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ATTENTION : je ne réponds pas par mail. Sauf UNIQUEMENT pour les enfants ou futures mamans. Donc c'est de l'ordre du très exceptionnel. Merci de votre compréhension.

Pour couper court à toute controverse : JE NE SUIS PAS MÉDECIN.
Les informations données ne le sont qu'à titre indicatif. Ces informations découlent de lectures et de recoupements de différentes revues, congrès, et sites médicaux sérieux.
C'est votre médecin qui reste avec vous, décideur de la marche à suivre.
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mardi 19 mars 2019

Les traitements pour la thyroïde. (récapitulatif)

Dans les articles qui concernent l'hypothyroïdie et l'hyperthyroïdie ou les thyroïdites, vous retrouverez les traitements qui correspondent à chaque pathologie.

Ici je fais juste un récapitulatif rapide de ces différents traitements afin de trouver facilement les informations qui sont nécessaires : lequel prendre, à quel moment, quelle raison, quel dosage, les risques éventuels,... etc. 
Plus de détails sont donnés dans les articles des maladies. Ici je résume au mieux ce qu'il faut connaitre de ces traitements.

Traitements de l'hypothyroïdie.

Levothyrox présenté en comprimés = de 25 µg à 200 µg.
L-Thyroxine présenté sous forme de gouttes = utile lorsqu'il faut un dosage plus précis et surtout utile dans le traitement des hypothyroïdies congénitales chez les nourrissons. 1 goutte = 5 µg.
Euthyral présenté sous forme de comprimés = 100 µg de T4 et 20 µg de T3 permet un apport de T3 mais est très difficile à doser, car l'augmentation ou la diminution d'une hormone entraine l'augmentation ou la diminution de l'autre. N'est plus remboursé sécu, mais est soumis à ordonnance médicale.
Cynomel présenté sous forme de comprimés = peut être associé au Levothyrox lorsqu'il existe un manque de T3 (est remboursé sécurité sociale),
Téatrois (TA3) présenté sous forme de comprimés = apport de T3 qui peut être associé au Levothyrox (pas de remboursement sécurité sociale) 

Tous ces médicaments sont pour le traitement de toutes les formes d'hypothyroïdies. Ils permettent de mettre la thyroïde au repos. Ils aident la thyroïde ou ils la remplacent en totalité.

Le Levothyrox et le L-Thyroxine sont des hormones de substitution en remplacement de la T4 que fabrique naturellement la thyroïde. Les traitements de T4 doivent être débuté à leur dosage le plus faible soit 25 µg et on procède ensuite à une augmentation très progressive de 12,5 en 12,5. Allez trop vite et avec un dosage trop important peut induire bien des problèmes. 
Pour les prendre dans les meilleurs conditions voir : Recommandations pour bien prendre le Levothyrox.
Remarque :  doit être privilégié, le traitement d'abord à base de T4. Car l'organisme va lui même de façon naturelle produire la T3 à partir de la T4 ainsi présente dans l'organisme.

Quand la T3 est-elle alors nécessaire ? 
La T3 en supplémentation est surtout nécessaire, lorsqu'un problème dit de conversion est observé, ce qui se fait normalement en trouvant une T4 haute et une T3 basse à l'examen sanguin.
La T3 en supplémentation peut aussi être nécessaire, lorsqu'il existe un problème d'assimilation de la T4 pour diverses raisons.
La T3 en supplémentation peut aussi être nécessaire afin de donner un petit coup de pouce à l'organisme pour qu'il produise la T3. En effet l'organisme a besoin de T3 pour produire la T3. Donc si au départ, il y a un manque trop important, on peut alors donner un petit traitement afin d'aider l'organisme pour la conversion de la T4 en T3.
La T3 en supplémentation peut aussi être nécessaire dans le cas de la surveillance de cancer. Il est indispensable pour faire la scintigraphie de contrôle, d'arrêter le traitement substitutif afin de faire grimper la TSH pour que les cellules thyroïdiennes puissent se gorger de l'iode. La T4 étant très longue à s'éliminer complètement (plusieurs semaines) le traitement de T3 permet de passer cette période sans avoir trop de symptômes d'hypothyroïdie. La T3 doit cependant être arrêtée quelques jours (4 à 6) avant l'examen.
Cela dit, il existe maintenant un traitement qui permet d'obtenir une TSH haute, sans arrêter le traitement substitutif : le Thyrogen. Mais il coûte très cher 400 € la dose et 2 doses sont nécessaires. D'où le fait qu'il soit peu utilisé, mais ce sont aussi les effets secondaires possibles qui peuvent empêcher son utilisation.  

Remarque générale des hormones : Les hormones thyroïdiennes T3 et/ou T4 ne doivent être prises que lorsqu'il y a une insuffisance ou absence de production d'hormones. 
Ces traitements ne doivent pas être pris pour maigrir. 

Ces traitements ne sont pas incompatibles avec une grossesse. Au contraire, ils sont mêmes utiles et nécessaires pour le bon développement du foetus. 
Une carence en hormones thyroïdiennes pouvant nuire au développement du foetus. 

Dosage.
Si il s'agit du Cynomel, on prend 1/4 de cp pour commencer. Le matin au lever. Lorsqu'on augmente, on prend le traitement au mieux en deux prises. Matin et midi en laissant bien un écart minimal de 6 heures. 
Si il s'agit de l'Euthyral, on commence alors aussi toujours par 1/4 de cp. 
Si on prend déjà de la T4 par Levothyrox, voir : Passer du Levothyrox à Euthyral ou ajouter du Cynomel au Levothyrox.  afin de savoir comment introduire la T3.

Traitements de l'hyperthyroïdie.

Néo-mercazole : présenté en comprimés de 20 mg.
Basedène : présenté en comprimés de 25 mg.
Propyl-Thyracil ou Proracyl dit aussi PTU : présenté en comprimés de 50 mg. Dosage maximal possible jusqu'à 1200 mg/jour. Ce traitement est celui qui est privilégié dans le cas de femme enceinte. Le traitement étant effectivement moins agressif, il est donc moins à risque pour le foetus.
Tous ces traitements sont utilisés dans le traitement des hyperthyroïdies et de la maladie de Basedow. Ce sont des traitements dit freinateurs.
Attention : Ces traitements
peuvent souvent être responsables d'allergies, ou de la survenue d'une leucopénie (chute des globules blancs). Bien lire la notice de chaque traitement, certains symptômes survenant rapidement dès le début de traitement, doivent être connus, car ils impliquent l'arrêt rapidement dudit traitement. 
En ce qui concerne le PTU, risques d'hépatite médicamenteuse. 

Ces traitements sont inhibiteurs de la thyroperoxydase et  ils diminuent également la transformation des T4 (qui sont peu actives) en T3 (qui sont, elles, les hormones vraiment actives).

La durée du traitement et/ou le dosage peuvent être totalement différents en fonction de la maladie présente.
Dans le cadre d'une "simple" hyperthyroïdie ou dite primaire, le traitement pourra être léger et la durée très courte. La surveillance se fait uniquement sur la TSH, les T3 et les T4.

Le dosage du traitement sera en fonction de l'importance de l'hyper. Il peut aller de 20 à 40 mg, rarement plus important. La durée sera plus courte, et le traitement pourra être diminué et arrêté dès que la fonction thyroïdienne est suffisamment freinée.
Dans le cadre de la maladie de Basedow, le traitement sera important (dosage maximal possible du traitement) dès le départ, quel que soit le traitement utilisé (traitement dit d'attaque qui dure normalement de 1 à 2 mois) et sera diminué progressivement en fonction des taux thyroïdiens, mais aussi et surtout en fonction du taux des auto-anticorps antirécepteurs de la TSH, qu'il faut contrôler régulièrement. Une fois les auto-anticorps bien diminués et au mieux revenus sous la norme, on peut alors diminuer de façon plus conséquente le traitement mais toujours de façon progressive.

Remarque :  
Il faut aussi veiller à ce que le médecin établisse une surveillance des globules blancs, tous les 10 jours pendant le premier mois du traitement. Le traitement freinateur pouvant effectivement très souvent faire chuter le taux des globules blancs.
Lorsque le traitement freinateur a suffisamment freiné la thyroïde, il y a alors un passage obligatoire en hypothyroïdie. Passage qui est traité en associant un substitutif d'hormones type Levothyrox au traitement freinateur. 
Le traitement freinateur est lui diminué en premier et très progressivement. Le traitement substitutif lui est diminué également de façon très progressive afin de ne pas risquer de brusquer la thyroïde, ce qui pourrait avoir comme incidence le retour direct des auto-anticorps antirécepteurs de la TSH. Il faut savoir que les rechutes rapides sont souvent dues à un arrêt trop brutal des deux traitements. 

L'hyperthyroïdie peut également être traitée par cure d'iode radioactif, ceci dans le cas, où le traitement serait insuffisant ou impossible pour cause d'allergie aux composants. 
Attention peut nuire fortement aux chances de procréation. Donc les personnes, hommes ou femmes, en désir d'enfant, ce traitement est à éviter.

Traitement corticoïde ou anti-inflammatoire dans le cas de la thyroïdite de De Quervain.

Ces traitements peuvent être un risque pour une grossesse, pour son bon déroulement mais aussi surtout peuvent nuire au foetus. 
D'où l'importance d'éviter toute grossesse tant que le traitement est en cours. 
Certains traitements pouvant persister dans l'organisme même après l'arrêt, il est préférable d'attendre un délai raisonnable de 6 mois après l'arrêt du traitement avant d'envisager une grossesse. 
Ce délai permet d'éliminer les résidus du traitement, mais aussi permet de contrôler qu'une récidive de l'hyperthyroïdie  ne survienne pas.

mardi 29 mai 2018

L-thyroxine Henning de Sanofi.

Bonjour,

Le L-thyroxine Henning  comprimés des laboratoires Sanofi, qui était approvisionné depuis octobre 2017, a maintenant reçu son AMM définitive pour la France. Ce qui implique son inscription  sur la liste des spécialités remboursables par la sécurité sociale . 

Donc toutes celles et tous ceux qui sont en difficultés avec le Levothyrox nouvelle formule ont un médicament de plus pour trouver une solution stable et durable pour leur traitement.

Quelques difficultés peuvent survenir en changeant de traitement. Il faut attendre les 6 semaines habituelles afin d'éliminer tous les excipients de l'ancien traitement et que les nouveaux puissent être pris en compte uniquement par l'organisme. 

Il se peut que vous ayez besoin de plus d'hormones avec ce traitement. 

Il existe dans les mêmes dosages que le Levothyrox soit : 25μg, 50μ, 75μg, 100μg, 125μg, 150μg, 175μg et 200μg.

Pour rappel, il existe des alternatives au Levothyrox : 
- L-thyroxine Henning de Sanofi, en comprimés 
- L-thyroxine des laboratoires Serb, en gouttes. La production a été doublée et donc il n'y a plus de risque de pénurie.
- Thyrofix de Unipharma. Quatre dosages : 25 µg, 50 µg, 75 µg et 100 µg. 

J'indique également Euthyral laboratoire Merck qui est composé de 100 µg de T4 et 20 µg de T3. Le problème est qu'il est possible que ce traitement ait aussi vu ses excipients modifiés. Peu de patients en prennent et donc on n'en parle peut-être pas. Si quelqu'un a des informations à ce sujet, qu'il ou qu'elle me contacte. Merci.

mardi 5 mai 2015

La détox, c'est de l'intox !

Actuellement, une mode entraine bien des personnes à vouloir "nettoyer", "purifier" leur foie. 
Alors réalité ou leurre ? 
Pour y répondre, il faut faire le point sur ce qu'est le foie, et surtout quel est son rôle. (de façon très succincte, voir liens en fin d'article pour plus d'informations détaillées.

Qu'est-ce que le foie ? 
Le foie est une glande et même la plus grande de l'organisme. 
Il est très vascularisé.
Il travaille en étroite collaboration avec la vésicule biliaire. Ils sont indispensables à la digestion en produisant des enzymes qui servent à l'intestin grêle. 
Le foie permet surtout :
  1. la digestion des graisses
  2. il synthétise l'urée
  3. aide au métabolisme et au stockage des vitamines
  4. produit des substances anti-toxiques mais aussi protectrices
  5. produit le fibrinogène (coagulation du sang)
  6. stocke le glycogène (famille des glucides)
  7. il détruit les globules rouges et blancs devenus inutiles
  8. il limite les effets néfastes possibles des médicaments
En résumé, son rôle principal est de capturer, de transformer et de rendre complètement inoffensives les substances toxiques que nous pouvons absorber en respirant, en avalant, en mangeant ou en buvant.
Donc le foie est un véritable et même le meilleur ouvrier de nettoyage, d'épuration de notre organisme. 

Comment peut-on penser une seule seconde, qu'un organe capable de purifier l'ensemble de l'organisme de façon aussi nette et aussi précise ne pourrait-il pas se nettoyer, se purifier lui-même ? 
Le foie fait très bien son travail tout seul.

Le foie n'est perturbé, ou endommagé que par certaines substances comme l'alcool surtout en grande quantité et de façon répétée. 
Certains virus comme ceux des différentes hépatites. 
Des anomalies génétiques. 

Liens utiles :  



mardi 23 décembre 2014

Articles de médecins

Beaucoup de médecins se fient aux recommandations ministérielles, ou/et de la sécurité sociale, et soignent surtout les chiffres des résultats au détriment du seul vrai intéressé : le patient. 

Mais des médecins eux, fort heureusement, ne suivent pas ces exemples et soignent vraiment leur patient.
Plusieurs médecins sont assez clairs dans leur façon de voir les maladies de la thyroïde mais aussi surtout de les traiter. Certains écrivent des articles, qui pourraient vous servir afin de convaincre votre généraliste ou endo, de changer de façon de faire.

Un article qui met surtout en avant le fait que la TSH seule n'est pas suffisante et qu'il faut tenir compte également des hormones dont voici un extrait :

Quelles sont les hormones à doser en cas de problème de thyroïde ?

Dr Catherine de Goursac : La thyroïde est une glande située à la base du cou, qui produit des hormones thyroïdiennes dénommées T3 et T4, sous le contrôle d'une autre hormone, la TSH (pour thyroid stimulating hormon), sécrétée par l'hypophyse. En France, on diagnostique classiquement les troubles de la thyroïde en dosant le taux de TSH. Pourtant, il semble parfois indispensable de mesurer les taux d'hormones T3 et/ou T4. Pourquoi ? Parce que par exemple, une diminution spécifique de l'hormone thyroïdienne T3 augmente le risque de maladies cardiovasculaires. Par ailleurs, avec une même commande de TSH, on peut se retrouver avec des taux différents de T3 et de T4. Il faut savoir que la T4 se convertit classiquement en T3 (seule la T3 est active), à l'aide de plusieurs micronutriments (manganèse, sélénium, iode…). Il arrive pourtant parfois que le taux de T4 soit élevé et celui de T3 très bas car la conversion se fait mal. Ainsi, une personne légèrement carencée en manganèse ou sélénium peut avoir un taux de TSH normal et pourtant présenter une hypothyroïdie parce qu'elle n'a pas suffisamment d'hormones T3. Au final, lorsqu'un dysfonctionnement thyroïdien est suspecté, il faut réaliser un dosage de la TSH, mais il est également important de doser les vraies hormones thyroïdiennes : T3 et T4.
Source : entretien avec le Docteur Catherine de Goursac Médecin anti-âge et nutrition. 
Et pour en savoir plus. 

Il y a aussi dans le même ordre d'idées : L'hypothyroïdie de type 2. De Bruno Lacroix qui est physiologiste, expert en nutrition et micro-nutrition. Conférencier international en médecine fonctionnelle.
Voir à ce sujet l'article sur le blog : La T3 : comment l'organisme la gère-t-il ? 

L'état dépressif ou "dépression" ?
Beaucoup de patients, sont aussi diagnostiqués dépressifs et se voient alors confiés aux bons soins d'un psychiatre. Or quand un psy connait bien son travail, il connait bien les risques des hormones thyroïdiennes d'être la cause d'une "dépression", qui est bien souvent plus un état dépressif qu'une vraie dépression pouvant nécessiter, elle, des anti-dépresseurs ou autres anxiolytiques. 
Dans le cas d'un état dépressif par manque d'hormones thyroïdiennes ou d'un trop, ce qui peut parfaitement arriver, les seuls traitements efficaces, sont les traitements thyroïdiens. 
Si c'est une hypo qui cause un état dépressif, c'est la supplémentation en hormones T3 et T4, et surtout les T3, qui permettra une nette amélioration. 
Si c'est une hyper, le traitement freinateur permettra l'amélioration.  A savoir que jusque dans les années 50 - 60, on traitait, les malades d'hyperthyroïdie et surtout ceux de la maladie de Basedow, en asile psychiatrique.

Pour faire valoir auprès de votre médecin, que ce sont vos hormones qui sont en cause, les articles suivants sont très importants : 
Dépression fondation canadienne
Dépression et thyroïde

Autres situations féminines.


vendredi 4 octobre 2013

Faire la différence

Souvent, on a tendance à vouloir mettre sur le compte de la maladie et/ou de son traitement certains symptômes qui surviennent. C'est quelque chose de naturel mais pas forcément vrai.
Donc faisons un peu le point à ce sujet.

En automne, vos cheveux tombent plus que d'habitude. 
  1. ce n'est pas forcément la maladie ni le traitement, mais tout simplement la saison qui est propice à cette chute de cheveux augmentée. Cela peut être aussi le cas au printemps. 
  2. ce peut aussi être un problème de fer. En excès ou si il y a carence. 
  3. il peut aussi être question de carence en certaines vitamines ou de minéraux.
  4. une augmentation du taux de la testostérone, qui peut survenir avec la prise de contraceptif oral.
  5. après un accouchement.
  6. la survenue de la ménopause pour les femmes ou l'andropause pour les hommes.
  7. un problème génétique.
  8. le stress.
  9. attention aussi à l'utilisation de shampoing non adapté à votre type de cheveux. Quand on a une maladie, la nature même du cheveux peut en être modifiée et donc il se peut que vous soyez amené à changer aussi le type de shampoing.
Vous avez des problèmes de selles molles voire des diarrhées. 
Il peut aussi ici y avoir plusieurs causes.
  1. un problème intestinal qui demande une consultation gastro-entérologique.
  2. pensez éventuellement à prendre un vermifuge. On devrait normalement le faire au minimum 2 fois par an.  Il existe des façons naturelles de se vermifuger. A savoir que la présence de vers peut entrainer divers troubles : nausées, maux de tête, irritabilité, vertiges, difficulté de digestion, mal de dos (le fameux mal de rein,... etc.
  3. un traitement médicamenteux autre que thyroïdien.
  4. votre alimentation. On demande effectivement de manger au moins 5 fruits et légumes par jours mais pour certaines personnes cela peut modifier fortement le transit.
  5. ce phénomène est plus présent en été que les autres saisons : voir aussi l'alimentation qui est alors souvent faite de beaucoup de crudités. Et cela peut être très laxatif, comme par exemple la salade (laitue) mangée le soir.
  6. les boissons. Boire beaucoup d'eau ramolli les selles,
Vous êtes plus fatigué. 
Il faut alors contrôler certains points qui peuvent entrainer de la fatigue :
  1. le fer. On analyse surtout la ferritine. 
  2. le bilan hépatique. Qui comporte surtout : transaminases, bilirubine, phosphatases alcalines.
  3. la vitamine B9 et B12.
  4. la vitamine D.
Vous avez des vertiges.
Plusieurs choses possibles en cause :
  1. les cervicales.
  2. les yeux.
  3. les oreille.
  4. peut nécessité la prise de vermifuge.
En cas de changement, pensez à contrôler ces différentes possibilités. Cela permet surtout de ne pas faire d'erreur en venant modifier à tort le traitement. 

mercredi 10 juillet 2013

Levothyrox ou L-thyroxine ?

 ATTENTION : Ce qui suit ne veut pas dire qu'il faut tous passer au L-thyroxine. Car il y a des personnes qui ont un dosage équilibré avec le Levothyrox seul ou une combinaison de Levothyrox et de Cynomel, ou encore sous Euthyral. Dans ce cas ne changez rien. Mais pour les personnes qui ont des symptômes importants de : vertiges, démangeaisons cutanées, excitabilité de la peau, nervosité accrue dès une légère augmentation du Levothyrox, transit perturbé avec perte d'appétit, nausées,... alors oui, cela peut être intéressant.
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Le traitement classique dans le traitement d'une hypothyroïdie est le Levothyrox. 
Est-il le seul traitement ? Non. 
Est-il le meilleur traitement ? Non. 
Eh oui la réponse est non. 

Car en fait le Levothyrox est un traitement qui ne contient que de la T4 mais aussi de nombreux excipients. Et ce sont les excipients qui en fait, semblent poser le plus de problèmes. 
Il existe aussi Euthyral qui lui contient de la T4 et de la T3, l'hormone active. Il contient également de nombreux excipients similaires à ceux du Levothyrox. Le traitement étant produit pas le même labo. Euthyral donne de meilleurs résultats, car il contient de la T3. Mais il a un petit problème, c'est que si on veut augmenter ou diminuer une hormone, on en fait autant avec l'autre et pourtant ce n'est pas forcément ce qui serait l'idéal.
Il existe aussi le L-thyroxine qui est de la T4 uniquement aussi comme le Levothyrox mais à la différence qu'ici il s'agit de gouttes et donc moins d'excipients et surtout différents de ceux du Levothyrox. 
Voir : Les traitements pour la thyroïde. (récapitulatif) pour en savoir plus sur les différents traitements.

Le Levothyrox, permet normalement d'apporter des hormones T4 qui seront ensuite converties par différents organes dont principalement le foie, en hormones T3, qui sont elles donc les hormones actives et donc extrêmement importantes. 
Logiquement, on devrait se sentir mieux, ce qui arrive le plus souvent. Mais il y a des personnes, nombreuses malgré tout, qui ont des effets secondaires à la prise du Levothyrox. Effets secondaires que l'on a tendance à indiquer comme étant les symptômes d'hypothyroïdie. Mais en fait, il est fort probable que ce soient les excipients du Levothyrox qui soient en cause.

Actuellement plusieurs personnes ont fait, ou font une expérience qui tend à prouver que c'est bien ce qui se passe. 
Ces différentes personnes, dont je suis, en fait ont modifier leur traitement pour prendre du L-thyroxine, donc le traitement en gouttes. 
Je dirais ce qui se passait pour moi puis je donnerai un autre exemple précis et vous verrez ainsi où se situent les différences. 

Mon cas. 
Avec le Levothyrox, je ne pouvais pas augmenter le dosage sans subir très rapidement des symptômes désagréables comme : insomnies, bouffées de chaleur (ménopause mise à part, je tiens à le préciser), maux de tête. Donc afin d'éviter ces problèmes j'ai réussi à trouver un dosage de Levothyrox qui me laissait tranquille. Soit 50 µg seulement. Mais il y avait aussi un gros manque de T3. Donc je prenais en supplément 1/2 Cynomel (ne contient que de la T3) en 2 prises de 1/4 de comprimé.
Les derniers résultats sanguins avec ces dosages (je ne donne pas la TSH car elle est sensiblement la même et de toute façon ne nous éclaire pas vraiment, ce qui importe ce sont les deux hormones) : 
T3 : 3,65 norme du labo 2 à 4,4.
T4 : 0,84 norme du labo 1 à 1,6.
Donc T4 très basses et malgré la prise en traitement elles ne volaient pas haut.

J'ai ensuite commencé la L-thyroxine avec 1/2 cp de Cynomel. Mais très vite, au bout d'une dizaine de jours, j'ai du diminuer le Cynomel et donc je ne prenais plus que 1/4 de cp.
Les nouveaux résultats après deux mois de prise de 10 gouttes de L-thyroxine soit 50 µg, et 1/4 seulement de Cynomel :
T3 : 4,16
T4 : 0,99. 
Donc augmentation des T4 : ce qui implique que l'organisme assimile mieux le traitement. 
Les T3 plus hautes montrent que la conversion est du coup mieux assurée.  Tout en mettant bien avant que l'augmentation des T3 est tout de même importante puisque je ne prend plus que seul 1/4 de Cynomel. Donc l'augmentation de la T3 est bien due à un apport supplémentaires de T4, même si au final dans la prise de sang elles n'apparaissent pas beaucoup plus hautes.

Et depuis le L-thyroxine des changements importants sont intervenus : 
Fatigue améliorée nettement. 
Des démangeaisons importantes étaient présentes partout sur le corps en étant sous Levothyrox. Je ne supportais plus que du coton sur la peau. Mais surtout il y avait les démangeaisons des mains qui m'avaient fait consulter un dermatologue qui avait conclu à un eczéma. Pommades en tout genre n'y ont jamais rien fait, voire même aggravaient la situation. Une amélioration était cependant survenue à la prise de la T3, mais il y avait encore de très fortes démangeaisons. Grattages multiples qui entrainaient des plaies dans les paumes de chaque main. Depuis le L-thyroxine plus rien du tout. Plus de démangeaison = plus de grattage = plus de plaie. Tranquille.
Vertiges. Avant même sans bouger, en étant couchée, des vertiges survenaient, très violents jusqu'à perte d'équilibre dans certains cas. Ici plus rien du tout. 
Plus de maux de tête. 
Chute de cheveux stoppée. Y a même une belle repousse. 
Transit nettement amélioré. 
Appétit revenu. 
Le coeur fonctionne correctement sans à-coup comme c'était souvent le cas.  
Sensation d'être plus légère, plus dynamique, plus vive physiquement mais d'esprit aussi.
Perte de poids, légère mais sans rien faire de particulier pour. ce qui était impossible avant même si j'avais arrêté de manger pendant 3 jours.
Bref l'impression d'être redevenue au niveau énergie, celle que j'étais avant la maladie. 

Un autre exemple du changement intervenu avec le L-thyroxine, c'est celui de kazoli membre du forum. 
En avril 2013 : avec 125 de Levothyrox + 1 Cynomel
TSH : 0.612 norme 0.27 à 4.20
T3 : 6.3 norme 3.1 à 6.8
T4 : 14.9 norme 12 à 22
Elle était complétement H.S couchée du matin au soir plus bien d'autres symptômes.

Les résultats sous L-Thyroxine et SANS Cynomel, excepté quand elle a un petit coup de mou en fonction des activités,  (même normes) :
TSH : 0.578
T3 : 3.9
T4 : 17.3
Ces T4 sont très augmentées. Les T3 plus faibles logiquement puisqu'elle ne prend plus de Cynomel sauf exception.

Pour les symptômes qui ont disparus sont : 
  1. les vertiges qui empêchent de tenir debout 
  2. une asthénie énorme 
  3. l'impression de peser 200 kg  
  4. une prise de poids inexpliquée : prise de 30 kg inexpliqués en 4 mois
Autres améliorations :
Elle a perdu 20kg depuis la prise de L-thyroxine.
Elle refait depuis des activités sportives endurantes. 
Elle n'a plus de douleurs aux articulations alors que les médecins avaient été jusqu'à un diagnostic de spondylarthrite.
Elle n'a plus de diarrhée. 
Elle n'est plus ballonnée des qu'elle mange.
Elle n'a plus de remontées gastriques.
Elle n'a plus de maux de tête.
Sa libido est bien meilleure.
Retour de sa concentration et de sa mémoire.
Ce qui lui a fait terminer sa liste en boutade, elle me dit qu'elle connait enfin le numéro du portable de son chéri par coeur ;-)

Donc pour les personnes qui ont elles aussi ce type de symptômes depuis la prise du Levothyrox, voyez avec votre médecin pour faire le test de la prise du L-thyroxine. 
Sur cette prise de traitement, il y a plusieurs choses à dire très importantes :
  1. le L-thyroxine se conserve uniquement au réfrigérateur.
  2. 1 goutte de L-thyroxine = 5 µg de T4. 
  3. le traitement apparemment mieux prit en considération, mieux assimilé par l'organisme, il est préférable de prendre un dosage inférieur à celui du Levothyrox. Autrement dit si vous avez un dosage de Levothyrox de 75 µg ne prenez pas pour autant 15 gouttes de L-thyroxine mais par exemple 12 ou 13.
  4. si vous avez une association de Cynomel avec votre Levothyrox, diminuez également le dosage du Cynomel. 
  5. attendre au moins deux mois avant de faire un bilan : TSH, T3 et T4, Les trois analyses sont indispensables. Car au départ vous aurez encore de la T4 et les excipients du Levothyrox dans l'organisme et il faut bien entendu attendre un délai raisonnable afin que le Levothyrox soit éliminé au plus gros de l'organisme et que ce soit le L-thyroxine qui ait bien prit le relais. 


jeudi 1 novembre 2012

Pétition contre l'incompétence des médecins en traitement de la thyroïde.

Une pétition est mise en ligne depuis quelques temps pour qu'une prise de conscience soit faite au sujet des médecins qui manquent de connaissances, voire sont complètement incompétents en matière de thyroïde. Et là je ne parle pas des généralistes, mais bien de spécialistes en endocrinologie, donc spécialiste en hormones qui normalement doivent pouvoir traiter les malades de la thyroïde puisqu'il s'agit d'hormones. 

Malheureusement le constat est souvent fait que les endocrinologues sont "bons", pour le traitement du diabète (encore qu'il faudrait voir ce qu'il se passe réellement pour ces malades) mais en matière de thyroïde, la plupart des endocrinologues ne savent pas gérer les traitements, les dosages, et pire souvent, ils n'arrivent même pas à faire le bon diagnostic. La plupart du temps, pour eux, c'est simple :
  1. hyper = Basedow
  2. hypo = Hashimoto. 
Or on sait que c'est totalement faux et qu'il existe plusieurs formes d'hyperthyroïdies comme il existe plusieurs formes d'hypothyroïdies. 
Et on ne traite pas l'un comme on traiterait l'autre. 
On ne traite pas une thyroïdite de De Quervain, comme on traite une Basedow. 
On ne traite pas une hypothyroïdie à T3 comme on traite une Hashimoto. 

La pétition est  mise en ligne par une organisation internationale. Il se pourrait donc que les choses puissent évoluer de façon internationale aussi.
Il y a des associations pour la thyroïde en France mais aucune ne prend le problème dans ce sens. Or il me semble que le mieux serait de faire évoluer les choses chez les médecins, en amont, pour que le patient n'ait plus à se battre contre la maladie mais aussi contre le médecin.
Chercher et réussir à trouver un bon médecin, revient à chercher pour beaucoup d'entre-nous le Saint Graal ou partir à la chasse au dahu.

Le site qui a mis en place la pétition : Thyroïd Change
Pour la pétition le lien est donné dans l'article mais je le donne ici directement : Signer la pétition. 

mercredi 26 septembre 2012

Les benzodiazépines dans le collimateur de la HAS.

La HAS (Haute Autorité de la Santé) s'inquiète de ce problème depuis 2009 et même avant, mais surtout pour une catégorie de personnes. Voir :  Arrêt des benzodiazépines et apparentés - patient âgé
Or, pourtant on ne voit pas que les choses changent vraiment au quotidien. Les benzodiazépines sont toujours autant prit par les personnes âgées et de tout âge aussi d'ailleurs... malheureusement.
Une campagne d'information vient d'être lancée : Des mesures contre le mésusage des benzodiazépines.

Les méfaits multiples de ce type de traitements, sont bien connus et on sait que le bénéfice-risque n'est pas en faveur du bénéfice. Leur prescription n'en n'est que plus suspecte et surtout anormale. 
L'addiction rapide qui s'installe, l'augmentation des dosages qui est souvent très rapide (attention risque d'épilepsie), le sevrage qui laisse des complications à vie le plus souvent. Mais surtout on retrouvera des symptômes tels que : somnolence, troubles cognitifs, troubles de l'appétit, de la libido,... tout au long de la prise.

Les médecins, bien trop souvent en prescrivent à tort. 
Les spécialistes oui mais aussi beaucoup trop de généralistes et souvent sans qu'ils ne connaissent eux vraiment ces médicaments. Ils sont aussi souvent prescrit pour de mauvaises raisons. Ce type de traitements ne doit pas être prescrit sur le long cours. Ils ne doivent l'être que de façon ponctuelle. Mais malheureusement, les médecins continuent de les prescrire, et le patient de les réclamer au médecin qui ne s'en inquiète pas plus que cela. 
Le patient le réclame, car pour lui, le traitement est devenu une béquille. Un artifice, dont il "pense" avoir absolument besoin, autrement, il ne tiendra pas le coup. 
Or, il s'avère que bien souvent, on tient bien mieux le coup sans. Mais il faut réapprendre à vivre sans. L'accoutumance à ces traitements est telle qu'il faut plusieurs mois, voire années pour faire un sevrage correct. 
Mais le médecin, lui ne se soucie que très rarement du fait que son patient prend un tel traitement depuis des années. 
Attention : l'arrêt ne doit jamais se faire d'un coup, mais toujours de façon très progressive. Il faut demander au médecin d'établir un calendrier de sevrage.
On diminue le dosage de 1 à 2 ou de 5 mg en 5 mg sur des périodes plus ou moins longues. Mais JAMAIS d'un coup.

Un article, parle pour le moment de la question de savoir : Somnifères : faut-il arrêter d'en prendre après 65 ans ? 
Il faut bien commencer à cibler une population.
Mais si des personnes de 65 ans, prennent ces traitements c'est bien souvent depuis plusieurs années, voire des dizaines d'années. 
Il est clair que c'est déjà bien que la HAS s'en préoccupe enfin, mais la cible des + de 65 ans, me semble un peu limite. Car c'est avant la prise qu'il faut intervenir. Autrement dit apprendre ou réapprendre aux médecins dans quels cas, dans quelle durée, dans quel dosage ces traitements doivent être prescrits. Cela évitera de se poser la question :  Somnifères : faut-il arrêter d'en prendre après 65 ans ?

Et surtout, il serait bien que les médecins apprennent à trouver les causes d'un symptôme avant de prescrire un traitement. 
Ça c'est toujours le gros problème actuellement : on traite, et on cherche, ou pas d'ailleurs, la cause. Mais on traite d'abord. Ce n'est guère logique. 

L'article fait état en plus d'un problème très réel et que bien des personnes et surtout les femmes confondent avec de la vraie insomnie : la ménopause. En effet celle-ci est source de bien des troubles et le mauvais sommeil en fait partie. Et traiter ce mauvais sommeil par des benzodiazépines est loin d'être la solution. 
Un traitement hormonal, ou un traitement léger par des plantes peuvent tout à fait faire bien mieux l'affaire et surtout sans risque.
Donc en ce qui concerne la ménopause, il n'est pas nécessaire d'attendre + de 65 ans. Mais dès la pré-ménopause le problème du mauvais sommeil survient. Et c'est même d'ailleurs très souvent un des premiers signes, si ce n'est le premier. Même le bilan hormonal FSH, LH et oestrogène ne montrera pas encore de vraie anomalie et pourtant le mauvais sommeil lui sera déjà là.
La nuit est propice à la production de bien des éléments nécessaires à notre corps pour la journée. Et les hormones en font partie. Et si on dort mal, le processus naturel, ne se fait pas correctement et le problème augmente petit à petit. Et ce ne sont pas des benzodiazépines qui vont régler un problème hormonal.

samedi 4 août 2012

Rupture de stock du Proracyl

Le Proracyl est un traitement prescrit dans le cadre de la maladie de Basedow, surtout chez les femmes enceintes ou les personnes qui auraient eut une réaction allergique au Néo-mercazole.
Il était connu auparavant en France, sous le nom de Propylthiouracile d'où sont abréviation de PTU, et était délivré dans les pharmacies hospitalières uniquement. Il a prit le nom de Proracyl lorsqu'il a été permit d'être délivré aussi dans les pharmacies de ville. 

Ce traitement est en rupture de stock depuis le mois de mai.

Mais depuis début juin, il est possible d'avoir ce traitement par importation sous le nom de Propylthiouracile qui normalement est vendu encore en Belgique, sous ce nom.
Il est donc à nouveau disponible mais uniquement dans les pharmacies hospitalières.
Afin d'éviter des problèmes, le mieux est d'avoir une ordonnance bien distincte d'éventuels autres traitements afin de ne pas être ennuyé lors de la délivrance du traitement.
Il faut ensuite se rendre à la pharmacie du centre hospitalier le plus proche de chez vous.

Il s'agit bien du même traitement. Il n'y a aucun problème à ce sujet. 

A ce jour, soit le 4 août 2012, on ne connait pas la date pour un retour à la normale de mise à disposition.

Voir :  PRORACYL 50 mg, comprimé (propylthiouracile) - Rupture de stock
Et surtout la lettre aux pharmaciens (PDF) au cas où le vôtre ne serait pas au courant.

mercredi 21 mars 2012

T3 et T4 comment les doser, comment gérer les dosages des traitements ?

Généralement, il est dit que pour le mieux, on doit avoir un taux de T4 et de T3 dans le tiers supérieur de la norme des laboratoires. C'est vrai, mais pas toujours.

Un point s'impose, car très souvent il y a une erreur d'interprétation en fonction des traitements prit, soit : 
  1. traitement de T4 seul
  2. traitement de T4  associé à un traitement de T3. 
Quand on prend un traitement unique de T4, comme le Levothyrox ou L-thyroxine, il est effectivement souvent nécessaire d'avoir des résultats des hormones, les deux soit T4 et T3, dans le tiers supérieur de la norme du laboratoire.
Les deux car la T4 est transformée ensuite par l'organisme en T3 qui elle, est l'hormone vraiment active et utile à pour ainsi dire, chaque cellule de l'organisme. Donc il faut beaucoup de T3 pour que notre corps fonctionne au mieux. 

Quand on prend un traitement T4 + T3, il n'est plus nécessaire d'avoir autant de T4 puisque on fait un apport direct de T3, ainsi l'organisme peut se servir directement. 
C'est pourquoi, il est nécessaire de diminuer la T4 avant d'introduire la T3. Voir : Passer du Levothyrox à Euthyral ou ajouter du Cynomel au Levothyrox.

Vous changez de traitement et introduisez la T3, il faut donc bien diminuer la T4 avant. Ensuite vous attendez afin de voir comment les choses évolues. 
Les suites, ne sont pas pour autant : on augmente à nouveau la T4  et la T3.
On peut très bien rester au même dosage de T4 et de T3 si les choses ont évolué positivement. 
On peut aussi conserver ce même dosage de T4 et augmenter légèrement la T3. Les augmentations se faisant en général par 1/4 de comprimé. En reprenant aussi le fait que si on augmente encore la T3, on peut encore diminuer la T4. C'est tout à fait possible bien entendu, et voire même le mieux à faire.
Et ensuite seulement on peut faire un réajustement de T4 mais si et seulement si c'est nécessaire. 
Car l'apport de T3 fait, peut largement suffire pour aller mieux. 
Mais si vous avez trop de T4 - et attention là je ne parle pas d'un trop par rapport aux normes du labo, mais par rapport à vos propres besoins - vous allez avoir des symptômes qui vont entrainer un mal-être. 

Donc quand on fait une introduction de T3, on doit aussi diminuer le dosage de la T4 mais aussi donc souvent veiller à ce que le taux dans le sang ne soit pas trop haut, car trop de T4 (par rapport à vos besoins toujours et pas en fonction des normes du labo) peut donner des symptômes à type d'hyperthyroïdie et peut nuire en plus aux T3, puisque un trop de T4 peut engendrer la production de rT3.
rT3 qui elles peuvent bloquer l'action des T3. 

Des personnes diront : "Oui mais si on prend de la T3 alors pourquoi prendre encore de la T4 ? Ne peut-on pas ne prendre que de la T3 ?"
La réponse est non. 
Car la T4 est oui transformée en T3 par l'organisme mais certains organes font leur petite cuisine tout seul. C'est le cas par exemple du cerveau. Donc pour lui les T4 sont nécessaires. Il peut aussi se servir de la T3 apportée directement, mais le mieux est qu'il puisse faire sa cuisine tout seul. 
Les hormones T3 ou T4 apportées par un traitement sont des amies. Mais il est vrai que le mieux est d'en avoir des naturelles et c'est surtout vrai pour les T3, puisque ce sont les hormones actives. 

Remarque 1 : à chaque fois que je parle d'un trop, il est bien question d'un trop en fonction des besoins de chaque personne et pas en fonction des normes du laboratoire. Ce qui est souvent complètement différent. 

A retenir :
Il faut que chacun puisse trouver SES propres normes. Ce n'est pas facile il est vrai. Mais en allant doucement sur le dosage du traitement et des traitements si on fait un apport direct des deux hormones, on arrive à les découvrir. 

Un trop de T4 peut nuire plus qu'apporter un bénéfice dès lors qu'on prend un traitement de T3. 

Quand on fait un apport de T3 direct, il n'est plus nécessaire d'avoir un taux important de T4.

PS : cet article apparait dans la catégorie Médicaments et aussi dans celle des Hormones, anticorps, TSH,... quel rôle ?
Car difficile de savoir à quelle rubrique unique il correspond le mieux. 

mercredi 4 janvier 2012

Prise de poids : la thyroïde et ses hormones seules responsables ?

On le sait, bien souvent, un problème subsiste lorsqu'il y a hypothyroïdie, c'est la prise de poids, ou l'impossibilité d'en perdre. 
La thyroïde et ses hormones sont-elles vraiment en cause ? 
Et si oui, sont-elles seules ?

Les hormones thyroïdiennes sont très importantes dans le processus.. 
Et elles ne sont pas seules.

En fait, un gène est lui aussi en cause: le gène Mc4r
Ce gène gère les informations de la quantité de graisse stockée dans les tissus. 
Ce contrôle est important pour la production de leptine qui est l'hormone de satiété. Elle permet de réguler l'appétit. Si on en manque, la satiété, n'est pas ressentie, et cela peut entrainer des excès de nourriture. 
Lorsque ce gène fonctionne correctement, cela permet de manger moins mais aussi, cela permet de pouvoir utiliser plus les graisses transformées ainsi en énergie.

Or ce qu'un laboratoire de Recherches à mit en avant, c'est que ce gène était directement lié aux hormones thyroïdiennes. A savoir :
Les chercheurs du laboratoire Évolutions des régulations endocriniennes (MNHN/CNRS) ont montré que l'expression de ce gène est réprimée par un signal du système endocrinien, l'hormone thyroïdienne qui orchestre les dépenses énergétiques de l'organisme. Pour cela, plusieurs zones d'expression du gène Mc4r dans le cerveau affectant le métabolisme et la prise alimentaire ont été étudiées : le noyau paraventriculaire, le noyau arqué et le tronc cérébral. Dans chaque site le Mc4r est réprimé par les hormones thyroïdiennes.
 Les résultats de cette recherche montrent donc que dans le cerveau le gène Mc4r relie directement les informations sur l'état des réserves d'énergie du corps (leptine) avec celles qui régulent les dépenses énergétiques (hormone thyroïdienne). Ces résultats démontrent que le cerveau dispose d'un moyen fin pour ajuster la consommation d'énergie à l'approvisionnement énergétique : les signaux négatifs de l'hormone thyroïdienne sur l'expression du gène Mc4r. Cette constatation a des implications majeures pour la santé humaine, une femme sur huit souffrant de dérèglements de la thyroïde.

Source : Presse du CNRS

D'après ce que j'en ai compris :
Le gène lorsqu'il a suffisamment d'hormones thyroïdiennes, est freiné ce qui permet de réguler les besoins en leptine et surtout permet de bien contrôler les réserves en graisses.
En cas d'hyperthyroïdie où les hormones sont très nombreuses, : il y a augmentation de l'action du gène ce qui diminue la production de leptine et donc augmente l'effet de faim, tout en réduisant les réserves de graisses dans l'organisme.
A l'inverse, l'hypothyroïdie avec son manque d'hormones ne permet pas ce freinage.  La leptine est  produite en grand nombre ce qui entraine la perte d'appétit et de plus ne permet pas le contrôle des réserves en graisses. Il y a alors accumulation.

Résumé :
Eh hyperthyroïdie :  l'action du gène est augmenté = production de leptine diminuée puisque le freinage n'est pas correct = appétit augmenté et réserves des graisses vidées.
En hypothyroïdie :  l'action du gène est freinée trop fortement = production de leptine augmentée = appétit diminué et réserves de graisses conservées, voire accumulation.

Donc, il est clair que le manque d'hormones thyroïdiennes est directement en cause dans le problème de poids. Et que même si un traitement est mit en place, il n'est pas forcément suffisant. Il faut qu'il y ait suffisamment d'hormones thyroïdiennes pour permettre au gène de faire son travail. 
Les hormones qui régulent le mieux les énergies c'est l'hormone T3. C'est elle qui permet à l'organisme de bruler les sucres et les graisses. 

Si une preuve de plus, devait être donnée que les hormones thyroïdiennes et surtout les T3 sont indispensables au bon fonctionnement de l'organisme, cet article, et des plus sérieux puisque il s'agit d'un article du site du CNRS, le confirme bien. A montrer aux médecins sceptiques. Imprimez le lien de la source.

A lire également :  L’hormone thyroïde permet de contrôler l’appétit

lundi 21 novembre 2011

Hypothyroïdie frustre : traitement ou pas ?

L'hypothyroïdie est observée normalement par une TSH haute et des hormones basses. Bien souvent les médecins diront hypothyroïdie seulement et seulement si la TSH est supérieure à la norme maximale et que les hormones T3 et T4 sont elles inférieures à la minimale. Certains médecins même vous diront qu'il n'y a pas d'hypothyroïdie tant que la TSH n'est pas supérieure à 10. De telles médecins sont à fuir au plus vite.
Mais l'hypothyroïdie ce n'est pas forcément de tels résultats. 
On peut effectivement trouver plusieurs variantes :
  1. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont elles parfaitement dans les normes et même dans la partie supérieure de la fourchette de la norme. Exemple : TSH normes : 0,25 à 4,2 résultat à 4 et hormones T3 normes : 2 à 4,4 résultat : 3,6 et T4 normes : 0,90 à 1,70 résultat à 1,45.
  2. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont elles à la moitié de la fourchette de la norme. Soit T3 à 3,1 et T4 à 1,3.
  3. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont elles dans la valeur basse de la fourchette. Soit : T3 à 2,3 et T4 à 0,95. 
  4. La TSH est haute voire supérieure à la maximale et les hormones sont déséquilibrées. Soit les T4 hautes, et les T3 basses. L'inverse impliquerait une hyperthyroïdie. 
  5. La TSH est correcte soit à un taux de 1,5 par exemple et les hormones sont elles déséquilibrées comme l'exemple précédent.
L'hypothyroïdie frustre est donc un peu toutes ces variantes. 
Mais chacune de ces variantes demandent-elles un traitement ou pas ? 

En fait il faut regarder les résultats sanguins mais aussi les symptômes. Mais une chose est aussi très importante c'est la thyroïde elle-même qui nous dira en fait si oui ou non un traitement est indispensable. Il faut donc faire une échographie afin de voir si la thyroïde a produit ou pas un goitre et un ou des nodules. 
Si les résultats sanguins montrent une hypothyroïdie frustre en général les médecins eux disent qu'il n'est pas nécessaire de traiter et laissent alors les choses en l'état, au risque que cela se dégrade voire dégénèrent en cancer si des nodules sont présents. 
Donc essayons de voir pourquoi un traitement est malgré tout indispensable. 

L'échographie montre soit un goitre, soit un ou des nodules ou goitre et nodules associés. Ces points signifient automatiquement que la thyroïde est en difficultés et que si on ne l'aide pas, les choses peuvent dégénérer. 
  1. Le goitre grossit encore plus au point d'en devenir gênant en appuyant sur la trachée artère et provoquant ainsi une gêne respiratoire, des difficultés à la déglutition, en provoquant des fausses-routes, des ronflements ce qui perturbera le sommeil et induira une fatigue diurne encore plus importante,... Mais une thyroïde qui grossit de trop peut aussi induire ce qu'on appelle un goitre plongeant, qui lui demande généralement une opération rapide, car là ce sont les bronches qui peuvent directement être mises en difficultés.
  2. Les nodules eux peuvent grossir, devenir gênant et douloureux, mais il peuvent surtout dégénérer en cancer. 
Donc face à ces différents points, un traitement peut venir en aide à la thyroïde. 
Car une thyroïde qui grossit c'est parce que elle a du mal à produire suffisamment d'hormones pour pouvoir satisfaire les besoins. Pour tenter d'y arriver elle se met à grossir, grossir. 
Et si la thyroïde grossit c'est sous l'influence de la TSH qui est élevée. Plus la TSH est haute, et plus longtemps elle le reste, plus la thyroïde va s'épuiser. 

Pour les nodules présents, si on n'aide pas la thyroïde, elle va continuer à produire des nodules, leur nombre peut donc augmenter, ou alors celui ou ceux qui sont présents peuvent alors grossir fortement ce qui peut demander une opération. On considère qu'un nodule supérieur à 3 cm peut devenir très gênant et peut demander l'opération. Si le nodule ne grossit pas plus, et n'est pas douloureux, on peut laisser les choses en état. Mais sous surveillance échographique et surtout l'aide d'un traitement. Sans quoi le nodule continuera de grossir.

Si on est dans ce type de situations, il faut aider la thyroïde. Comment ? 
En prenant tout simplement un traitement substitutif hormonal type Levothyrox. Pourquoi ? 
Parce que le Levothyrox va apporter les hormones manquantes ou si elles sont toujours en nombre va permettre de faire diminuer la TSH. Et si la TSH diminue la thyroïde va pouvoir se reposer un peu.
La TSH stimule ou freine en permanence la thyroïde. 
Le traitement permet de faire diminuer la TSH en faisant un apport d'hormones T4. 

Le traitement de T4 est-il utile et pas de trop si les hormones sont hautes ? 
Oui et non. Oui il est absolument utile et non pas de trop, tout simplement parce que si actuellement les hormones sont hautes c'est  parce que la thyroïde arrive encore à produire et injecter suffisamment d'hormones dans le sang. Mais comme on l'a vu c'est souvent alors au détriment de sa physiologie qui change et surtout qui se détériore. Donc si on fait un apport d'hormones, la TSH va diminuer, la thyroïde va petit à petit se reposer et goitre et nodules pourront diminuer voire disparaitre.

Que faire si le médecin ne propose pas le traitement ?
  1. Insister sur la présence des symptômes qui ont amené à faire les examens et qui correspondent bien à un problème de thyroïde. Voir la liste des symptômes dans l'article : L'hypothyroïdie.
  2. Insister sur le fait qu'il y ait un goitre ou des nodules. Une thyroïde saine, sans problème ne produit pas de goitre ni de nodule. 
  3. Insister sur le fait que la TSH est haute. Et que si les hormones sont encore correctes c'est au détriment de la thyroïde qui se détériore. Et plus la TSH va rester haute, plus la thyroïde va s'épuiser mais tôt ou tard les hormones finiront à manquer. Et si on traite plus tôt cela permettra surtout d'éviter que la thyroïde ne produise un nodule cancer, ou un goitre gênant qu'on sera alors obligé d'enlever rapidement. Mais souvent dans le cas où les hormones sont encore suffisantes, il y a souvent des hauts et des bas, très importants qui sont difficilement gérables. Le traitement permet d'obtenir une stabilité.
  4. Insister sur le fait que l'on peut faire de la prévention et éviter bien des problèmes par la suite. Une opération de la thyroïde étant fréquente certes mais est très loin d'être anodine, car elle comporte beaucoup de risques. Voir : Cure d'iode ou opération ? 

mardi 18 octobre 2011

Hormones T3 et T4 : conversion, action et blocage de l'action.

Ici nous allons revoir un peu la conversion et l'absence de conversion, mais aussi l'action des hormones et surtout leur prise en compte par l'organisme. Ce qu'une prise de sang, ne peut absolument pas nous révéler.

La thyroïde produit surtout 2 hormones que nous surveillons de près soit la T3 et la T4.
La T4 est une prohormone, une réserve  autrement dit c'est une hormone qui n'est pas active en l'état. Elle est transformée en une hormone qui elle est vraiment active : la T3. La T3 à une action 5 à 8 fois supérieure à la T4.
C'est le foie qui fait surtout cette conversion, mais le cerveau, les reins et les intestins également.

Les besoins en hormones sont différents chez chacun d'entre-nous.
Or nos médecins contrôlent nos besoins en fonction des normes des laboratoires. Normes qui sont bien trop larges et surtout sont "standards" or nous ne sommes pas standard. Et si nos besoins différent en fonction de notre génétique, nos activités, notre alimentation, notre environnement, nos traitements médicaux ou pas, les normes ne peuvent pas nous dire avec certitude que nos besoins sont bien représentés par ces normes.
Autrement dit les chiffres peuvent montrer que tout va bien, alors que nos besoins réels sont plus élevés.
Donc il ne faut pas se fier aux normes pour dire que tout va bien, mais il faut s'en servir pour que chacun d'entre nous trouve les bons taux pour chaque hormones. Aussi bien pour la TSH que les T4 et les T3. Pour chaque hormone nous devons trouver le taux précis qui nous convient, ce qu'on appelle le setpoint.Ce qui implique que à chaque prise de sang de contrôle les trois hormones soient bien analysées. Sans quoi il est impossible de se faire une idée réelle sur ce qu'il nous faut vraiment.

La conversion des hormones se fait donc au niveau de certains organes avec l'aide de plusieurs oliéléments comme le sélénium, le zinc, le fer entre autres.
Donc des carences ou un trop de ces éléments peuvent perturber la conversion. Mais d'autres éléments peuvent aussi être en cause, comme les oestrogènes, le cortisol, ... voir : La T3 : comment l'organisme la gère-t-il ?
Les troubles de la conversion peuvent induire et maintenir une hypothyroïdie ou une hyperthyroïdie alors que même la TSH et les T4 seront elles correctes. Donc la surveillance de la T3 est absolument indispensable à chaque prise de sang.

La conversion faite, on n'est pas pour autant certain que tout se passera au mieux et que surtout on va aller mieux.
Car il faut aussi que les cellules de l'organisme accepte la T3 et que donc celle-ci puisse jouer son rôle.
Le sélénium ici joue un rôle important. Autant il peut aider à la conversion des hormones T4 en T3, autant aussi il est utile pour que la T3 puisse être active au sein de la cellule. 
Et donc même avec un taux de T3 suffisantes dans l'organisme, on n'est pas pour autant au mieux de notre forme, tout simplement parce que les T3 ne sont pas prises en compte par les cellules.  Elles ne sont pas utilisées, donc pas actives. Présentes dans le sang, oui mais elles ne peuvent pas agir dans la cellule.

Plusieurs choses peuvent venir perturber cette action :
* du calcium ou du magnésium en quantité trop importante à l'intérieur des cellules (pas dans le sang, c'est différent) peut être en cause. La cellule étant alors moins sensible aux hormones. Donc une action moindre voire nulle = symptômes d'hypothyroïdie alors que les taux dans le sang peuvent être parfaitement corrects.
* le potassium qui en revanche, lui rendra la cellule plus sensible. Donc une action augmentée et donc certains symptômes à type d'hyperthyroïdie peuvent survenir, sans que pour autant le taux des hormones soient lui excessif dans le sang.Et limite cela peut faire augmenter les besoins en hormones. Donc maintenir malgré tout une hypothyroïdie.
Mais d'autres points importants sont à prendre en compte, et pourtant ce n'est pour ainsi JAMAIS fait, JAMAIS contrôlés par les médecins : les métaux lourds tels que : le mercure, le plomb, l'aluminium,...etc. Voir : Association Ariane : les métaux lourds. Qui explique assez clairement et simplement les problèmes qu'ils peuvent engendrer. Mais vous pourrez trouver bien d'autres sites qui traitent le sujet.
ATTENTION :  le zinc, le sélénium, le fer en trop grande quantité ou carencés peuvent aussi nuire à la bonne action de la T3 au sein des cellules.
Donc là cela implique toujours que l'on peut avoir un taux suffisant de l'hormone T3 dans le sang et avoir malgré tout toujours des symptômes d'hypothyroïdie si l'action des T3 dans la cellule est limitée ou bloquée, ou d'hyperthyroïdie si l'action de la T3 dans la cellule est augmentée ou trop importante.

De plus dans le processus de blocage de l'action des T3 au sein de la cellule, il y a ce dont j'ai déjà parlé dans d'autres articles : les T3 reverse ou rT3.
Hormones produites par l'organisme souvent lorsqu'il y a trop de T4.
Cette hormone est contraire à l'hormone T3 =  elle n'est pas active.
Mais en plus elle a la particularité de bloquer l'action des T3. Et là on se retrouve aussi dans la situation ou même un taux de T3 suffisant dans le sang, peut laisser encore en hypothyroïdie.

Ce ci est valables  en ce qui concerne les hormones T3 produites naturellement pas l'organisme.
Mais à savoir que lorsqu'on a un problème de conversion supplémenté en T3 chimique par Cynomel ou Euthyral, on peut se retrouver dans la même situation. Et ça il faut le savoir.
Donc si on a un problème de T3 à la base avec les hormones naturelles il est fort possible de retrouver ce même problème avec les T3 chimiques.
Ce qui fait que certaines personnes ont alors besoin d'un taux très important de T3 dans le sang, afin d'espérer que le plus possible seront prises en compte malgré tout par les cellules.

Donc on voit bien ici aussi, que se fier uniquement aux résultats de laboratoire et constater les résultats dans les normes est très loin de vouloir dire que tout est correct.
La thyroïde est très loin d'être un problème aussi simple que ce que les médecins laissent entendre du style : "prenez votre petit comprimé et tout va rentre dans l'ordre". On est très très loin de cela.

Site intéressant : Thyroïde : l'art de doser les hormones thyroïdiennes. 

samedi 9 juillet 2011

Les médicaments sont-ils dangereux pour notre santé ?

Dans l'émission : "c'est dans l'air" du 8 juillet 2011, il était question de Médicaments : le grand inventaire. 
Et plus particulièrement les médicaments prescrits chez les personnes âgées. 
Début du résumé de l'émission : 
70 médicaments favoriseraient le déclin cognitif des seniors, augmentant ainsi leur mortalité, selon une étude. Ces résultats relancent le débat sur la dangerosité de certaines molécules, alors que l’Agence du médicament procède à la réévaluation de centaines de produits.
Bien des choses y ont été dites et en résumé, on pourrait dire que seulement 500 médicaments seraient valables et permettraient de soigner la plupart sinon toutes les maladies. Les autres ne servent à rien du tout, n'apportent rien de plus et même pire sont bien souvent plus dangereux encore que la maladie qu'ils sont sensés traiter. 

Mais aussi on y apprend que les médecins ne connaissent pas les médicaments, ce que nous on peut déjà savoir rien qu'en voyant comment les médecins dosent nos traitements ou nous refusent la prescription de traitement comme Cynomel ou Euthyral.
Les médecins ont leur formation pharmaceutique instruite par le laboratoire qui produit le médicament. Donc le côté positif en général, et quelques points négatifs mais jamais la réalité de la dangerosité possible d'un traitement. Bin vi les labos sont pas fous, ils ne font pas scier la branche sur laquelle ils sont assis !
Mais surtout les médecins sont informés de ce que le traitement est sensé traiter, mais pas la cause réelle qui provoque la maladie. Donc le traitement soigne le ou les symptômes mais pas la maladie elle-même. 

Mais aussi la contrainte, pour ne pas dire l'obligation, des médecins de rentrer dans des schémas thérapeutiques, avec peu ou voire pas du tout de marge thérapeutique autre que celle présentée.
Exception faite du cas par exemple de la cancérologue qui intervenait dans l'émission, puisqu'elle a pu, créer un service annexe plus souple mais à quel prix. Pour ceux qui s'en souvienne c'est l'histoire de Terry le petit ange qui a entrainé la mise en place de ce service.  Mais elle affirme "nous sommes marginalisés" puisqu'ils ne suivent pas la règle.
Lorsque la HAS (Haute Autorité de la Santé), par l'intermédiaire d'un questionnaire envoyé aux médecins fait un contrôle sur ces thérapeutiques, on serait à même de penser que ce sont les résultats médicaux qui les intéresseraient. Et bien non pas du tout. Ce qui les intéresse ce ne sont pas les résultats des thérapies, mais savoir si les médecins ont bien appliqué le "schéma thérapeutique" imposé !!
Que des directives soient données c'est normal, mais que ce soit obligatoire, il y a de quoi tomber de haut.
Mais peut-on encore s'en étonner, quand on sait, nous, les difficultés que nous rencontrons avec simplement nos "petits" traitements. 
Mais on y apprend aussi que par exemple des traitements sont testés sur les personnes âgées et cela en plus à leur insu. Certaines maisons de retraites seraient d'ailleurs habituées à ce type de pratiques scandaleuses.

On y met aussi un point en avant, très dangereux pour nos jeunes. La prescription de la Ritaline systématique chez des jeunes enfants dit "agités". On leur apprend dès le plus jeune âge à être dépend d'une substance chimique.
Pire, avant bébé faisait son rot quand on le mettait bien droit la tête sur l'épaule et en lui tapotant un peu le dos, et maintenant on lui donne un médicament. Médicament qui  peut être mortel

A savoir qu'avec une prise quotidienne de plus de 3 à 4 médicaments, il y a risque d'interactions et surtout de dangerosité accrue d'effets secondaires pouvant débaucher sur une nouvelle pathologie. Voire des cas mortels.

Un médecin disait aussi que certains traitements pris, peuvent faire déclarer plus vite une pathologie sous-jacente, comme par exemple une Alzheimer ou un Parkinson.  
Et à propos de Alzheimer, la plupart des médicaments qui leur sont prescrit aggraveraient la maladie pour un bénéfice quasi nul.  
Au sujet des Parkinson, le traitement (Requip) peut induire des addictions comme par exemple l'addiction aux jeux d'argent. 
Le Requip connu aussi sous un autre nom soit Adartrel, est donné en traitement du syndrome des jambes sans repos, syndrome qui en fait n'est pas un problème nouveau du tout mais il s'agit en fait de ce qu'on appelait autrefois les jambes lourdes ou encore impatiences. J'en parlerais dans un prochain article. Avertissement donc aux personnes prenant ce traitement.

Les statines, sont aussi mises en cause dans les douleurs type rhumatismes. 
Des personnes sont traitées par statines pour hypercholestérolémie, et pensent qu'elles sont atteintes de rhumatismes. Or c'est bien le traitement qui induit ce type de douleurs, mais les médecins ne préviennent pas leur patient, car parfois eux-mêmes ne sont même pas au courant.

On y apprend aussi, que plus de 5 millions de Français sont sous AD. C'est énorme et un record face aux autres pays.

On y apprend aussi que les compagnes de dépistage du cancer du sein ont repris du service et posent la question très importante : la mammographie est-elle vraiment nécessaire, et permet-elle vraiment de faire de la prévention ?
A ce sujet pour la réponse je vous donne le lien du site du Docteur Marc Girard qui a développé en France le principe de la pharmacovigilance. Rien que le titre en dit long sur la réponse :  La face obscure de la mammographie.

Mais surtout ce qu'on peut comprendre au final de cette émission, c'est l'incompétence des médecins face aux médicaments. Leur manque de connaissances à leur sujet est un vrai problème si ce n'est le gros problème. 

Le patient y est aussi un peu visé, mais il faut bien avouer que certains patients sont effectivement réellement en cause, car ils veulent un traitement à tout prix. Certains ne sont pas contents si ils sortent de chez leur médecin sans une prescription. Or chaque consultation chez un médecin ne nécessite pas un traitement. 
Parfois, il est d'abord nécessaire de faire un ou des examens afin de traiter, ce qui est tout de même plus logique. Mais des patients ne comprennent pas cela. 

Voir la vidéo de l'émission visible sur le site  : Médicaments : le grand inventaire.
Il y a beaucoup à dire et difficile de tout retranscrire. Mais énormément de choses importantes.
Mais je tiens à mettre cet article au plus vite en ligne afin d'attirer l'attention sur le problème des médicaments. Je reviendrais sûrement sur cet article par la suite.

Lien très intéressant et à retenir : Site du Docteur Marc Girard.

lundi 4 juillet 2011

T3 et T4 peu souvent prescrites : pourquoi ? Quelles conséquences ?

Les médecins trop souvent ne se fient qu'à la seule TSH pour faire le diagnostic d'une maladie thyroïdienne et en plus se fient trop souvent uniquement au fait qu'elle soit dans les normes.

Comme on le sait, elle n'est pourtant pas la seule à pouvoir donner des informations et surtout même les bonnes informations.
L'analyse des T3 et des T4 est-elle indispensable ? Oui et cela, est déjà expliqué dans les articles : Importance de la T3. et  Le rôle des T3 et des T4.

Mais pourquoi les médecins refusent-ils de faire d'autres analyses ?
Le coût ?
Le doute sur l'utilité réelle de ce que les résultats peuvent apporter ?
L'absence des connaissances suffisantes de la part des médecins ?
Le fait qu'ils n'aient pas envie de se compliquer à chercher et que le diagnostic de dépression, de mauvais régime alimentaire, de manque d'activité physique,... sont plus faciles ?
Y sont-ils obligés à ne faire que ce minimum d'analyses ?  
Un peu de tout cela et même pour certains c'est tout cela.
Ont-ils raison ? Non bien entendu, et ici, on va démontrer pourquoi et surtout on peut démontrer à quel point c'est inadmissible à tout point de vue.

Diagnostic de la dépression. 
On sait effectivement que bien des dysfonctionnements thyroïdiens peuvent faire penser à une maladie dite mentale, et la première retenue est la dépression.
Et c'est alors la prescription et la spirale infernale des traitements anti-dépresseurs.
Pourtant les spécialistes des maladies psychiatriques disent eux STOP à la prescription à tout va et sans raison de ce type de traitement. Certains se sont même regroupés en association afin de pourvoir mieux dénoncer ces abus.
Cela nuit fortement à la personne sur la santé même mais aussi coûte très cher à la sécu et doublement. Par le prix des traitements et le comble, par le prix des suites des effets secondaires que ces traitements entrainent.

Ne pas faire les bonnes analyses. 
Cela ne permet pas de faire le bon diagnostic et donc de ne pas trouver le pourquoi de certains symptômes ce qui peut alors entrainer des analyses, des examens, des consultations multiples sans que jamais rien ne soit trouvé, et au final on termine alors avec un diagnostic de fibromyalgie qui n'arrange rien du tout non plus. Cette "maladie" ne permettant pas de traitement juste et efficace. Il y a bien des prescriptions type Lyrica ou autre Cymbalta mais qui ne font que masquer des douleurs et en plus seulement momentanément. Pour en savoir plus à ce sujet voir l'article : La thyroïde en question dans le diagnostic de la fibromyalgie.
Et surtout les médecins soignent alors les symptômes mais pas la cause. Ce qui ne fait pas avancer les choses non plus.

Mais ici, on retient la partie :  "Cela ne permet pas de faire le bon diagnostic et donc de ne pas trouver le pourquoi de certains symptômes ce qui peut alors entraîner des analyses, des examens, des consultations multiples..."
En effet, des douleurs musculaires non expliquées, de la fatigue qui persiste, des céphalées, des troubles digestifs, .... entraînent généralement la visite chez un rhumatologue, un neurologue, un gastro-entérologue, un nutritionniste aussi souvent car il y a une prise de poids, chez le psychiatre pour la "dépression", médecine interne, neuro-psychiatre,...etc. Liste non exhaustive.
Et toutes ces consultations ont un coût. Et pour plusieurs personnes ce n'est pas que un médecin de cette liste qui a été vu, mais plusieurs.

Mais il n'y a pas que les consultations qui ont un coût, car les spécialistes eux demandent des analyses, des examens qui peuvent parfois coûter très chers. Des analyses d'anticorps afin de vérifier si il n'y a pas une maladie comme un lupus, une poly-arthrite rhumatoïde, une sarcoïdose, une amylose, une sclérose en plaque, une spondylarthrite ankylosante,...etc, toutes coûtent excessivement chères. Et souvent on a toutes ces recherches qui sont faites.
Et puis il y a les examens radiologiques type : scanner, IRM, EMG (électromyogramme), scintigraphie.
Tout cela coûte aussi très cher.
Des biopsies peuvent aussi être demandées.
Et tout ça pour trouver quoi : RIEN.

On me dira, "oui mais il fallait bien le faire pour être sûr qu'il n'y ait pas ce type de problème".
Ce quoi je répond : "oui mais si on veut bien vérifier tout cela pourquoi d'abord ne pas simplement approfondir ce qu'on a déjà sous les yeux et qui, on sait, peut être responsable des symptômes ?"

Car ces examens coûtent très chers alors que les examens thyroïdiens : TSH, T3 et T4 coûtent environ 60 €.  Les analyses qui doivent aussi être associées comme le fer, la vitamine D, bilan hépatique, lipidique et rénal + autres examens (voir : Quelles prises de sang faire et quand et quels autres examens ? )
Ces analyses complémentaires sont souvent utiles pour voir l'état général et donc ne sont pas forcément un problème et peuvent même au contraire mettre à jour des risques qui sont jusque là pas observés, comme par exemple la carence en vitamine D qui pourtant est très courante. Une étude vient d'ailleurs d'être rendue et note la possibilité que les personnes vivant dans le Nord du pays devraient être systématiquement contrôlées et pour celles en carence avérée, devraient être mise sous traitement. Et d'après l'étude, le nombre de personnes dans cette situation sont très nombreuses. Mais pas que dans le Nord, même dans le Sud, il y a bien souvent des carences en vitamine D, et souvent associées justement à une maladie de la thyroïde.

Donc qu'on nous refuse ces simples analyses, qui coûtent un minimum à la sécurité sociale, est un non-sens puisqu'il est préféré, en fait, de nous envoyer chez des spécialistes faire des analyses et examens bien plus coûteux.
Mais il faut aussi alors penser aux traitements. Prescrit à tort, ils n'améliorent rien du tout, mais souvent au contraire viennent même aggraver la situation.

Mais hors coût médical directement, il y a aussi le coût du travail. En effet un arrêt de travail ça coûte aussi à la communauté.

Les médecins pour expliquer un peu le fait que la TSH seule suffit, nous répondent toujours que les autres analyses "ça sert à rien". Certains vous diront aussi que c'est la sécurité sociale qui leur dit qu'ils ne doivent pas faire les examens.
En fait, il est vrai qu'on leur suggère que la TSH seule suffit. Voir : Aide à l’application des référentiels pour les prescriptions de biologie en première intention. Qui permet de voir qu'effectivement les recommandations limitent fortement les prescriptions des médecins. Et quand on lit cela on comprend beaucoup de choses.
Mais le médecin n'est-il pas médecin ? Et qu'en fonction de l'état général de son patient, n'est-il pas capable de juger si des analyses complémentaires ne seraient pas utiles ?
Normalement si, et il doit même le faire si on tient compte du code de déontologie du conseil de l'ordre des médecins. Voir : Article 8 - Liberté de prescription
Et lire aussi l'article le ministère de la santé : Titre 1 : Devoirs généraux des médecins. Article 8 + abrogations.
Mais les médecins restent malgré tout bien libres de leurs prescriptions et si ils le jugent nécessaire dans le cadre du suivi de leur patient, ou de la recherche d'un diagnostic, les analyses et examens sont tout à fait possibles. 
Et ne pas oublier que les précisions données par la sécurité sociale, il s'agit de recommandations, pas d'obligations.

Mais il y a tout de même aussi des manquements aux connaissances des médecins que ce soit sur la maladie elle-même et sur comment la traiter. Et que ce soit hypothyroïdie ou hyperthyroïdie, on se rend compte qu'il y a des connaissances insuffisantes.
Pas parce que les cours qu'ils ont suivis n'en parlent pas, mais simplement parce que sûrement pour beaucoup à partir du moment ou :
  1. La TSH est dans les normes = tout va bien. 
  2. Si elle est basse = hyperthyroïdie. 
  3. Si elle est haute = hypothyroïdie.
Et bien non. Et c'est même loin d'être le cas et surtout aussi simple. Il n'y a qu'à voir les multiples cas de formes d'hyper et d'hypo que l'on peut trouver, pour en être convaincu.

Mais le premier coût le plus important et qui est le plus ennuyeux dans ce problème, c'est que c'est la vie d'une personne qui est perturbée, troublée, mais aussi celle de ses proches. Mais ça ça coûte pas à la sécurité sociale ni à la communauté, alors on s'en fiche un peu. Navrant !!!

Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

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Valenciennes, Nord, France
Il y a 3 ans, j'ai découvert une chanteuse japonaise "Superfly" qui interprétait le thème du jeu Tales of zestiria : White light. Je me suis alors aussi intéressée à une autre chanteuse Sayuri Sugawara qui elle interprète le thème de Final Fantasy XIII : Kimi ga iru kara. Je vous propose de les découvrir toutes les deux sur le blog : Chansons japonaises à l'adresse : https://chansonsjaponaises.blogspot.com/

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