Rechercher dans le blog

Chargement...

FORUM POUR LA THYROÏDE.

Problème forum résolu.


Pour couper court à toute controverse : JE NE SUIS PAS MÉDECIN.
Les informations données ne le sont qu'à titre indicatif. Ces informations découlent de lectures et de recoupements de différentes revues, congrès, et sites médicaux sérieux.
C'est votre médecin qui reste avec vous, décideur de la marche à suivre.

vendredi 3 juin 2011

Les traitements pour la thyroïde. (récapitulatif)

Dans les articles qui concernent l'hypothyroïdie et l'hyperthyroïdie ou les thyroïdites, vous retrouverez les traitements qui correspondent à chaque pathologie.

Ici je fais juste un récapitulatif rapide de ces différents traitements afin de trouver facilement les informations qui sont nécessaires : lequel prendre, à quel moment, quelle raison, quel dosage, les risques éventuels,... etc. 
Plus de détails sont donnés dans les articles des maladies. Ici je résume au mieux ce qu'il faut connaitre de ces traitements.

Traitements de l'hypothyroïdie.

Levothyrox présenté en comprimés = de 25 µg à 200 µg.
L-Thyroxine présenté sous forme de gouttes = utile lorsqu'il faut un dosage plus précis et surtout utile dans le traitement des hypothyroïdies congénitales chez les nourrissons. 1 goutte = 5 µg.
Euthyral présenté sous forme de comprimés = 100 µg de T4 et 20 µg de T3 permet un apport de T3 mais est très difficile à doser, car l'augmentation ou la diminution d'une hormone entraine l'augmentation ou la diminution de l'autre. N'est plus remboursé sécu, mais est soumis à ordonnance médicale.
Cynomel présenté sous forme de comprimés = peut être associé au Levothyrox lorsqu'il existe un manque de T3 (est remboursé sécurité sociale),
Téatrois (TA3) présenté sous forme de comprimés = apport de T3 qui peut être associé au Levothyrox (pas de remboursement sécurité sociale) 

Tous ces médicaments sont pour le traitement de toutes les formes d'hypothyroïdies. Ils permettent de mettre la thyroïde au repos. Ils aident la thyroïde ou ils la remplacent en totalité.

Le Levothyrox et le L-Thyroxine sont des hormones de substitution en remplacement de la T4 que fabrique naturellement la thyroïde. Les traitements de T4 doivent être débuté à leur dosage le plus faible soit 25 µg et on procède ensuite à une augmentation très progressive de 12,5 en 12,5. Allez trop vite et avec un dosage trop important peut induire bien des problèmes. 
Pour les prendre dans les meilleurs conditions voir : Recommandations pour bien prendre le Levothyrox.
Remarque :  doit être privilégié, le traitement d'abord à base de T4. Car l'organisme va lui même de façon naturelle produire la T3 à partir de la T4 ainsi présente dans l'organisme.

Quand la T3 est-elle alors nécessaire ? 
La T3 en supplémentation est surtout nécessaire, lorsqu'un problème dit de conversion est observé, ce qui se fait normalement en trouvant une T4 haute et une T3 basse à l'examen sanguin.
La T3 en supplémentation peut aussi être nécessaire, lorsqu'il existe un problème d'assimilation de la T4 pour diverses raisons.
La T3 en supplémentation peut aussi être nécessaire afin de donner un petit coup de pouce à l'organisme pour qu'il produise la T3. En effet l'organisme a besoin de T3 pour produire la T3. Donc si au départ il y a un manque trop important, on peut alors donner un petit traitement afin d'aider l'organisme pour la conversion de la T4 en T3.
La T3 en supplémentation peut aussi être nécessaire dans le cas de la surveillance de cancer. Il est parfois nécessaire pour faire la scintigraphie de contrôle, d'arrêter le traitement substitutif afin de faire grimper la TSH pour que les cellules thyroïdiennes puissent se gorger de l'iode. La T4 étant très longue à s'éliminer complètement (plusieurs semaines) le traitement de T3 permet de passer cette période sans avoir trop de symptômes d'hypothyroïdie. La T3 doit cependant être arrêtée quelques jours 4 à 6 avant l'examen.
Cela dit il existe maintenant un traitement qui permet d'obtenir une TSH haute, sans arrêter le traitement substitutif : le Thyrogen. Mais il coûte très cher 400 € une dose, et 2 doses sont nécessaires. D'où le fait qu'il soit peu utilisé, mais ce sont aussi les effets secondaires possibles qui peuvent empêcher son utilisation.  

Remarque générale des hormones : Les hormones thyroïdiennes T3 et/ou T4 ne doivent être prises que lorsqu'il y a une insuffisance ou absence de production d'hormones. 
Ces traitements ne doivent pas être prit pour maigrir. 

Ces traitements ne sont pas incompatibles avec une grossesse. Au contraire, ils sont mêmes utiles et nécessaires pour le bon développement du foetus. 
Une carence en hormones thyroïdiennes pouvant nuire au développement du foetus. 

Dosage.
Si il s'agit du Cynomel, on prend 1/4 de cp pour commencer. Le matin au lever. Lorsqu'on augmente, on prend le traitement au mieux en deux prises. Matin et midi en laissant bien un écart minimal de 6 heures. 
Si il s'agit de l'Euthyral, on commence alors aussi toujours par 1/4 de cp. 
Si on prend déjà de la T4 par Levothyrox, voir : Passer du Levothyrox à Euthyral ou ajouter du Cynomel au Levothyrox.  afin de savoir comment introduire la T3.

Traitements de l'hyperthyroïdie.

Néo-mercazole : présenté en comprimés de 20 mg.
Basdène : présenté en comprimés de 25 mg.
Propyl-Thyracil ou Proracyl dit aussi PTU : présenté en comprimés de 50 mg. Dosage maximal possible jusqu'à 1200 mg/jour. Ce traitement est celui qui est privilégié dans le cas de femme enceinte. Le traitement étant effectivement moins agressif il est donc moins à risque pour le foetus.
Tous ces traitements sont utilisés dans le traitement des hyperthyroïdies et de la maladie de Basedow. Ce sont des traitements dit freinateurs.
Attention : Ces traitements
peuvent souvent être responsables d'allergies, ou de la survenue d'une leucopénie (chute des globules blancs). Bien lire la notice de chaque traitement, certains symptômes survenant rapidement dès le début de traitement, doivent être connus, car ils impliquent l'arrêt rapidement du dit traitement. 
En ce qui concerne le PTU, risques d'hépatite médicamenteuse. 

Ces traitements sont inhibiteurs de la thyroperoxydase et  ils diminuent également la transformation des T4 (qui sont peu actives) en T3 (qui sont, elles, les hormones vraiment actives).

La durée du traitement et/ou le dosage peuvent être totalement différents en fonction de la maladie présente.
Dans le cadre d'une "simple" hyperthyroïdie ou dite primaire, le traitement pourra être léger et la durée très courte. La surveillance se fait uniquement sur la TSH, les T3 et les T4.

Le dosage du traitement sera en fonction de l'importance de l'hyper. Il peut aller de 20 à 40 mg, rarement plus important. La durée sera plus courte, et le traitement pourra être diminué et arrêter dès que la fonction thyroïdienne est suffisamment freinée.
Dans le cadre de la maladie de Basedow, le traitement sera important (dosage maximal possible du traitement) dès le départ, quel que soit le traitement utilisé (traitement dit d'attaque qui dure normalement de 1 à 2 mois) et sera diminué progressivement en fonction des taux thyroïdiens, mais aussi et surtout en fonction du taux des anticorps antirécepteurs de la TSH, qu'il faut contrôler régulièrement. Une fois les anticorps bien diminués et au mieux revenus sous la norme, on peut alors diminué de façon plus conséquente le traitement mais toujours de façon progressive.

Remarque :  
Il faut aussi veiller à ce que le médecin établisse une surveillance des globules blancs, tous les 10 jours pendant le premier mois du traitement. Le traitement freinateur, pouvant effectivement très souvent faire chuter le taux des globules blancs.
Lorsque le traitement freinateur a suffisamment freiné la thyroïde, il y a alors un passage obligatoire en hypothyroïdie. Passage qui est traité en associant un substitutif d'hormones type Levothyrox au traitement freinateur. 
Le traitement freinateur est lui diminué en premier et très progressivement. Le traitement substitutif lui est diminué également de façon très progressive afin de ne pas risquer de brusquer la thyroïde, ce qui pourrait avoir comme incidence le retour direct des anticorps antirécepteurs de la TSH. Il faut savoir que les rechutes rapides sont souvent dues à un arrêt trop brutal des deux traitements. 

L'hyperthyroïdie peut également être traitée par cure d'iode radioactif, ceci dans le cas, où le traitement serait insuffisant ou impossible pour cause d'allergie aux composants. 
Attention peut nuire fortement aux chances de procréation. Donc les personnes, hommes ou femmes, en désir d'enfant, ce traitement est à éviter.

Traitement corticoïde ou anti-inflammatoire dans le cas de la thyroïdite de De Quervain.

Ces traitements peuvent être un risque pour une grossesse, pour son bon déroulement mais aussi surtout peuvent nuire au foetus. 
D'où l'importance d'éviter toute grossesse tant que le traitement est en cours. 
Certains traitements pouvant persister dans l'organisme même après l'arrêt, il est préférable d'attendre un délai raisonnable de 6 mois après l'arrêt du traitement avant d'envisager une grossesse. 
Ce délai permet d'éliminer les résidus du traitement, mais aussi permet de contrôler qu'une récidive de l'hyperthyroïdie  ne survienne pas.

Ce que tout bon médecin devrait se rappeler !

Pourquoi ce blog ?

Ma photo
Valenciennes, Nord, France
Je suis atteinte de la maladie d'Hashimoto et d'un syndrome de Gougerot-Sjögren secondaire. Je me suis intéressée de très près à la thyroïde et me suis rendue compte que beaucoup de personnes malades également ne savaient rien sur cette petite glande. D'où l'idée de créer un blog qui l'explique simplement. Depuis mars 2011, un forum est associé au blog afin de mieux aider les internautes.

Archives.