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Pour couper court à toute controverse : JE NE SUIS PAS MÉDECIN.
Les informations données ne le sont qu'à titre indicatif. Ces informations découlent de lectures et de recoupements de différentes revues, congrès, et sites médicaux sérieux.
C'est votre médecin qui reste avec vous, décideur de la marche à suivre.
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samedi 27 janvier 2007

Un article sur l'hypothyroïdie.

Un médecin donne le diagnostic de dépression faite à une femme atteinte de la maladie d'Hashimoto.

Ce médecin à le mérite aussi surtout de préciser le rôle important jouer par les deux hormones thyroïdiennes.
De plus, il met en évidence la nouvelle norme maximale de la TSH qui est officielle depuis septembre 2004 (congrès d'Istambul en septembre 2004). Cette norme n'est malheureusement pas encore prise en compte ni par les laboratoires et encore moins par les médecins.

Citation:
De quels genres d’examens dispose-t-on ? Palpation pour le dépistage d’un goitre (gonflement homogène de la glande) ou d’un nodule (‘chaud’ très souvent bénin, ou ‘froid’ parfois cancéreux), analyses sanguines, échographie, scintigraphie voire cytoponction. Karine a ainsi eu droit à sa prise de sang. Le dosage de la TSH révèle effectivement une belle hypothyroïdie, trouble fréquent qui touche une femme sur 100, un homme sur 1000... Cerise sur le gâteau dont elle se serait volontiers privée, Karine souffre d’une maladie auto-immune, la thyroïdite d’Hashimoto. Passage obligé chez un endocrinologue qui ne juge pas indispensable de lui faire passer une scintigraphie, et la voici livrée à une pathologie dont elle ignore tout puisqu’on ne lui a rien expliqué. Elle se contente chaque matin de prendre son comprimé de Lévothyrox (lévothyroxine qui complète la T4 naturelle déficiente) et fait avec. « J’avais presque fini par admettre que je serais dépressive jusqu’à la fin de mes jours, que je devais être plus fragile que la moyenne et moins résistante à la fatigue et au stress » dit-elle… Jusqu’à ce que son état empire encore. Colères noires, crises de larmes, difficultés de concentration, Karine, épuisée, ne se reconnaît plus. Et à nouveau, on lui colle l’étiquette Dépression puisque ‘ses analyses sont bonnes’, comprenez que sa TSH se situe dans les normes des laboratoires, généralement entre 0,4 et 4,4 µUI/l (hyperthyroïdie sous 0,4, hypothyroïdie au-dessus de 4,4)......
Pour lire l'article en entier :
Thyroïde la petite faiblesse qui vous perdra....

Pour les personnes qui ont des difficultés à se faire entendre par leur médecin, éditer-le et garder le précieusement, il pourra vous servir.

Importance de la T3.

Triiodothyronine ou T3

Qu'est-ce que c'est ?
Sous l'influence d'une hormone hypophysaire, la TSH, la glande thyroïde sécrète une hormone à base d'acides aminés appelée thyroxine ou T4 car elle porte 4 atomes d'iode. La T4 est elle-même transformée en T3 (3 atomes d'iode) qui est en moyenne 5 fois plus active.


Comment la T3L agit-elle dans les cellules ?
Cette hormone agit au niveau de toutes les cellules de l'organisme et participe à l'élaboration de l'énergie. Elle s'introduit au niveau des cellules en traversant les membranes cellulaires et en allant se fixer au niveau de l'ADN du noyau cellulaire ainsi que dans la mitochondrie pour stimuler la formation d'ATP (adénosine tri-phosphate), la principale source d'énergie du corps.
Vous trouverez surtout donc une réponse aux possibilités qu'il y a de trouver des douleurs musculaires ou articulaires voire carrément une autre maladie neurologique ou rhumatismale associée à une hypothyroïdie ou une maladie d'Hashimoto.
Et cela explique donc très bien pourquoi des douleurs musculaires sont rencontrées lors d'un mauvais dosage.

Pourquoi elle est importante lorsqu'on tient à sa ligne
Les hormones thyroïdiennes augmentent la consommation d'oxygène et la production de chaleur : c'est le fameux taux métabolique de base (BMR) qui permet de brûler des calories, même au repos. Le BMR diminue avec l'âge, et près de 75% de ce déclin peut être attribué à des altérations qui touchent les hormones thyroïdiennes et leurs cibles donc les cellules et donc les muscles ou différents organes.

Comment elle évolue avec l'âge
Le niveau réel de T3 diminue modestement de l'ordre de 10 à 20% au cours d'une vie d'adulte. En revanche, avec l'âge les tissus périphériques répondent de moins en moins bien aux sollicitations de cette hormone. Donc parfois les symptômes peuvent être présents pas par manque d'hormones mais tout simplement parce que les tissus ne les captent plus.
On peut alors dans ce cas, prendre un traitement substitutif qui permet d'aider à la captation de l'hormone par les tissus. Le comprimés contenant effecitvement des excipients qui permettent cette captation ou fixation.


Les ennemis.
Le niveau de T3 diminue avec :
  • certains polluants comme les dioxines (aliments contaminés par des fumées d'incinérateurs)
  • l'insuffisance, comme l'excès, d'iode
  • les régimes basses-calories
  • les régimes hyperprotéinés
  • les régimes végétariens et surtout végétaliens
  • l'excès de thé vert
  • l'obésité
  • le manque de sommeil
Comment freiner la baisse après 40 ans ?
Alimentation :
  • Consommer régulièrement crustacés et fruits de mer, manger des fruits (le fructose accélère la conversion de T4 en T3).
  • Compléments alimentaires sous avis médical uniquement
  • Le zinc (5 à 15 mg/j), le sélénium (50 à 200 mcg/j) et la tyrosine (500 mg à 1 g/j) favorisent la sécrétion de T3.

Le remplacement hormonal.
Deux médicaments sur ordonnance existent :
- T4 (lévothyroxine)
- T3+T4 (liothyronine + lévothyroxine).

En France, les médecins prescrivent surtout la forme en T4, mais selon plusieurs études, la deuxième forme serait préférable surtout en cas d'obésité et chez la personne âgée.

Liens intéressants :
Étude sur les analyses de la T3.
Hormones thyroïdiennes.

Notions élémentaires.



Pour en discuter, voir forums de la catégorie : Discussions générales (sous-forums : analyses) 

Le rôle des T3 et des T4.

On dit T3 et T4 tout simplement en rapport avec la quantité d'atomes d'iode qui composent les hormones thyroïdiennes. Donc 3 atomes pour la T3 et 4 pour la T4, tout simplement.
Les T3 et les T4 sont des hormones "fabriquées" directement par la thyroïde, avec l'iode et de la thyropéroxydase et envoyées dans l'organisme à l'aide de la thyroglobuline.

La T4 circulant dans l'organisme est intégralement produite par la thyroïde.

60 à 75 % de la T3 utilisée par l'organisme provient directement de la T4.
Le pourcentage restant des T3, provient de la production directe de la thyroïde.
Le foie est l'organe qui convertit le plus de T4 en T3. Donc en cas de problème hépatique, on peut quelque fois se retrouver avec un manque ou un trop* d'hormones T3.

Les intestins, les reins, mais aussi tous les tissus peuvent convertir en fonction de leur besoin, la T4 en T3.
Lorsqu'il existe un manque de T3, on peut le combler avec la prise de Cynomel, du Téatrois (TA3) ou de l'Euthyral et/ou en traitant le problème hépatique surtout puisque c'est le plus gros apport de T3. Si l'explication d'un manque de conversion de T3 ne peut être expliquée par le bilan hépatique, alors il faut aussi contrôler la fonction rénale et intestinale.
Si le problème de conversion est dû à une des autres zones qui ne pratique aussi la conversion, cela peut donner des résultats sanguins un peu bas en T3, mais cela provoquera surtout des symptômes plus spécifiques à la zones qui manque d'hormones.
Par exemple des troubles de la mémoire, le manque de concentration, peuvent être expliquer parce que le cerveau ne convertit pas suffisamment d'hormones T4 en T3.
Donc lorsque ce sont des zones comme cela qui ne produisent pas les hormones nécessaires, c'est l'apport de l'hormones de T3 par traitement qui leur permet d'en avoir.
Donc dire que si les hormones sont en suffisance dans l'organisme par constat de la prise de sang, ne veut absolument pas dire que toutes les zones de l'organisme ont leurs besoins comblés.
C'est un peut le même principe que pour le magnésium qui peut être en suffisance dans le sang, mais si il ne se fixe pas aux muqueuses, ces zones peuvent montrer des signes de carences par des crampes par exemples.

trop* : Le trop d'hormones, peut trouver une solution en traitant le problème hépatique ou alors avec un léger dosage de traitement freinateur de la thyroïde, mais pas facile à utiliser car les effets secondaires peuvent être bien pires que l'excès d'hormones.
En freinant un peu la thyroïde on peut ainsi diminuer la production de T4 ce qui laisse moins de possibilités au foie de produire de la T3.


La T4 doit être en quantité suffisante car elle sert également à la fabrication des hormones T1 et T2 qui elles servent à fixer l'iode dans la thyroïde. L'iode étant le carburant de la thyroïde. Le manque d'iode pouvant être à l'origine d'une hypothyroïdie.

Les T3 sont très importantes au contraire de ce que disent toujours les médecins, car c'est l'hormone qui est réellement active. Elle aide le coeur à travailler, mais aussi le cerveau, les muscles, le système nerveux central,...
Les T3 sont très importantes d'ailleurs dans le développement du foetus. Un manque de ces hormones peuvent entraîner de graves malformations : cardiaques, du cerveau, du squelette, des muscles, du système nerveux central,....
Pour plus d'informations à son sujet, lire : Importance de la T3.

Pour rappel : le fonctionnement hyper/hypo :
La TSH est l'hormone de l'hypophyse.
Lorsqu'il n'y a pas assez d'hormones thyroïdiennes T3 ou T4 dans l'organisme, l'hypophyse envoie des signaux à la thyroïde pour lui dire qu'elle doit travailler. Tous ces signaux correspondent au chiffre de la TSH qui sera alors élevée. Plus l'hypophyse envoie de signaux plus la TSH est élevée = hypothyroïdie.
A l'inverse quand la thyroïde travaille trop, l'hypophyse n'envoie pas de signaux et donc la TSH descend = hyperthyroïdie.

Donc :
hyperthyroïdie = TSH basse - T3 et T4 hautes
hypothyroïdie = TSH haute - T3 et T4 basses.

Evolution de la TSH et de la T4 en fonction de l'âge, de la naissance à l'âge adulte :

Attention : ceci ne tient pas compte des différents tests utilisés dans les laboratoires, donc il peut exister des différences. Ceci est juste un tableau indicatif.
Les valeurs réelles à voir son celles qui seront avec le résultat de la prise de sang sauf au sujet des enfants et encore plus des bébés.

Liens intéressants :
Hormones thyroïdiennes T4 et T3.

Pour en discuter, voir forums de la catégorie : Discussions générales (sous-forums : analyses) 

Qu'est-ce qu'une maladie auto-immune.

Dernière mise à jour : 12/09/2008

Une maladie auto-immune est une maladie provoquée par un dysfonctionnement du système immunitaire.


Définition :
Les anticorps normalement sont sensés protéger un organe, une glande, les tissus des différents virus ou bactéries. Pour des raisons pas encore très évidentes pour le monde médical, ces anticorps se mettent à attaquer ce même organe, glande ou tissus.
C'est pourquoi on parle d'auto-anticorps : qui se retournent contre nous.

Origine :
Les lymphocytes T contrôles les lymphocytes B qui eux fabriquent les anticorps. Le dysfonctionnement vient des lymphocytes T ou la destruction de ceux-ci.

Les causes :
  • Certains médicaments
  • certaines bactéries
  • certains gênes
  • d'autres non encore définies

Les différentes maladies :
  • Maladie de Basedow (hyperthyroïdie).
  • Thyroïdite chronique de Hashimoto (hypothyroïdie).
  • Lupus érythémateux disséminé (LED)
  • Syndrome de Goodpasture pemphigus.
  • Myasthénie.
  • Diabète par insulino-résistance.
  • Anémie hémolytique auto-immune.
  • Purpura thrombocytopénique auto-immun.
  • Polyarthrite rhumatoïde.
  • Sclérodermie.
  • Polymyosite et dermatomyosite.
  • Anémie de Biermer.
  • Maladie de Gougerot-Sjšgren
  • Glomérulonéphrite.
  • Certaines stérilités.
  • Maladie de Wegener
  • Maladie de Horton
  • Périartérite noueuse et le syndrome de Churg et Strauss.
  • Maladie de Still.
  • Polychondrite atrophiante.
  • Maladie de Behçet.
  • Et aussi très probablement d'autres maladies comme
  • Sclérose en plaques (SEP)
  • Spondylarthrite
  • Maladie de crohn
liste non exhaustive
source

Traitements :
Ils peuvent être différents selon les maladies.
Un traitement semble cependant efficace sur plusieurs maladies :

Citation :
PHOTOPHERESE
Cette technique consiste à extraire du sang les globules blancs. Le reste du sang étant réinjecté au malade immédiatement
Le plasma enrichi en globules blancs, est exposé alors à une lumière ultra-violette, puis réinjecté au patient.
Il semblerait que ces globules blancs perdent ainsi leur "pouvoir pathogène
source

Remarque : Une maladie auto-immune à la particularité de TOUJOURS être en présence d'auto-anticorps.
Donc si un résultat donne des anticorps en-dessous de la norme du labo, est un résultat normal qui retire tout risque de maladie auto-immune.

Liens intéressants :
Origine des maladies auto-immunes.
Le système immunitaire.

Pour en discuter, voir forums de la catégorie : MALADIES DE LA THYROÏDE

L'opération de la thyroïde.

Votre médecin et vous avez pris la décision de l'opération thyroïdienne.

L'avant opération
Avant cette opération, vous aurez un rendez-vous avec le chirurgien qui généralement est un chirurgien ORL. Il arrive aussi que ce soit un chirurgien gastro-entérologue ou un chirurgien endocrinologue. Vous aurez également un rendez-vous avec l'anesthésiste, qui vous posera ce genre de questions entre autres :

  • poids
  • taille
  • antécédents médicaux personnels : maladies, opérations,...
  • antécédents médicaux familiaux
  • allergies
  • médicaments pris actuellement
  • fumeur ou pas : si c'est le cas on vous demandera de veiller à ne pas fumer les 48 heures qui précédent l'anesthésie. Dans le meilleur des cas essayer de profiter de cette période pour tenter le sevrage tabagique.
Lorsque la date de l'intervention sera définitivement fixée, on vous communiquera la date de votre entrée et les modalités à savoir si vous devez être à jeun ou pas.

La période pré-opératoire
Généralement, on entre la veille pour y subir les derniers examens nécessaires à l'anesthésie générale (pour ce type d'intervention) : électrocardiogramme, certains examens sanguins peuvent être également réalisés, radio pulmonaire,....
Certains hôpitaux ou cliniques pratiquent les interventions sous hypnose. Si vous voulez tenter cette aventure renseignez-vous lors de votre rendez-vous avec l'anesthésiste.

Lors de l'intervention
L'ouverture pour l'intervention se fait en général dans un pli du cou et horizontalement afin d'éviter que la cicatrice ne soit trop visible après cicatrisation.

Pendant l'opération, suivant la raison qui vous y amène, une analyse extemporanée de la partie ou la totalité enlevée de votre thyroïde sera réalisée. Ceci afin de vérifier si il y a présence ou pas de cellules cancéreuses. Auquel cas cela permet au chirurgien d'approfondir son intervention en enlevant toute la thyroïde et de procéder au besoin à un curage ganglionnaire et être ainsi assuré d'enlever toute trace de risque de cancer.

Le chirurgien pourra alors refermer par différents moyens : agrafes, colle.
Vous aurez surement eu la pose d'un ou deux drains qui sont généralement enlevés au bout de 2 ou 3 jours ceci sans douleur.

La période post-opératoire
Le temps d'hospitalisation est en moyenne de 4 jours, a tendance à diminuer actuellement et les sorties sont souvent faites dès le lendemain, si tout va bien.
Quelques douleurs et soucis post-opératoires peuvent apparaître :
  • douleurs cervicales dues à la position dans laquelle vous êtes tenue pendant toute l'opération.
  • douleurs à la déglutition et la sensation d'un mal de gorge.
  • un problème de voix peut également survenir, le chirurgien pouvant être amener à "titiller" les cordes vocales pendant l'intervention. Mais cela ne dure bien souvent que 2 ou 3 jours. Cette aphonie peut être de niveau variable et nul ne peut le déterminer auparavant. En cas de persistance du phénomène, des séances d'orthophonie pourront être prises.
  • une baisse du taux de calcium dû au fait que pendant l'intervention le chirurgien peut avoir toucher d'une façon ou d'une autre aux glandes parathyroïdes, qui contrôle le taux de calcium dans l'organisme. Le plus souvent la diminution est momentanée et peut durer 2 à 3 mois. On compense par un traitement. Mais le problème peut aussi devenir définitif et la supplémentation sera alors ininterrompue.
  • un risque aussi de problèmes peuvent suivre du au nerf récurrent ou nerf vague qui pourrait avoir été endommagé, pendant l'opération. 
Après l'hospitalisation
A la sortie de l'hôpital, vous aurez un traitement substitutif aux hormones thyroïdiennes T4 : du Lévothyrox en général.
Après ablation totale généralement le médecin comptera environ 1,77 µg par kilo mais le plus souvent au départ un dosage de 75 µg minimum est prescrit.
Après 6 semaines, il faudra faire un bilan sanguin et vérifier les taux afin de réajuster le dosage de Levothyrox au besoin.

Deux cas possibles :
  • vous avez été opéré pour une ablation totale : le traitement substitutif sera définitif et probablement augmenté progressivement, afin que vous trouviez le bon dosage c'est-à-dire celui qui vous convient et avec lequel vous êtes absolument bien.
  • vous avec subi une lobectomie : un traitement substitutif sera prescrit pendant plusieurs mois pour empêcher que le lobe restant ne se fatigue trop vite et se mette à fabriquer des nodules à son tour. ATTENTION ! Deux écoles : il arrive que le médecin ne prescrive pas d'hormone de substitution, et cela engendre bien souvent que le lobe restant se met alors très rapidement à fabriquer lui aussi des nodules = ré-opération assurée.
Il faudra vérifier régulièrement les taux thyroïdiens.
Ce traitement pourra être diminué au fur et à mesure que le lobe restant jouera son rôle et fabriquera la quantité d'hormones nécessaires au quotidien. Et pourra même être arrêté en cas de suffisance de production des hormones par le lobe restant. Il faudra cependant continuer la surveillance échographique annuellement.

Quelques règles importantes :
Remarque 1 :

  • Le Levothyrox doit être prit A JEUN 20 A 30 MINUTES AVANT LE PETIT DEJEUNER. Ceci afin d'éviter qu'une importante quantité des hormones ne disparaisse dans le bol alimentaire et être ainsi digérée avant d'avoir rempli son rôle. Cette condition permet au Levothyrox d'agir pleinement.
  • Si il existe un autre traitement, il faut attendre au minimum 2 heures entre le Levothyrox et ce traitement.
  • Il faut aussi éviter le soja qui inhibe les hormones thyroïdiennes naturelles ou synthétiques. Pour plus d'informations sur le sujet, lire l'article sur les recommandations pour bien prendre le Levothyrox.
Remarque 2 : La cicatrisation suivant votre cas particulier de peau, peut se faire au mieux après trois mois. Certaines crèmes pourront être utilisées en cas de besoin. Parlez-en avec votre généraliste.

Pour plus de précisions :  Quand l'opération est-elle nécessaire ?

Pour en discuter; voir le forum : Opération.

La scintigraphie.

La scintigraphie permet la visualisation des zones thyroïdiennes qui sont actives. Examen indolore et nécessaire lors de la surveillance de certains nodules.
Elle permet également de connaître la nature des nodules : chauds ou froids.
Les froids étant ceux qui peuvent être ou devenir cancéreux.

Le déroulement :


On vous fera soit une injection d'iode 123 (mauvaises images et le coût est onéreux) ou soit une injection de Technétium99m qui donne un meilleur rendu d'images.

Vous patienterez une vingtaine de minutes (en général mais certains établissements augmentent ce temps d'attente) et on vous installera soit totalement couché ou en semi-couché, ceci en fonction de l'appareil utilisé.

L'appareil fera une série de petits aller-retours au dessus de votre cou et donnera une image :

Nodules froid ou non fixants (hypofixiants) = 16 à 17% des cancers
Chaud ou hyperfixants = 20 à 30 % des nodules = isofixants =" 8%".
Remarque
: Si vous faites une scintigraphie corps entier (
contrôle de cancer thyroïdien), avec apport d'iode 131, il faut veiller à arrêter le traitement hormonal au moins 4 semaines avant l'examen.
L'apport du thyrogène permet d'éviter le passage en hypothyroïdie très invalidant en attente de l'examen et il permet donc de ne pas arrêter le traitement substitutif.

Liens intéressants :
Qu'est-ce que la scintigraphie ?
L'iode. 

L'échographie et la cytoponction.

L’ÉCHOGRAPHIE permet la visualisation de la thyroïde par envoi d'ultrasons et renvoi son image sous forme d'un écho. Examen parfaitement indolore, il permet aussi la réalisation des cytoponctions dites alors sous écho-guidage.

C'est un examen indolore, rapide de diagnostic et d'obtention des résultats. 


Elle permet de mesurer la taille de la thyroïde, de constater la présence ou non de nodule, leur nature : se référer au chapitre des nodules.
 

Lorsqu'un ou des nodules  très gros (25 à 30 mm) ou montrent des signes de risques de malignité, comme par exemple si on est en présence d'adénopathies satellites, présence de calcifications ou micros-calcifications,... etc. On pourra par le biais d'une échographie réaliser une CYTOPONCTION. En général à partir d'1 cm, on peut ponctionner. Mais on ne ponctionne pas les nodules inférieurs à 1 cm. Trop petits ils sont difficiles à piquer.


Cet examen est réalisé sous écho-guidage généralement et par un médecin spécialisé dans ce genre d'intervention.
Examen pas plus douloureux qu'une piqûre normale. Un simple petite gêne peut perdurer deux ou trois jours après l'acte.

A l'aide d'une aiguille longue mais fine, on va retirer des cellules contenues dans le nodule afin d'en faire l'analyse en anatomopathologie. Cette analyse permettra de connaître la nature du nodule, s'il contient des cellules thyroïdiennes, des cellules cancéreuses,.........
Examen utile lorsque l'on est en présence de nodule froid mais certains nodules froids. Tous ne sont pas à risques. On ne ponctionne pas les nodules chauds.


Généralement, il faut une huitaine de jours pour avoir le résultat qui est envoyé directement au médecin prescripteur.
l'annonce d'un cancer ne devant jamais être faite en laissant le patient seul devant ce diagnostic.
L'annonce doit donc être faite lors d'une consultation et le médecin expliquera et répondra aux questions éventuelles.

Lien utile : L'échographie
Histoire de l'échographie.


Pour en discuter voir le forum et sous-forums : Discussions générales.

Le goitre

Un goitre c'est un grossissement de la glande thyroïde.

Il peut être dépisté par une simple palpation par votre médecin généraliste. Ce geste devrait d'ailleurs faire partie des gestes qui doivent être fait systématiquement par votre généraliste à chaque consultation au même titre que la prise de la tension artérielle, de l'écoute cardiaque et pulmonaire.


Plusieurs examens sont alors possibles :

Une radiographie (très rare) : qui permet de vérifier si ce goitre n'effectue pas de pression sur la trachée artère. Ce qui peut d'ailleurs entraîner une gène à la déglutition. On peut également avec cette radiographie voir si il existe ou pas un goitre plongeant. Cet examen n'est pas systématique et est même relativement rarement pratiqué. Mais il faut savoir que votre médecin peut vous le demander et donc ne pas en être surpris.

Une échographie thyroïdienne : qui permettra de savoir s'il s'agit d'un goitre nodulaire ou multi-nodulaire. On pourra également voir si le nodule est liquidien, plein ou mixte. Voir l'article sur les nodules.

Une scintigraphie : Devant un goitre inhomogène (ou bosselé) l'examen est systématique. Toujours être sûre que pour cet examen il n'y a pas de grossesse en cours.

Les différents goitres :

Goitre homogène en euthyroïdie :

Le plus souvent féminin car peut être influencé par la vie hormonale de la femme (menstruation, grossesse, ménopause)
Il peut être de taille très variable allant de l'invisible à la palpation au très gros. Il sera lisse et régulier.
Ce gendre de goitre peut apparaître à cause d'une carence en iode.
Le traitement sera en général la prise de Levothyrox ou L-thyroxine pour mettre la thyroïde au repos.
Les goitres trop importants seront eux l'objet de la chirurgie.
D'autres raisons pour un tel goitre :
- Thyroïdite d'Hashimoto
- Trop d'iode
- Sel de lithium
- Antithyroïdiens
- Le nitrate de l'eau potable

Goitre homogène en hyperthyroïdie :
Maladie de Basedow : voir l'article qui explique la maladie.
Hyperthyroïdie : mais dans le cas d'un apport trop important en iode. Dans ce cas le traitement sera soit attendre que l'organisme se nettoie seul de cet apport supplémentaire en iode. Ou alors on utilise des produits freinateurs : Néomercazol, Basdène, PTU, Tapazole.

Thyroïdite de De Quervain : en général ne nécessite que dans de très rares cas un traitement par des AINS et des béta-bloquants.

Un adénome thyréotrope (exceptionnel) : présence possible lorsqu'il existe une élévation des T3 et des T4 ainsi qu'une élévation de la TSH.

Goitre homogène en hypothyroïdie :

Thyroïdite d'Hashimoto : Le goitre sera lisse, mobile, non compressif. Le traitement sera toujours un apport en hormones T4 plus une surveillance stricte car risque d'une augmentation du volume et d'une évolution vers un lymphome (très rare).

Goitre inhomogène en euthyroïdie (ou bosselé) :

Il peut retrouver un ou plusieurs nodules.
La scintigraphie permet de montrer des zones de nodules hypofixiants (ils seront vus liquidiens ou pleins lors de l'échographie), iso ou hyperfixiants.
Généralement lorsqu'ils sont importants, la chirurgie est de mise suivie d'un traitement par un apport de T4.

Goitre inhomogène en hyperthyroïdie :

Évolution d'un goitre simple ou multinodulaire avec apport d'iode trop important. Le traitement sera médical (freinateur) chirurgical si l'état empire.
Il peut également y avoir présence de nodules toxiques et dans ce cas le traitement sera également chirurgical.

Lien intéressant : Le goitre et les nodules

les nodules

Une thyroïde qui présente des nodules est dite remaniée.
Le nodule est une petite bosse qui peut être constituée de tissus, de cellules thyroïdiennes ou de liquide.
On peut le découvrir lors d'une auto-palpation ou d'une palpation effectuée par votre médecin.
On confirme sa présence par le biais d'une échographie où là il apparaît comme une tâche sombre. Il ne renvoie pas l'écho.

Lorsque le nodule fait plus de 1 cm, on peut procéder à une cytoponction écho-guidée et on pourra ainsi prélever le contenu du nodule et l'analyser en anatomopathologie (anapath). Cela permet de dépister éventuellement des cellules cancéreuses.
On pratique également une scintigraphie qui permet de savoir si le nodule est :

Chaud : producteur d'hormones 
Froid : non producteur d'hormone Les nodules froids sont généralement surveillés de très près car ce sont eux qui risquent de dégénérer en cancer.
Toxique : hyper producteur d'hormones.

Les différents types de nodules :
Les différents examens : échographie, scintigraphie cytoponction permettent de bien les différencier.


Nodule chaud avec hyperthyroïdie : adénome toxique hyper producteur, souvent présent chez les personnes âgées. Risque cardiaque et d'emblée on procède à un acte chirurgical sauf si contre indication chirurgicale pour le sujet âgé. Lorsque le nodule est unique et que l'autre lobe est sain, on peut éventuellement pratiqué une cure par iode radioactif pour éliminer le nodule.
Ce nodule met le restant de la thyroïde au repos c'est pour cela qu'on le dit toxique.
Il est hyper producteur d'hormones et donc il y a risque pour l'organisme, surtout le coeur qui peut s'emballer.


Nodule chaud sans hyperthyroïdie : n'évoluera pas de façon constante. On procédera le plus souvent à une surveillance médicale et biologique.

Nodule froid liquidien à l'échographie :

Kyste thyroïdien (contient du liquide) : La cytoponction qui pourra être effectuée (si nodule supérieur ou égal à 1 cm) pourra être dans ce cas le traitement. Dans le cas contraire, on le surveillera.
- Hématocèle (contient du sang) : Il se développera rapidement et sera accompagné de douleurs cervicales, de fièvres très faibles. Si persistance ou récidive on opérera.

Pseudo-kyste hématique : remaniement d'un nodule solide = opération.


Nodule froid solide à l'échographie : Dans ce cas précis on considérera d'emblée qu'un cancer thyroïdien peut être présent. C'est l'analyse anatomo-pathologique qui le déterminera surtout celle pratiquée pendant ou après l'opération.
Dans la plupart des cas : un nodule froid et solide est une indication pour pratiquer une exérèse. Si, il s'agit d'un adénome, on complètera les suites opératoires par un traitement freinateur.


Les autres cas : on procédera à une cytoponction et à un examen anapath.
Toutefois ces résultats ne seront pas fiables à 100 %. Effectivement, il se peut que l'on ait piqué à côté de cellules cancéreuses et de ce fait elles ne seront pas dépistées.
Ou le résultat sera juste douteux. Et c'est seulement l'analyse cytologique qui sera faite après opération qui pourra confirmer ou infirmer l'état douteux.
Pour compléter l'information voir le chapitre Cytoponction.

Nodule froid mixte à l'échographie : Même démarche que pour les nodules solides.


Détermination des nodules lors d'une échographie :


Hypoéchogène : (40% des nodules tous confondus chauds et froids, qui représentent donc 35 à 63 % cancer) ne renvoie PAS l'écho (ou moins que le reste de la glande) : à l'image, ces nodules apparaissent comme des "trous noirs"


Hyperéchogène : (20% des nodules, 4 % cancer) renvoie plus d'écho que le reste de la glande, apparaît plus clair


Isoéchogène : (3 à 28%, 7-25 % cancer) renvoie l'écho de la même manière que le reste de la glande. Il est donc difficile de le distinguer.


Nodule hétérogène : qui est composé d'éléments différents. Il peut donc être solide en partie, liquide dans l'autre voire mixte.

Nodule homogène : qui est de même constitution dans son ensemble.


Les nodules qui risquent de dégénérer sont les hypoéchogènes mais ce n'est pas le seul critère de malignité. Il y a également la présence de :
  • micro calcifications qui montrent que le nodule est relativement ancien et peut déjà avoir commencé à dégénérer,
  • une forme irrégulière,
  • une hypervascularisation,
  • des adénopathies jugulo-carotidiennes,
  • grossissement rapide malgré le Levothyrox,
  • un nodule qui avait diminué et qui regrossit,
  • un nodule qui adhère aux tissus environnants,
  • la présence de ganglions (si supérieurs à 1 cm on les appelle dans ce cas des adénopathies)...
On peut aussi prendre la décision d'opérer en cas :

  • D'antécédents familiaux,
  • Chez les hommes le risque de cancer est plus important, la décision d'opérer sera souvent prise d'office.
REMARQUE : Un nodule entouré d'un halo bien limité est totalement sans risque.
Différence entre un nodule et un kyste :
Un kyste contient toujours du liquide, c'est une espèce de petit sac qui se fixe sur le parenchyme thyroïdien.

Un nodule lui peut être tissulaire, liquidien, mixte, et également dure, c'est une masse ou une saillie qui forme une sorte de renflement. Il fait partie intégrante du parenchyme thyroïdien, c'est-à-dire que le nodule se forme mais ses parois sont la thyroïde elle même, alors que le kyste a des parois qui lui sont totalement propres.

Donc en clair, on peut dire qu'un kyste se trouve sur la thyroïde alors que le nodule lui fait partie intégrante de la thyroïde et se développe dans la thyroïde.

Lien intéressant avec :
Images de cytoponction mais aussi de goitres très impressio
nnants : Attention pour les âmes sensibles donc.
Les nodules

Qu'est-ce que la thyroïde ?



La thyroïde est une petite glande qui se trouve à la base du cou.
L'OMS indique que la taille normale de la thyroïde est en fonction de l'âge, du sexe. On peut donc voir si la taille de la thyroïde est normale ou pas pour chaque individu en se basant sur la première phalange du pouce. Le lobe doit être inférieure à la taille de cette phalange.
Donc en général, les dimensions "maximales" d’un lobe chez l’adulte sont (environ) :

  •  4 à 6 cm en hauteur (h) 
  •  1,5 à 2,5 cm en largeur (l) 
  •  1,5 à 2,5 cm en épaisseur(e)
L'isthme qui est la partie centrale qui relie les deux lobes mesure lui environ 1,5 mm à 2 mm.
Plus généralement, on considère que la moyenne est de 4 cm à 5 cm en hauteur en fonction de la taille de la personne.  Elle pèse de 15 à 30 gr.
Calcul du volume lobaire : V = h x l x e /2
Le volume thyroïdien moyen pour l'homme est de 13,3 cm3, 8,9 cm3 pour la femme. On peut parler de goitre si le volume est au-delà de 20 cm3 pour l'homme, de 18 cm3 pour la femme, et de 16 cm3 pour l'adolescent.


Elle sécrète les hormones :
- la triiodothyronine dite T3.
- la thyroxine dite T4 produite.
- la thyrocalcitonine qui intervient pour la régulation du calcium, en aidant son élimination par les urines mais aussi sa fixation au os.
Remarque : Quand je parle des T3 et des T4, il est toujours question des hormones libres et non des hormones totales. Les hormones libres sont les hormones actives. Les totales sont des hormones qui sont transportées par des protéines et ne sont pas actives. Donc celles qui nous intéressent et qui sont en question dans les articles du blog, ce sont les libres.

Ces hormones sont régulées par la thyréostimuline (TSH = Thyroïd Stimulating Hormon), qui est une hormone produite par l'hypophyse.
Lorsque la thyroïde fonctionne correctement, elle produit au fur et à mesure de nos besoins quotidiens, les hormones T4 et T3, mais en très petite quantité pour cette dernière. La quantité la plus importante étant issue de la conversion de la T4 au niveau du foie.

L'apport en iode est un élément important pour le bon fonctionnement de la thyroïde.
    • Un trop fort apport en iode peut entraîner une hyperthyroïdie : la thyroïde s'emballe et fabrique en trop grand nombre les hormones thyroïdiennes ce qui entraîne une accélération de l'organisme.
    • Un manque d'iode entraîne une hypothyroïdie : la thyroïde ne fabrique plus assez d'hormones, ce qui entraîne un ralentissement de l'organisme.
La vitamine D est aussi un élément nécessaire à la production des hormones thyroïdiennes. C'est pourquoi il n'est pas rare de voir une insuffisance voire une carence importante en vitamine D associée à l'hypothyroïdie. Et un apport simplement de vitamine D, peut alors suffire à aider la thyroïde qui pourra à nouveau produire des hormones en quantité suffisante.

Rôles de la T4 :
Elle n'a aucune action directe sur l'organisme mais peut avoir une influence au niveau du ressentit.
Elle permet la fabrication des autres hormones :
  • La T1 et la T2 : qui permettent de fixer l'iode dans la thyroïde
  • La T3 : qui est l'hormone réellement active 5 fois plus que la T4.
  • La rT3 : hormone inactive qui bloquent l'action de la T3. 
Rôle de la T3 :
  • croissance staturo-pondérale : un manque au moment du développement du fœtus peut entraîner un problème osseux, mais le développement de l'enfant sera normal in utéro. Après la naissance un manque interfèrera sur la taille et le poids.
  • utile au système nerveux : un manque lors du développement du fœtus ainsi que dans les premiers jours qui suivent la naissance peuvent être à l'origine du "crétinisme" (devenu extrêmement rare dans nos régions). D'où l'importance :
    • d'une surveillance thyroïdienne pendant la grossesse surtout chez les mamans hypothyroïdiennes ou Hashimoto. Les mamans sous traitement freinateur pour hyperthyroïdie.
    • dès la naissance le test de Guthrie permet de dépister rapidement une hypothyroïdie congénitale et ainsi parer à toute complication en apportant rapidement un traitement d'hormones substitutives.
  • coeur : interfère sur le rythme cardiaque
    • accéléré = hyperthyroïdie ou maladie de Basedow
    • ralenti = hypothyroïdie ou maladie d'Hashimoto. Mais il existe d'autres formes d'hypo et d'hyper.
  • oxygénation : elles augmente l'oxygénation au niveau des muscles, rein, foie, cerveau et surtout le cœur. Et régule la température corporelle.
  • muscles : en hypothyroïdie = provoque des douleurs en contraction musculaire et un manque de force - en hyperthyroïdie = provoque une fonte musculaire.  
  • poids : un manque donne un risque de cholestérolémie ainsi qu'une prise de poids.
Fonctionnement :
Lorsque le corps a besoin d'hormones thyroïdiennes, l'hypophyse envoie des signaux à la thyroïde. Ces signaux sont chiffrés par la TSH. Si l'organisme manque d'hormones, l'hypophyse va envoyer un nombre considérable de signaux à la thyroïde et la TSH sera donc élevée. Si, il faut moins d'hormones, il y aura moins de signaux et la TSH sera donc basse.
L'iode est pour une part très importante dans la fabrication des hormones.
On le trouve dans la plupart des aliments de notre nourriture habituelle : poisson, fruits de mer, mais aussi dans les produits laitiers, la viande, les oeufs et sans oublier le sel de table iodé.

Le bilan sanguin :
Pas besoin d'être à jeun. Lors du bilan sanguin si les analyses sont dans les normes thyroïdiennes on dit qu'il y a euthyroïdie. Les normes peuvent différer d'un laboratoires à un autre. Il est donc nécessaire pour un meilleur suivi de faire les contrôles biologiques dans le même laboratoire et surtout dans les mêmes conditions = à jeun ou pas ; sous Levothyrox ou pas.

Les chiffres seront hors normes en cas :
D'hyperthyroïdie :
TSH basse T4 élevées T3 élevées
Mais il existe une variante : TSH basse, T3 et T4 dans le dernier tiers supérieur de la norme. On appelle cela une hyperthyroïdie frustre.

D'hypothyroïdie :
TSH haute T4 basses T3 basses
Une variante également : TSH haute, T3 et T4 dans le premier tiers inférieur de la norme. On appelle cela une hypothyroïdie frustre.

La TSH a déjà eu plusieurs valeurs :
1970 - 85 : 1 à 10, 1985 - 90 : 0,3 ou 0,6 à 5,
1990-2000 : 0,3 ou 0,4 à 4 et donc depuis septembre
2004 : la nouvelle valeur est de : 0,3 ou 0,4 à 2,5, La valeur maximale n'est pas encore actuellement bien retenue par les médecins et les laboratoires. Certains médecins commencent malgré tout à tenir compte de cette nouvelle norme.
Texte en anglais :
The New TSH Reference Range (0.4-2.5 mIU/L)
Dr. Carole Spencer began the program with a discussion of the clinical implications of the new thyroid stimulating hormone (TSH) reference range proposed in the consensus guidelines from the National Academy of Clinical Biochemistry (NACB) (www.nacb.org). She focused on how to interpret TSH values used to diagnose thyroid dysfunction and monitor levothyroxine therapy.
source


Et en français :
L’étude récente de suivi de la cohorte Whickham a trouvé que les sujets avec une TSH sérique > 2 mUI/L lors de leur première évaluation ont eu une probabilité plus élevée de développer une hypothyroïdie pendant les vingt prochaines années surtout si les anticorps antithyroïdiens étaient élevés. Cette augmentation de probabilité a été aussi observée pour les sujets négatifs en anticorps. Il est probable que de tels sujets avaient des taux faibles d’anticorps antithyroïdiens, mais ceux-ci n’étaient pas détectés alors par la méthode peu sensible par agglutination de recherche des anticorps anti-microsomaux. Même les dosages actuels sensibles d’anticorps antithyroperoxydases peuvent ne pas identifier tous les individus présentant une insuffisance thyroïdienne occulte. Dans le futur, il est probable que la limite supérieure du domaine de référence normal pour la TSH serait réduite à 2,5 mUI/L parce que l’intervalle de référence à 95 % des volontaires normaux, rigoureusement sélectionnés, ont des valeurs de TSH, dans le sérum, comprises entre 0,4 et 2,5 mUI/L.
Page 55 dans le site.
source

LIENS INTÉRESSANTS :
Autres hormones, leur utilité, leur fonctionnement

L'histoire de la thyroïde

Les différentes possibilités de la valeur de la TSH et des T4, avant traitement thyroïdien l
TSH abaissée et T4L normale :
- Une hyperthyroïdie à T3L isolée : faire contrôler alors les T3.
- Une hyperthyroïdie frustre et goitre multinodulaire
- Une origine iatrogène = due à un médicament.
TSH normale et T4L abaissée
:
- Possibilité d'une insuffisance hypophysaire vraie.
TSH et T4L abaissées
:
- Une insuffisance hypophysaire
TSH et T4L élevées
:
- Adénome thyréotrope sécrétant
- Résistance aux hormones thyroïdiennes à vérifier par une IRM hypophysaire ou par un test au TRH.
-
Non conversion des T4 en T3 : faire contrôler alors les T3.
T4L isolément élevée :
- Possible cause d'un traitement : amiodarone ou héparine - résistance aux hormones thyroïdiennes = mauvaise conversion en T1, T2 ou T3 : faire contrôler alors les T3.
Liens intéressants :
le B-A-ba par le Professeur Thivolet
La thyroïde

Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

Pourquoi ce blog ?

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Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

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