamus, les résultats seront :
Pour l'hyper : TSH et hormones élevées.
Pour l'hypo : TSH et hormones basses.
Mais on peut aussi avoir la variante d'une TSH parfaite correcte soit 0,8 à 1,5 par exemple et des hormones hautes ou basses. 
Et oui, le sens s'inverse pour la TSH.
Pourquoi ?
Nous allons le voir directement.

Le processus normal : L'hypothalamus fait son observation et calcule les besoins en hormones de l'organisme. Il produit alors la TRH qui permet à l'hypophyse de produire la TSH qui permet elle a la thyroïde de produire les hormones en fonction des besoins de l'organisme.
Mais si l'hypophyse, ou l'hypothalamus, a un problème, la TSH ne va pas être représentative des besoins et peut donc même être carrément à l'inverse. Ce qui donne :
TSH et hormones hautes pour l'hyper parce que l'hypophyse ne donnant pas les bons ordres, laisse entendre à la thyroïde qu'il manque des hormones alors qu'en fait il y en a suffisamment voire même déjà trop. Et si cette erreur d'ordres dure trop longtemps il va alors y avoir un excès d'hormones qui va aller crescendo. Ce qui induit alors une hyperthyroïdie.
TSH et hormones basses pour l'hypo parce que toujours l'hypophyse se trompe dans les ordres et indique alors à la thyroïde qu'il y a trop d'hormones avec la TSH basse. La thyroïde alors ne peut pas produire les hormones nécessaires, et cela induit une hypothyroïdie.

Lorsque l'hypophyse se trompe dans les ordres, on appelle cela une hypo ou une hyper secondaire.
Lorsque l'hypothalamus se trompe dans les ordres, on appelle cela une hypo ou une hyper tertiaire.

L'hypophyse peut avoir plusieurs problèmes dont le principal est l'adénome.
Mais il en existe plusieurs formes en fonction des hormones que l'hypophyse produit.
  • adénome lactotrope = excès de production de la prolactine = hyperprolactinémie
  • adénome somatotrope = excès de production de l'hormone de croissance = acromégalie ou gigantisme
  • adénome gonadotrope = ici pas d'excès de sécrétion mais c'est en fait la production de FSH et LH qui n'est pas relâchée dans le sang.
  • adénome corticotrope = excès de production de l'ACTH qui induit un hypercorticisme = syndrome ou maladie de Cushing. 
  • adénome thyréotrope = excès de production de TSH qui induit une hyperthyroïdie. (**)
  • adénomes mixtes : somatotrope et lactotrope en priorité cela dit d'autres associations sont tout à fait possibles.
(**) ce cas est dit rare mais en fait parce que pas diagnostiqué, par faute des bonnes analyses faites.
En effet les médecins ne se basant bien souvent que sur la TSH et le fait qu'elle soit dans les normes, ne permet pas de faire le diagnostic de cet adénome. On peut très souvent passer à côté.

Mais un point important à mettre en évidence. Si des symptômes à type d'hyperthyroïdie sont présents et que la TSH est haute, qu'il existe en plus d'autres signes comme des anomalies de cycle menstruels pour les femmes, etc, il est souhaitable d'insister encore plus pour que les analyses des hormones soient bien faites et bien interprétées par le médecin.

Mais n'oublions pas non plus les insuffisances de production de tous ces éléments par l'hypophyse. Car si l'excès induit un adénome, les insuffisances elles se répercutent automatiquement sur les glandes ou les organes en rapport.
Ce qui induira :
  • Une insuffisance thyroïdienne : l'hypothyroïdie.
  • L'insuffisance surrénalienne : insuffisance de la production du cortisol qui peut induire une maladie d'Addison. 
  • L'insuffisance gonadique qui peut induire une stérilité chez la femme avec une aménorrhée (absence des règles) et une impuissance chez l'homme.


Liens : Hypophyse
Bilan hormonal féminin et stérilité
L'insuffisance hypophysaire (hypopituitarisme)

vendredi 22 avril 2011

Quelles prises de sang faire et quand et quels autres examens ?

Souvent la question revient  : quelles prises de sang sont à faire et quand ?
Afin de s'y retrouver, je vais ici les différencier.

Lors d'un tout premier bilan thyroïdien, donc lorsqu'il y a pour la première fois suspicion de dysfonctionnement thyroïdien et afin de pouvoir avoir le bon diagnostic de suite, il faut :
  • TSH, T3, T4
  • Anticorps antithyroïdiens et les trois soit : antithyropéroxydase dit anti TPO, antithyroglobuline dit anti TG et antirécepteurs de la TSH dit TRAK humain ou TSH Receptor Antibodies humain. Ne me demandez pas la signification du K, je ne la trouve pas.
Pour savoir ce qu'on recherche avec ces premières analyses :
TSH, T3 et T4 : montrent le bon fonctionnement ou pas de la thyroïde et dans la négative, elles nous indiquent quel est le problème hyper ou hypothyroïdie.
Les anticorps antithyropéroxydase : présents dans le cas de plusieurs thyroïdite comme la De Quervain, post-partum ou encore la maladie de Basedow mais dans ces cas, de façon modérée. Mais ils seront très élevés dans le cas de la maladie d'Hashimoto et ce minimum 5 fois supérieurs à la norme.
Les anticorps antithyroglobuline : on pourrait les appelés un peu parasites. Ils peuvent être présents dans toutes les thyroïdites, dans la maladie de Basedow et sont très fréquemment étroitement liés à la maladie d'Hashimoto. Cela dit, ils peuvent aussi parfois ne pas être hors normes au départ et évoluer par la suite, pouvant alors être responsables d'une évolution particulière de la maladie d'Hashimoto. En effet, ils peuvent aggraver l'hypothyroïdie.
Les anticorps antirécepteurs de la TSH : Présents dans la maladie de Basedow. Ils bloquent la TSH qu'ils abaissent fortement mais en même temps ils stimulent la thyroïde qui produit alors des hormones en grand nombre induisant ainsi une hyperthyroïdie.
Cela dit on peut aussi les retrouver dans le cadre d'une hypothyroïdie et souvent associés à une maladie d'Hashimoto.  Dans ce cas présents, ils bloquent également la TSH mais ils ne stimulent plus la thyroïde. Ce qui induit alors l'hypothyroïdie.
Pour en savoir plus voir : Hormones et anticorps : comment tout cela fonctionne-t-il dans la thyroïde ?

Contrôles pour une hypothyroïdie et Hashimoto.
Lorsqu'on débute le traitement, il faut un minimum de 6 semaines pour faire un premier contrôle de TSH, T3 et T4.
Dans le cas d'Hashimoto, les anticorps ne sont plus à refaire. Ils fluctuent tout le temps et ce qui est nécessaire afin de doser le traitement, ce sont les 3 hormones.
Ensuite, les contrôles sont à faire régulièrement de 6 semaines à 3 mois, jusqu'à ce que le bon dosage du traitement soit trouvé.
Ensuite une fois par an, le contrôle est suffisant.

La prise de sang de contrôle doit être faites de préférences dans les mêmes conditions à chaque fois.
Donc soit :
  1. à jeun ou pas. 
  2. prise ou pas du traitement thyroïdien.
  3. dans le même labo.
  4. dans le même créneaux horaire.
  5. dans la même phase du cycle menstruel pour les femmes. 
Si la prise de sang, est juste pour le bilan thyroïdien, il n'est pas nécessaire d'être à jeun.
Si vous faites la prise de sang, avec en même temps d'autres analyses, il faudra bien entendu voir si une analyse ne nécessite pas d'être à jeun. Si c'est le cas bien entendu, on fera l'analyse à jeun. Dans ce cas les résultats thyroïdiens pourraient être légèrement différents mais pas de façon spectaculaire non plus.

Contrôles pour une hyperthyroïdie et Basedow. 
Lorsque le traitement d'une hyperthyroïdie est débuté, il est très important de faire analyser pendant le premier mois et ce tous les 10 jours : NFS + les 3 hormones.
Le traitement freinateur pouvant induire une leucopénie (diminution importante des globules blancs) et une hypothyroïdie, il faut donc pouvoir intervenir de suite suivant les situations si elles se présentaient.
Dans le cas de la leucopénie, un changement de traitement peut être nécessaire voire même l'interruption et prévoir alors, une opération ou une cure d'iode radioactif afin de tuer la thyroïde. 
Dans le cas de l'hypothyroïdie, on pourra ajouter au traitement freinateur un traitement substitutif hormonal type Levothyrox.
Ensuite les contrôles sont à faire également fréquemment soit au moins une fois par mois. Car le traitement freinateur doit pouvoir être diminuer, ou on doit pouvoir savoir comment augmenter le traitement substitutif. Donc les contrôles doivent être assez fréquents. Et là que ce soit hyperthyroïdie ou maladie de Basedow.
Quoique avec une hyperthyroïdie le traitement peut être très vite arrêté, mais de façon progressive toutefois.
En revanche, pour Basedow le traitement dure en général 18 mois.

Des analyses supplémentaires. 
Si il existe certains problèmes : de conversion, d'assimilation, d'interaction médicamenteuses, un impact sur d'autres glandes,...etc d'autres analyses doivent être faites :
  • Bilan lipidique et hépatique : transaminases, phosphatases alcalines, bilirubine, GGT, triglycérides, cholestérol.
  • Surrénales : Cortisol + ACTH.
  • Parathyroïdes : calcium associé à la vitamine D.
  • Risque d'anémie : fer + ferritine, vitamine B9 et B12. 
  • Sélénium, zinc, oestrogène peuvent aussi être analysés. 
  • Vitamine D, car elle est indispensable tout comme l'iode à la production des hormones thyroïdiennes. 
Les prises de sang doivent être faites : Quand et comment faire un contrôle sanguin ?

Suspicion de troubles de la glande hypophyse ou de l'hypothalamus.
Dans ce cas prioritairement on fait les analyses qui sont en rapport direct avec eux soit :
  • cortisol + ACTH
  • FSH + LH
  • prolactine
Et en fonction de ce qui sera observé, on pourra alors compléter les investigations en faisant une IRM.

D'autres examens très importants : l'échographie et la scintigraphie.
L'échographie, dès qu'il y a un doute sur un dysfonctionnement thyroïdien. Le bilan sanguin pourrait ne pas être vraiment révélateur et dans ce cas l'échographie elle pourrait être très utile. Car si elle montre des anomalies, il faudra alors surveiller l'évolution de très près mais aussi pourra alors justifier l'instauration d'un traitement. Car une thyroïde saine ne produit ni goitre ni nodule. Donc si la thyroïde montre l'un ou l'autre ou les deux alors cela signifie qu'elle est en difficulté.
Elle se fait aussi ensuite à 6 mois de traitement pour l'hypothyroïdie afin de contrôler si le traitement agit sur la physiologie de la thyroïde.
Avec l'hyper, on peut attendre et la faire comme ensuite pour l'hypothyroïdie à savoir à un an.
Donc on fait une échographie :
  1. dès la survenue du problème thyroïdien, 
  2. à 6 mois 
  3. puis à 1 an et tous les ans ensuite avec une hypothyroïdie.
Pour l'hyper, elles peuvent être espacées, donc une au départ, puis à un an.

La scintigraphie sera surtout privilégiée en cas d'hyperthyroïdie. Mais elle peut être utile aussi dans le cadre de l'hypothyroïdie mais elle n'est pas vraiment indispensable et c'est l'échographie qui le déterminera.
Dans le cas de l'hypothyroïdie, elle peut permettre de savoir si il n'y a pas un nodule qui travaille plus que l'autre. Ce qui peut alors donner une explication de l'hypothyroïdie. Un lobe travaille trop mais insuffisamment, mettant l'autre lobe au repos. 
Avec l'hyperthyroïdie en revanche, elle est importante car en cas de nodules, il peut y en avoir des chauds ou encore des toxiques. Et ce sont ces derniers qui sont les plus importants ici. En effet, ces nodules ne répondent à aucun traitement médicamenteux. Leurs seuls traitements est l'opération ou la cure d'iode radioactif.

jeudi 21 avril 2011

La thyroïde, l'iode, les hormones T3 et T4 mais aussi les T1 et T2.

La thyroïde a besoin d'iode pour fonctionner.
Pour cela, elle a des hormones qui lui permettent de le fixer : les T1 et les T2 qui sont des hormones inactives au niveau de l'organisme.

Mais la combinaison de ces deux hormones permettent la production de la T3 active mais également (apparemment) la T3 non active soit la rT3 ou T3 reverse
La T2 seule donne la T4. 

La pompe qui permet aux cellules de capturer les iodures dans le sang, transfert ensuite ces iodures dans le cytoplasme.
Les iodures plasmatiques sont pompées par les cellules thyroïdiennes et ces iodures sont ensuite transférées dans le cytoplasme des cellules thyroïdiennes. Cette pompe permet une concentration dans le cytoplasme quarante fois + que la concentration plasmatique. Donc quand on dit qu'il peut manquer d'iode, il pourrait à la rigueur en manquer dans le sang, mais pas forcément dans la thyroïde, qui pourtant bien que très vascularisée, semble être bien capable de pouvoir encore contenir plus d'iode que de sang.
D'où l'intérêt dans certains cas de faire aussi une scintigraphie même avec une hypothyroïdie. Ce cas est surtout  par exemple, quand on ne trouve pas de cause évidente à l'hypothyroïdie présente. 

En ce qui concerne justement la fixation de l'iode par la thyroïde. 
On administre de l'iode 131, le plus souvent par injection intra-veineuse.
On a alors trois réponses possibles :
  • Euthyroïdie : après 8 heures 20%  de fixation.  Après 24 heures 40% de fixation.
  • Hypothyroïdie : après 48 heures que 5% de fixation.
  • Hyperthyroïdie : après 10 heures 80% de fixation.
Donc quand on fait une scintigraphie, on n'attend jamais aussi longtemps bien entendu pour faire l'examen. Mais là les doses et les délais sont calculés de façon proportionnelle, bien entendu.
Attention : Cela indique tout de même un point important, c'est le délai pendant lequel l'iode radioactif est encore présent dans votre organisme et ce quel que soit le dosage que l'on vous a injecté. Donc prudence dans le contact avec les personnes fragilisées comme les enfants, les femmes enceintes, les personnes malades et les personnes âgées.

Les hormones T1 et T2 sont ensuite "recyclées".
Les T3 et les T4 mais aussi donc des rT3, vont partir elles dans le sang.
Attention : ce sont les hormones libres qui sont actives pas les totales.

Les T4 subissent alors une modification en perdant un atome d'iode et deviennent alors des T3. 

80 à 90% environ des T4 Libres deviennent des T3. Hormones libres qui ne représentent qu'un tout petit pourcentage des hormones Totales, à peines 0,03 %.
L'action des hormones thyroïdiennes est présente après 24 heures pour les T3 et168 heures pour les T4 soit une semaine.
Leur action est donc progressive et très lente.

Lorsqu'il existe des problèmes hormonaux thyroïdiens il est nécessaire donc de contrôler plusieurs choses qu'on connait déjà, citées dans d'autres articles dont La T3 : comment l'organisme la gère-t-il ? mais aussi La pré-albumine, albumine, et la globuline. Des anomalies à ces niveaux peuvent perturber le transport des hormones Totales. Car même si ce sont les Libres qui sont actives, les hormones Totales et les Libres sont liées d'une certaine façon. Mais c'est un phénomène complexe, donc je ne m'étendrais pas ici sur le sujet, mais qui est en partie expliqué dans le lien donné à la fin.

Liens : Les hormones thyroïdiennes iodées.
Influence de la liaison des hormones thyroïdiennes aux protéines plasmatiques sur l’homéostasie de la fonctionthyroïdienne.
Hormones thyroïdiennes.  Technique mais synthétise les différentes phases de fonctionnement de la thyroïde.

samedi 16 avril 2011

Conditions de prélèvement pour le cortisol libre.

Votre médecin vous prescrit une prise de sang afin de contrôler le taux de cortisol libre.
Il faut savoir que cette prise de sang doit être faite dans certaines conditions bien particulières. Ne pas les respecter donnera un résultat erroné.

Les bonnes conditions sont :
  • Repos de 15 à 20 minutes avant le prélèvement.
  • Prélèvement en position couchée. 
  • Prélèvement entre 7 et 9H du matin. L'heure doit être absolument indiquée car le résultat en dépend. 
Si vous faites la prise de sang dans un labo, que vous avez déjà prit votre douche, fait le déplacement en voiture, en bus ou même à pieds tout cela contribue à modifier le taux de cortisol.
Et si on associe à cela, l'attente en salle d'attente, probablement bruyante ou peu agréable, un retard dans les rendez-vous, tout cela induit au stress et le stress fait augmenter le taux de cortisol et donc faussera le résultat.

Et bien souvent les laboratoires ne respectent pas les conditions. Ils n'ont bien souvent pas le temps ou ne veulent pas le prendre.

Le problème avec la prise de sang à domicile, et pour peu que l'infirmière ou infirmier passe à 7 heure du matin chez vous et ne repasse pas au labo avant 9H, le prélèvement peut très vite être dénaturé, car le prélèvement demande à être très vite mit au congélateur avant de faire le dosage.

Donc l'analyse est à faire, mais il faut veiller à ce que ce soit dans les meilleurs conditions possibles.
Voyez avec le laboratoire afin de savoir comment il procède.
Et pour la prise de sang à domicile demandez à votre soignant habituel comment il procède ou demandez-lui alors de passer plus entre 8 et 9 heure que entre 7 et 8.

Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

Pourquoi ce blog ?

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Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

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